Lutter contre la précarité alimentaire / 42.000 enfants sans domicile fixe / RSA : la carte des « contrats d’engagements »

Prévenir et lutter contre la précarité alimentaire

L’avis n° 91 du Conseil national de l’alimentation (CNA)  vient d’être publié sur le site Vie Publique. Il présente dans une première partie sur les constats et les enjeux en matière de prévention et de lutte contre la précarité alimentaire en France. À partir de ces constats et enjeux, le CNA émet plusieurs recommandations opérationnelles. Elles intéresseront tous les acteurs de la solidarité. Ces recommandations sont réparties en quatre domaines. Il s’agit de :

  • Prendre le problème à la racine pour garantir laccès de toutes et tous à lalimentation ;
  • Mieux connaître la précarité alimentaire et mieux suivre les politiques visant à la prévenir et à la combattre ;
  • Améliorer laide alimentaire telle que définie à larticle L. 2662 du code de laction sociale et des familles (« fourniture de denrées alimentaires aux personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale, assortie de la proposition d’un accompagnement ») 
  • Développer les initiatives complémentaires ou alternatives à laide alimentaire

 

La quatrième partie du rapport parait la plus intéressante (19 pages sous forme de tableaux), mais plusieurs propositions sont d’ores et déjà retoquées par la Direction Générale de la Cohésion Sociale qui s’explique sur ce sujet avec des notes précisant sa position.   (lire l’article de Vie Publique) (télécharger le rapport)

 


« 42.000 enfants sans domicile fixe, c’est inadmissible dans un pays développé »

Adeline Hazan présidente de l’Unicef France était l’invitée de France Inter à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale. C’est un cri d’alarme qu’elle a voulu porter avec le Samu social : il y a environ 42.000 enfants qui sont aujourd’hui sans domicile fixe, à la fois à la rue, en hôtel, et en foyer d’hébergement. C’est un chiffre inadmissible dans  un pays développé dit-elle. Difficile de lui donner tort.

Elle confirme le manque de mobilisation des services de l’État sur ce sujet : « Ce chiffre a plutôt tendance à augmenter », précise Adeline Hazan. « Ce qu’il faut savoir c’est que ce n’est pas un chiffre officiel, nous avons dû le constater nous-mêmes avec les autres organisations humanitaires. Nous avons même dû élaborer  un baromètre pour savoir exactement le nombre d’enfants qui vivaient à la rue. Au cours d’une nuit du mois d’août, nous avons compté 1.600 enfants qui dormaient dans la rue. C’est un angle mort des politiques publiques, parce qu’il n’y a pas de statistiques ni d’action pour contrer ce phénomène. »

(Lire l’artice le France Inter)

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Les accompagnements des allocataires du RSA

Olivier Bonnin et Jérémy Martin ont réalisé là deux infographies remarquables à partir des données fournies par la DREES Direction de la Recherche des Etudes de l’Evaluation et des Statistiques. Ce sont des cartes de France interactives publiées par le Média Social qui permettent de mesurer le taux de contractualisation dans chaque département. Il y a toutefois de sérieuses questions sur le recueil de données quand on voit les résultats.  Cette capture d’écran (non interactif : pour en voir plus allez sur le site !)  peut vous donner une idée des écarts qui existent

carte de France RSA Contrat engagement

Connaissant l’engagement de certains départements, je suis plutôt surpris de voir qu’ils ne donnent pas de résultats très satisfaisants comparés à d’autres qui ne semblent pas autant investis. Comme l’indique Olivier Bonnin « à y regarder plus près, département par département, les écarts entre collectivités peuvent laisser perplexes. Comment expliquer que le taux d’orientation ne soit que de 64 % dans le Loiret, quand il atteint 90 % dans le Loir-et-Cher voisin ? Et pourquoi la proportion chute-t-elle à 57 % dans le Puy-de-Dôme quand elle grimpe à 94 %, juste à côté, en Haute-Loire ? » se demande-t-il.

Avec une certaine malice, Olivier Bonnin précise même que la lanterne rouge s’avère même être détenue par le Bas-Rhin. C’est ce département pourtant présidé par Frédéric Bierry, qui se veut « un chantre de l’accompagnement » (sic) des bénéficiaires du RSA ». Bien vu en tout cas ! Mais ceci explique peut-être cela…   (lire l’article du Média Social)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser.

photo : wikimedia

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