Didier Dubasque
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Livre ouvert : des idées de cadeaux !

Noël arrive ? Vous cherchez un cadeau intelligent utile à faire à votre jeune entourage ? La lecture n’a que des avantages sur le langage, la culture, les capacités de rédaction… mais aussi sur la compréhension du monde qui nous entoure et la prise de conscience de ses problèmes.

Cela tombe bien : les éditions Muscadier se sont spécialisées dans des romans qui éveillent et font réfléchir. La preuve ? Voilà de quoi éclairer la pédocriminalité, le trafic d’être humain, les troubles du comportement et la tyrannie du téléphone portable.

 


Quand le bonheur s’effondre : La Falaise

la falaise 

Charlotte, 14 ans, vit avec Linette, sa petite sœur de 7 ans, une enfance heureuse et épanouie dans une famille unie. Elle a de bons résultats scolaires. Elle ne boit pas. Elle ne fume pas. Elle n’a aucun trouble de l’alimentation ni de la personnalité. Elle s’entend à merveille avec ses parents. Elle a un petit ami avec qui elle file un début d’amour.

C’est dans ce ciel serein et dégagé que va éclater un coup de tonnerre. Très exactement le jour où son père apprend dans le journal une information qui va bouleverser la vie familiale : « il vient d’être arrêté ». Le pédocriminel qui a agressé vingt petites filles de la commune vient d’être démasqué et incarcéré. Et parmi ses victimes, il y a… sa propre mère.

Les enfants n’ont rien osé dire. Il y a ceux qui ont tout oublié pour se protéger de l’horreur. Il y a ceux qui se sont tu parce que submergés par la honte… Il a suffi qu’un se confie. Et voilà que tout éclate au grand jour.

 Comment se relever d’un traumatisme passé qui resurgit ? Faut-il porter plainte ? Faut-il répondre aux demandes pressantes des journalistes ? Charlie et sa famille vont devoir faire face au plus terrible épisode de leur existence.

  • « La falaise » Ghislaine Roman, Éd. Le Muscadier, 2021, 126 p.

 


Trafic d’êtres humains : Délivrance

delivrance

 Comment décrire l’innommable, l’inimaginable et l’inconcevable ? Ce livre y parvient avec talent. Sa lecture est éprouvante, mais combien nécessaire. Ne pas le faire reviendrait à nous voiler la face.

C’est Jasmina qui nous raconte. Cette adolescente a 14 ans et vit au Niger avec sa famille miséreuse. Des criminels font miroiter à son père trop crédule une vie de labeur à l’étranger. C’est une chance pour pourvoir à son avenir. Le marché est conclu en échange de quelques billets.

Comme on s’en doute, Jasmina va être livrée à la prostitution. Puis enceinte, elle entre dans une usine à bébés destinée à fournir des enfants à l’adoption internationale ou au trafic d’organes.

Le récit est rude. Les descriptions, pour euphémisées qu’elles soient, créent inévitablement chez le lecteur l’horreur et la révolte. Comment il est possible d’imposer un tel martyre de souffrance. Comment peut-on faire vivre tant d’ignominie à des êtres humains et qui plus est à des enfants ?

On atteint là des extrémités aux limites du pensable. C’est pourtant une réalité qui existe et se perpétue à notre corps défendant. En prendre conscience et le dénoncer n’est pas négociable. C’est pourquoi il faut placer ce livre entre toutes les mains !

  • « Délivrance », Laurence Mélin-Lecoq, Éd. Le Muscadier, 2022, 80 p.

 


Les sales tours : Raphaël un mal d’amour

Raphael

L’enfant qui souffre peut l’exprimer de multiples manières. Soit par une réaction auto-agressive : tentatives de suicide, boulimie, anorexie, scarifications… Soit, en se montrant hétéro-agressif : troubles du comportement, violence envers autrui, délinquance…

Raphaël est dans cette seconde posture. Dans le village, il est le roi des mauvais coups, toujours à commettre de mauvaises blagues ou des canulars de mauvais goût. Ce n’est jamais très grave, mais ses victimes n’apprécient guère ! Jusqu’à l’ultime plaisanterie qui tourne au drame.

