Métiers du social : féminisation rime-t-elle avec moindre valorisation ?

Tip – Top ! Linda Daovannary journaliste à TSA a réalisé un superbe reportage à l’occasion du colloque du centenaire de l’Association des surintendantes d’usines et de services sociaux, et de son École supérieure de travail social (Etsup). Ce colloque à la mairie de Paris portait sur le thème du « Travailleur social au XXIe siècle ».

Alors comment sera le travailleur social du 21ème siècle ?  Assurément  c’est une femme quand on constate la forte féminisation de nos professions.

J’aime bien bien ce que nous en dit Aminata Pallud, responsable à l’aide sociale à l’enfance (ASE) du conseil départemental du Val-de-Marne (94): « Le travailleur social de demain, il continuera à être engagé, bienveillant. Il sera aussi moderne du fait de la dématérialisation actuelle ! Il d’enrichira des travaux de recherche issus du travail social de terrain »…

Du coté de Dominique Versini  adjointe à la maire de Paris chargée des solidarités, de la lutte contre l’exclusion, de l’accueil des réfugiés et de la protection de l’enfance, il y a des problèmes éthiques actuellement. Elle est revenue par exemple sur la question de l’hébergement d’urgence et l’inconditionnalité de l’accueil des personnes sans domicile fixe.

Mais la question centrale est quand même problématique : La féminisation rime-t-elle avec moindre valorisation ? Certes la revalorisation de la filière de niveau III à II est appréciée. Mais est ce que cela va se traduire sur les salaires ? Dans la fonction publique par exemple, amusez-vous à comparer les indices et les salaires des agents de l’administration selon les filières. La filière sociale est la plus pauvre. Mais pourquoi donc ? parce que le travail est plus simple et plus facile ? Je plaisante bien évidemment, mais en période de restrictions budgétaires les inégalités hommes – femmes dans les revenus passent par ces différences de revenus selon les filières et les métiers. C’est ainsi. Et si on ne s’attaque pas à cela aussi, on ne s’en sortira pas.

N’hésitez pas à visionner l’ensemble des interviews réalisés par TSA avec notamment la prise de parole de Brigitte Bourguignon qui, à ma connaissance a beaucoup œuvré pour la reconnaissance des diplômes de niveau III vers le niveau II

Pour autant, on ne peut pas dire que tout va bien dans le meilleur des mondes du travail social. Les conditions de travail se dégradent, les restrictions budgétaires vont bon train et les professionnels « fatiguent » quand ce ce n’est pas plus. Il y a vraiment urgence à ce que la reconnaissance de nos professions entre dans les faits.

Photo : Ecran du reportage vidéo Aminata Pallud, responsable à l’aide sociale à l’enfance (ASE) du conseil départemental du Val-de-Marne (94)

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