Faut-il professionnaliser les maraudes ? / Faut-il être engagé pour travailler dans le social ?

Faut-il Professionnaliser les maraudes ?

la question mérite d’être posée même si le bénévolat reste important et essentiel. Le Département de l’Essonne rappelle qu’en France, près de 150 000 personnes sont à la rue. Face à elles, des maraudeurs, salariés ou bénévoles, premier maillon de lutte contre la grande précarité. Certains ont de l’expérience, d’autres ont des diplômes. Mais peu disposent d’une formation adaptée à l’urgence sociale. Pourtant elle existe…

à Rouen, les maraudes sont « en danger » car elles manquent de bénévoles, « c’est du jamais vu »

Depuis le lancement de la période hivernale le 1er novembre 2018, des associations de maraudes de Rouen (Seine-Maritime) peinent à remplir leurs équipes. En manque de bénévoles, elles craignent de ne pas pouvoir assurer leur mission de soutien aux plus démunis. «Du jamais-vu», assure Élodie Meunier, membre depuis neuf ans et responsable de L’Autobus Samusocial.

Faut-il professionnaliser la mission ? Face aux sans-abris, des maraudeurs diplômés commencent à intervenir

En janvier prochain, une troisième promotion composée d’une vingtaine de personnes prendra place sur les bancs de l’université d’Évry-Val-d’Essonne pour l’unique formation en France dédiée aux maraudeurs. Cette université et la Croix-Rouge française ont créé en janvier 2017 le premier – et seul – diplôme universitaire dédié au « technicien d’intervention d’urgence sociale mobile », autrement dit les maraudeurs. « Sur le terrain, ces professionnels ont différentes façons d’aborder les sans-abri. La formation vise à homogénéiser et professionnaliser les pratiques et l’expertise des maraudeurs », détaille Martine Dutoit, maître de conférences à l’Ueve et responsable du diplôme.  (lire le détail de la formation de maraudeur)

à lire aussi sur ce sujet

Faut-il être engagé pour travailler dans le social ?

Anne Simonot, journaliste spécialisée revient sur cette question et fait référence à la Revue Française de Service Social qui a récemment consacré un  numéro sur ce sujet.  Les travailleurs sociaux engagent « une part significative d’eux-mêmes dans la relation » d’aide, « indissociable de leur qualité de professionnel », dans un mélange qui fait leur identité singulière écrit-elle. « pour être travailleur social, il faut avoir un minimum d’empathie, d’engagement moral », estime Fadila Derraz, assistante sociale dans un dispositif d’aide aux personnes sans logement ou mal logées. Elle précise qu’il faut surtout être capable de « mettre en œuvre les politiques publiques, de les comprendre et de les expliquer aux gens ». « Notre travail, c’est d’aider les gens à acquérir leur citoyenneté, à ne plus être tributaires de leurs interlocuteurs », conclut-elle. (lire l’article publié sur le site du media social emploi des Editions Législatives)

et aussi

Pauvreté, famille, soin : nouvelles attributions de la secrétaire d’Etat Christelle Dubos

« Agnès Buzyn a confié à Christelle Dubos le déploiement de la stratégie de lutte contre la pauvreté, ainsi que la conduite de la politique familiale et l’accès aux soins des personnes précaires » précise le journal La Croix. Dans une réaction transmise à l’AFP, Mme Dubos a souhaité que ses « missions dans le champ de la famille, de la pauvreté ou de l’accès aux soins » participent « à construire cet État-providence du XXIe siècle que le président de la République et le gouvernement souhaitent bâtir ». Elle a espéré qu’elles « conduisent à la transformation de notre modèle de protection sociale (…) plus juste pour celles et ceux qui aujourd’hui en ont besoin ». (lire l’article de la Croix)

photo : 3 jeunes maraudeurs de la Croix Rouge (campagne de 2014)   © Croix-Rouge française – COM 75 – Josiane RIFFAUD

Revue de presse et sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

 

 

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Une réponse

  1. Bonjour,
    Certaines maraudes sont déjà composées uniquement de professionnels.
    Certains avantages : disponibilité, rapport à l’écrit, au rendu-compte, à la communication institutionnelle, à la construction de partenariat, à l’analyse de la pratique….

    Les équipes que j’ai dirigé à Paris (DEES) avaient toutes un coté « saltimbanque ». En maraude par définition il n’y a pas de règlement intérieur mais un règlement extérieur. Ce n’est pas l’institution qui l’a écrit mais les usagers.

    Concernant la formation DU, manque un module « médiation sociale », avec le voisinage, les commerçants, les asso sportives etc….dommage.

    AB

    (commentaire rédigé sur Facebook déposé ici par Didier Dubasque)

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