Le récit qui nous en est fait se déroule à la campagne (il n’y a pas qu’en ville qu’on fait des bêtises). Le chenapan n’est pas isolé (il est entouré par Louis et Lili deux solides amis depuis la maternelle). Sa méchanceté, son arrogance, sa cruauté doivent bien cacher quelque chose de plus profond (il n’y a qu’en faisant du mal qu’il semble pouvoir apaiser sa douleur).

Certes, il a tant besoin qu’on le regarde et qu’on l’écoute. Mais pas seulement, il a des comptes à régler. C’est vrai qu’avec une mère qui se noie dans l’alcool et un père en permanence absent, il étouffe. Il sent bien que quelque chose de grave s’est passé. Il faudra bien que le secret de famille soit révélé.

  • « Raphaël, un mal d’amour », Florence Cadier, Éd. Le Muscadier, 2022, 93 p.

 


Mise sous tutelle : La note

la note

Et si ce roman était prémonitoire ? À son entrée en sixième, chaque enfant reçoit un téléphone portable qui va régenter sa vie. Pour cela, l’application téléchargée enregistre sa transpiration, son souffle, ses réactions. Il surveille son rythme cardiaque, son régime alimentaire, sa résistance à l’effort.

L’enfant doit calibrer son appareil. Identifier l’intensité de sa faim, situer son niveau de bien-être, qualifier ses sensations. Et surtout, l’appareil écoute toutes les conversations et les mémorise.

Cerise sur le gâteau, il doit attribuer une note, chaque soir, à ce qu’il vit dans sa famille. Mesurer la qualité des repas servis, l’attention et l’écoute que lui accordent ses parents, l’ambiance qui règne.

Le tout est bien entendu décrypté par une intelligence artificielle. Des algorithmes calculent ensuite les attitudes et réponses les plus rationnelles à adopter pour procéder aux meilleurs choix.

Une couleur est attribuée, chaque matin, à chaque profil. Elle permet ainsi à l’école et à la famille d’améliorer la qualité du travail scolaire et des relations familiales et sociales.

Bien sûr, la belle mécanique va s’enrayer. Des grains de sable vont la bloquer. Ceux venant du monde adulte que de celui des enfants. Le cauchemar s’éloigne. Mais pour combien de temps ?

  • « La note », Elisabeth Rivoire, Éd. Le Muscadier, 2023, 147 p.

 


Cet article fait partie de la rubrique « Livre ouvert »

Il est signé Jacques Trémintin


1-Black Friday, Christophe Leon, Éd. Le Muscadier, 2020, 102 p. On pourrait trouver cyniques certains de ces six courts récits proposés dans ce recueil. Et si, après tout, ils ne faisaient que refléter notre monde, dont la noirceur est parfois bien pire que les fictions sortis de l’imaginaire ?  

2- Le fils du héros, Christine Deroin, Éd. Le Muscadier, 2019, 140 p. Si certains peuvent très bien vivre sans cette quête, pour d’autres la recherche de leurs origines peut tourner à l’obsession.

3- Comment j’ai réparé le sourire de Nina, Nicolas Michel, Éd. Le Muscadier, 2020, 140 p. Si Gaspard est premier de la classe, ce n’est pas pour faire plaisir à ses parents, mais pour leur donner l’exemple et les inciter à emprunter le droit chemin.

4- Les dernières reines, Christophe Leon et Patricia Vigier, Éd. Le Muscadier, 2017, 195 p.  Un gouvernement avec sa police et son armée aux ordres de Pionsanto, compagnie directement responsable de l’empoisonnement aux produits chimiques des aliments et d’une pollution record de l’atmosphère. Une poignée de dissidents, au plus profond de la forêt vierge, pratique illégalement une culture sans pesticides.

5- Plastique apocalypse, Arthur Tenor, Éd. Le Muscadier, 2017, 145 p. Le  plastivorax a été conçu pour dévorer en un clin d’œil ces polymères synthétiques élaborés à partir du pétrole et dont l’humanité à tant usés et abusés

6- L’école me déteste, Julie Jézéquel et Baptiste Miremont, Ed. Le Muscadier, 2019, 237 p. Ferdinand a sept ans. Précoce, il est passé en cours d’année du CE1 au CE2. Malheur à lui. C’est là où les ennuis ont commencé.

 

 

 


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