Les travailleurs sociaux montrent un esprit militant / Des éducateurs en télétravail / 25% des élèves de certaines classes sans petit-déjeuner

Les travailleurs sociaux montrent un esprit militant

C’est la Gazette Santé Social qui l’écrit : « Une étude de la Fondation Jean-Jaurès analyse les pratiques et les attentes des travailleurs sociaux de Seine-Saint-Denis. Une démarche à finalité opérationnelle qui débouche sur des préconisations visant notamment au maintien de la polyvalence et de l’accompagnement global ». Cette’étude, diffusée en fin d’année dernière, intervient aussi dans un contexte de fortes tensions budgétaires entre l’État et la collectivité. La question des moyens est posé par le président du Département 93. « Pour autant, face à ces contraintes, locales et nationales, les travailleurs sociaux continuent de montrer un fort esprit militant ». Ils ont des valeurs précise le sociologue Nicolas Duvoux en charge de cette étude que vous pouvez télécharger ici. Pour autant les travailleurs sociaux ne sont pas dupes : ils  » partagent le sentiment de devenir des exécutants, de voir décliner l’accompagnement social au profit d’une approche de guichet, et vivent l’application de dispositifs comme des pansements qui ne traitent pas les symptômes profonds ». Tout le monde le dit : quand va-t-on passer à une autre approche ? (lire l’article de la Gazette Santé Social)

Des éducateurs en télétravail ? Action Enfance fait le test 

Le télétravail gagne du terrain dans le champ social et médico-social, où il peut être appliqué aux tâches administratives. Média Social Emploi est allé enquêter à la Fondation Action Enfance. Cette fondation A applique depuis 2018 un accord de télétravail adapté à son activité : l’accueil d’enfants en danger au sein de foyers et de villages d’enfants. En effet les éducateurs ont besoin de temps et de tranquilité pour rédiger les rapports sociaux et les évaluations : la production d’écrits  prend une place non négligeable dans le travail et selon le DRH Boris Papin « Toutes les évaluations sont extrêmement positives, pour toutes les catégories de métiers » et précise-t-il « avec des tâches réalisées de manière beaucoup plus qualitative et un gain de temps formidable ». Et vous, qu’en pensez-vous ? (lire l’article d’Anne Simonot)

Les élèves qui arrivent le ventre vide à l’école : « un frein à leur réussite », selon un chef d’établissement

Le titre de cet article pourrait prêter à sourire tant ce chef d’établissement annonce une évidence : Oui le fait de venir le ventre vide à l’école ne favorise pas les acquisitions ni l’attention. Radouane M’Hamdi chef d’établissement d’un collège REP+ à Sevran en Seine-Saint-Denis, à confirmé sur franceinfo que « jusqu’à 25% » des élèves d’une classe peuvent arriver le ventre vide à l’école ».  « Les établissements scolaires, (il parle du second degré), organisent dans le cadre du parcours santé des petits-déjeuners ». Il précise que des établissements aujourd’hui  le font déjà grâce à un soutien du département ou de la région, mais cela reste  ponctuel. Le constat, dit-il, « c’est que pour la durée, il faut beaucoup de moyens en ressources humaines et aussi financiers ». (lire l’article de FranceInfo:)

et aussi

Grève des travailleurs sociaux dans les Pyrénées-Orientales: « 80 enfants sur le carreau faute de moyens »

Les travailleurs sociaux du conseil départemental se sont mis en grève pour réclamer plus de moyens humains et financiers. Ils se sont rassemblés à Perpignan. La saturation du dispositif de prise en charge des enfants « en danger » est emblématique des problèmes que soulèvent les salariés ; « Nous ne pouvons plus mettre en oeuvre certaines mesures de placement ordonnées par le juge pour enfants en cas de danger imminent et avéré, dénonce par exemple un éducateur des services sociaux du conseil départemental. Le dispositif est saturé. Environ 80 enfants sont actuellement en attente de placement ou de mesures éducatives prescrites par la justice. Pour débloquer la situation, il faudrait que le conseil départemental crée de nouveaux lieux d’accueil et qu’il embauche. »

La Protection Judiciaire de la Jeunesse recherche des familles d’accueil

Il n’y  pas que la PJJ d’ailleurs. Les Départements et associations constatent la pénurie d’assistants familiaux. Un travail à domicile qui impacte toute la famille. Dans cet article il est rappelé que les jeunes placés sont de jeunes ayant commis une ou plusieurs infractions. Cela n’est pas très rassurant pour les accueillants. L’article de Weka, laisse supposer que tout le monde ou presque peut faire ce métier. Je n’en suis pas si sûr. Il faut faire preuve de compétence particulières et avoir un fort engagement qui n’est pas toujours récompensé à la hauteur de l’investissement personnel et familial. Or la dernière phrase de cet article me surprend : « Les familles, qui ont le statut de « bénévoles », reçoivent une indemnité journalière, le reste des dépenses (transport, habillement, soins…) est pris en charge par le ministère de la Justice ». Le bénévolat pour ce type d’accueil, On en est là ? vraiment ? rassurez moi… (lire l’article de Weka)

 

Sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

photo : Pixabay 

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