Didier Dubasque
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« Non au CAF-Bashing ! » / AAH : vers un nouveau mode de calcul / Gendarmerie : zoom sur les « ISCG »

« Non au CAF-Bashing ! »

C’est le cri d’alerte d’une salariée de la Caisse d’Allocations Familiales qui témoigne sur le site de Lien Social. « J’aime mon métier, j’apprécie de pouvoir me sentir utile et d’aider les personnes. J’aimerais pouvoir dire que j’exerce dans les meilleures conditions, que mon travail est reconnu, que mes supérieurs savent apprécier et montrer leur reconnaissance » …/…  « malgré les politiques qui nous abreuvent de réformes alambiquées et difficilement applicables, malgré le manque de moyens, de personnel, de reconnaissance, j’aime mon travail et je le fais avec soin et rigueur. »

Tout va bien alors ? Non pas vraiment. Cette salariée, même si elle n’a pas de pratique revendicative, est outrée de ce qu’elle a entendu à la radio au sujet de la CAF. Elle entend une chronique d’un journaliste ‘’économique’’ sur une radio nationale qui parle de son entreprise, la CAF, puisqu’il faut la nommer. À la base, elle se dit : ’’Tiens, on parle de nous ?’’ « Va-t-on parler de nos difficultés ? De nos manques de moyens financiers et humains ? »

Rien de tout cela. Elle entend alors un réquisitoire à l’encontre des agents de la CAF. Le journaliste énumère, bien méthodiquement, sa liste exhaustive, de prétendues raisons qui mènent à ce chaos au sein d’une CAF citée en exemple. Elle cite le journaliste : ‘’nous sommes passés du télétravail à la télé tout court’’ ! Quel était le but de cette petite phrase ? Rajouter du feu là où cela brûle déjà ? » demande-t-elle. « Non Monsieur L. nous ne sommes pas devant notre téléviseur. Et nous ne l’avons pas été durant la pandémie, le confinement. Nous avons continué d’assurer que les droits de chacun soient versés. TOUS les services qu’il soit prestation, social, humain, encadrant… se sont mobilisés et soutenus. Et pour cela, il n’y a eu aucune reconnaissance, aucun éclairage de votre part ou d’un autre média ». Elle invite à ce que cesse ce qu’elle appelle le « CAF Bashing » (lire cette tribune dans  Lien Social)

 


Allocation aux adultes handicapés, bientôt un nouveau mode de calcul

L’allocation aux adultes handicapés sera bientôt calculée de façon individuelle, sans tenir compte des revenus du conjoint. Une annonce saluée par les associations, qui demandent néanmoins plus de transparence au gouvernement, explique la journaliste Margot Barberousse dans le journal La Croix.

Oui, mais quand ? Pour Pascale Ribes, présidente d’APF France handicap c’est « une annonce historique, réclamée depuis plus de 20 ans, qui corrigera une véritable injustice du quotidien. Mais si la déconjugalisation est liée à la réforme de l’AAH, elle ne rentrera pas en vigueur avant 2024. Avec une réelle volonté politique, elle pourrait pourtant être mise en place dès maintenant, il n’y a aucune raison d’attendre. » dit-elle. Pour rappel, le montant maximal de l’AAH est de 904 € mensuels, elle est versée sur critères médicaux et sociaux. Elle est actuellement calculée en fonction des revenus du conjoint.

Si les associations saluent cette annonce, elles restent prudentes et attentives à la mise en œuvre de la déconjugalisation. La première ministre a en effet indiqué qu’elle serait liée à une réforme en profondeur de l’AAH :  « nous craignons qu’il y ait des gagnants et des perdants de la réforme », prévient Stéphane Lenoir coordinateur du collectif Handicaps. Selon lui, elle pourrait à la fois permettre à des personnes en couple qui ne touchaient pas l’AAH de l’obtenir, et en même temps diminuer le nombre d’allocataires de l’AAH, « si les critères d’accès étaient revus et restreints ». (lire l’article de La Croix)

 


Les intervenants sociaux en gendarmerie, un accompagnement du public sur mesure

Chargé de mission au sein de l’Association nationale d’interventions sociales en commissariat et gendarmerie (ANISCG), Laurent Puech est interviewé par la chef d’escadron Sophie Bernard autrice de cet article publié par GENDinfo. Il revient sur ce réseau de travailleurs sociaux intégrés dans le maillage des forces de l’ordre. Ce partenariat de plus de 20 ans avec la gendarmerie profite à la fois aux usagers et aux militaires engagés pour leur sécurité.

Les journées des forces de l’ordre contiennent une part non négligeable de social : « trouver un refuge pour un sans domicile fixe retrouvé la veille en état d’ivresse publique manifeste, appeler l’aide sociale à l’enfance pour un mineur placé sur décision judiciaire et courant un grave danger, orienter une victime de violences intra-familiales vers les bons interlocuteurs à la suite de son dépôt de plainte, etc. » Cela justifie l’intervention de travailleurs sociaux au sein même des unités de gendarmerie (et de police).  Des travailleurs sociaux ont commencé à intégrer les locaux des commissariats dans les années 1990, « Aujourd’hui, ce sont 430 Intervenants Sociaux en Commissariat et Gendarmerie (ISCG) employés au total, dont 242 partiellement ou exclusivement en zone gendarmerie. La majorité sont des assistants sociaux, des éducateurs spécialisés ou des conseillers en économie sociale et familiale. Tous ont déjà plusieurs années d’expérience sur le terrain, ce qui est primordial, puisqu’ils vont se retrouver ensuite isolés au sein d’un nouveau milieu qu’ils vont devoir appréhender » explique Laurent Puech qui rappelons le est ancien président de l’ANAS.

À la suite du Grenelle des violences conjugales et au regard de la nécessité d’accompagner au mieux les familles concernées, 170 postes supplémentaires ont été créés en deux ans. « On estime qu’il faudrait un ratio d’au moins un ISCG pour 150 000 habitants. Il faudrait donc encore environ 200 postes pour couvrir correctement tout le territoire national », estime Laurent, qui espère que le réseau continuera de s’étoffer dans les années à venir » conclut-il (lire larticle de GENDinfo)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser.

 

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