Didier Dubasque
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Les psy remplacés par des « chatbots » ? / La fin de la trêve hivernale / Des données sur la théorie du grand remplacement

Les psys : bientôt remplacés par l’Intelligence artificielle ?

Les articles fleurissent autour des applications de l’Intelligence Artificielle censée détruire des milliers d’emplois dans les années qui viennent. Cet article de la RTBF pose une bonne question « L’intelligence artificielle investi de nombreux champs de la médecine, y compris le domaine de la psychiatrie. Les applications sur smartphone, Chat GPT, les chatbots… Ces nouvelles technologies sont-elles aussi efficaces que le travail d’un professionnel ?

L’intelligence artificielle (IA) offre diverses opportunités pour soutenir la santé mentale, comme l’explique le Docteur Caroline. Parmi les principales méthodes figurent les applications mobiles de suivi de santé, les traitements basés sur la réalité virtuelle, l’aide au diagnostic et les agents conversationnels tels que les chatbots. Ces derniers simulent des conversations humaines pour apporter un soutien psychologique et proposer des exercices thérapeutiques. Des exemples de chatbots sont donnés dans cet article.

Les avantages des chatbots comprennent leur accessibilité pour ceux qui ne peuvent pas consulter un psychologue et leur nature non-jugeante et empathique. De plus, l’IA peut fournir des diagnostics et des conseils thérapeutiques basés sur des données scientifiques. Cependant, les inconvénients incluent leur incapacité à comprendre les nuances de la communication humaine, comme le ton et le langage corporel. Selon le Dr Caroline, les chatbots peuvent être « plats, sans relief ». De plus, une utilisation excessive peut entraîner un cercle vicieux de solitude et de dépendance envers la technologie.

Mais attention ! Le Dr Caroline insiste sur l’importance de ne pas remplacer les contacts humains par les chatbots. Ils devraient plutôt être utilisés en complément d’un suivi psychologique réel et ne pas empêcher les interactions sociales. Il est essentiel de contrôler et d’évaluer régulièrement ces nouvelles technologies pour garantir leur efficacité et leur sécurité. (lire l’article de la RTBF)

 


Fin de la trêve hivernale : la Fondation Abbé Pierre redoute une hausse des expulsions

La fin de la trêve hivernale le 1er avril 2023 signe le retour des expulsions et met en péril des dizaines de milliers de ménages qui pourraient se retrouver sans logement. La précarisation croissante des ménages, exacerbée par l’inflation et la hausse des coûts de l’énergie, a déjà conduit à une augmentation de 10 % du nombre de ménages en difficulté financière chez la moitié des bailleurs sociaux. La Fondation Abbé Pierre redoute une hausse du nombre d’expulsions dans ce contexte difficile.

Malgré l’absence de données nationales sur les procédures d’expulsion depuis 2019 et les expulsions effectives depuis 2021, certaines données locales sont alarmantes. Le département du Nord a connu une augmentation de 63 % du nombre d’expulsions accordées entre 2021 et 2022. La Fondation Abbé Pierre tire la sonnette d’alarme, d’autant plus que le secteur de l’hébergement est saturé et que l’État ne reloge pas de nombreux ménages prioritaires DALO.

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, déplore la proposition de loi « Kasbarian ».  Elle réduit les délais de procédure d’expulsion et la possibilité pour le juge de suspendre les expulsions, risquant d’aggraver la situation. La Fondation exhorte l’État à renforcer les aides au paiement des loyers, l’indemnisation des propriétaires, garantir le fonctionnement optimal des dispositifs sociaux et administratifs et rappeler aux préfets l’importance de la prévention des expulsions dans la lutte contre l’exclusion et le mal-logement. (lire le communiqué de la Fondation Abbé Pierre)

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Trois statistiques pour répondre à la pseudo-théorie du «grand remplacement»

C’est bien une pseudo-théorie ! Je vous résume ici les données issues de l’article de Gurvan Kristanadjaja dans Libération. Ce sont des arguments à retourner aux personnes qui vous parlent de la théorie du grand remplacement ou qui vous disent qu’il y a trop d’immigrés en France. N’hésitez pas à en parler autour de vous !

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié une étude révélant que le catholicisme reste la religion majoritaire en France (29 %), tandis que 10 % de la population se déclare musulmane. La désaffiliation religieuse gagne du terrain, avec 51 % des personnes interrogées sans religion, y compris parmi les immigrés (près de 30 %). Ces données contredisent la théorie du « grand remplacement » promue par l’extrême droite.

En ce qui concerne les générations d’immigrés, 1 Français sur 10 est un enfant de la troisième génération. Moins de 1 % des enfants de cette génération ont encore quatre grands-parents immigrés. Ces statistiques montrent une diffusion des origines et une mixité au sein de la société française, plutôt qu’un « remplacement ».

En 2021, la France comptait 10 % d’immigrés, loin des craintes d’une « submersion » ou d’une « invasion migratoire ». Depuis 1968, le nombre d’immigrés a certes augmenté, mais pas de manière exponentielle. Les origines des immigrés se diversifient, et la population s’est féminisée, avec 52 % des immigrés étant des femmes en 2021, contre 44 % en 1968. (lire l’article de Libération)

 


Bonus Histoire

Christine Brisset, la «fée des sans-logis» qui a ouvert 800 squats

C’est une histoire à peine croyable que fait resurgir Gabrielle Trottmann dans le magazine Slate, celle d’une femme remarquable. Après la Seconde Guerre mondiale, Christine Brisset, journaliste et figure de proue des squatteurs, a œuvré pour reloger les familles, soldats et prisonniers rapatriés à Angers. Issue d’un milieu modeste, elle est devenue bourgeoise par mariage et a réalisé près de 800 réquisitions illégales entre 1945 et 1962 pour aider les plus démunis.

L’affaire de l’occupation de la villa de la Chesneraye à Sainte-Gemmes-sur-Loire a propulsé Christine Brisset sur le devant de la scène nationale. Malgré une condamnation en justice en 1950, elle a gagné le soutien du préfet Jean Morin, du ministre de la Reconstruction Eugène Claudius-Petit et de l’opinion publique.

Christine Brisset était liée au Mouvement populaire des familles. Elle et a contribué à l’adoption de la loi sanctuarisant la trêve hivernale en 1956. Bien que moins connue que l’abbé Pierre, son travail a été crucial pour résoudre la crise du logement et soutenir les personnes en difficulté à Angers. (lire l’article de Slate)

Vous pouvez aussi revivre son histoire ici avec cette vidéo :

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

Photo: ….Tim via VisualHunt / CC BY-NC-ND

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