« Les politiques face aux réalités sociales » / Faire face au mal-être dans la profession / Services publics : quelles priorités ?

« Les politiques face aux réalités sociales »

Dans une courte (mais efficace) tribune publiée par Ouest France, Jean-Marie Rigault, travailleur social retraité suggère quelques évidences qu’il est toujours nécessaire de rappeler. L’auteur en a un peu assez de ces politiques « donneurs de leçons ».  Connaissent-ils les conditions de vie des bénéficiaires ? Leurs histoires, leurs parcours de vie, souvent déterminés » ? demande-t-il

« Ils gagneraient à méditer les propos de l’Abbé Pierre, de Joseph Wresinski ou de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, sur la misère. Les non-dits des politiques ne visent-ils pas à discréditer les travailleurs sociaux, sous prétexte que ce sont eux qui ont pour mission d’établir les contrats dits d’insertion et que ceux-ci auraient un taux de conclusion peu élevé ? ».

On confond trop fréquemment « suivi » et « accompagnement », « prise en charge » et « prise en compte » écrit-il. L’accompagnement social ne saurait se confondre avec le contrôle social indique l’auteur qui conclue sont propos par une suggestion sous forme de question  » Peut-être conviendrait-il que celles et ceux qui font de la politique « traversent simplement la rue » pour se confronter à la vraie vie. Pourquoi ne pas imposer aux élèves des écoles dites « grandes » un stage sur le terrain social ? (lire la tribune publiée par Ouest France)

 


Des travailleurs sociaux fondent une association face au mal-être dans la profession

Cela se passe à Strasbourg. Cette initiative est relatée par le site d’information en ligne Rue89. Des travailleurs sociaux, des usagers des structures, des étudiants de l’école de l’intervention sociale et des formateurs ont défini les statuts, le 19 mars dernier, de « Social à venir ». L’association projette notamment de dialoguer avec les conseils d’administration d’associations et avec les élus pour contrer le manque de moyens et les dysfonctionnements de nombreuses structures.

Thierry Goguel d’Allondans, président de cette structure est interrogé par Thibault Vetter.  Ce journaliste a déjà documenté le mal-être des employés d’Horizon Amitié, les suicides d’une jeune fille suivie de celui de son éducateur de l’Arsea, ou encore les conséquences du manque de moyens octroyés au foyer de l’enfance du Bas-Rhin. Il a aussi  aussi enquêté sur les graves dysfonctionnements de l’ESEIS et le « climat de terreur » imposé par la direction.

«Social à venir souhaite être une force de proposition à l’échelle locale» explique son président.  L’originalité de la structure repose sur sa volonté d’être en capacité de produire une expertise en direction des exécutifs des collectivités territoriales, notamment. L’association comportera un comité scientifique et éthique, composé de « penseurs du travail social » comme les auteurs Jean-François Gomez et Joseph Rouzel. Enfin, elle sera composée de cinq collèges : celui qui regroupera certainement le plus de monde sera destiné aux travailleurs sociaux, précise Thierry Goguel d’Allondans. Il serait intéressant que ce type d’association se développe un peu partout en France et puisse à terme intégrer les comités locaux du travail social lorsqu’ils existent sur le territoire. (lire l’article de Rue89 Strasbourg)

 


Services publics : Les Français ont pour priorité à leur accessibilité et leur proximité

Invités à donner leurs trois priorités pour les services publics, les Français plébiscitent l’accessibilité, citée par 86 % de l’échantillon, puis la présence sur le territoire (75 %) selon un sondage auprès de 2.300 personnes commandé par le Printemps des services publics, un groupe d’associations, syndicats et collectifs qui vise à placer les services publics « au cœur des échéances électorales de 2022 »

Dans l’échantillon, composé à 60 % d’agents publics, 45 % des sondés considèrent que les services publics se sont «plutôt» dégradés ces dernières années. 41 % jugent même qu’ils se sont « beaucoup » dégradés. Mais Les réponses diffèrent également selon la catégorie socioprofessionnelle, explique l’AFP dans un article publié par 20 Minutes. Ainsi, « 15% des cadres ou professions intellectuelles supérieures interrogés estiment que les services publics qu’ils utilisent se sont améliorés lors des dernières années, contre seulement 3 % des demandeurs d’emploi.

Finalement, plus on est dépendant des services publics (seule richesse de ceux qui n’ont rien) plus il est constaté sa dégradation. L’AFP souligne que les répondants se montrent enfin particulièrement unanimes sur un point : 96 % d’entre eux estiment que les débats sur l’avenir des services publics ne sont « pas à la hauteur des enjeux ». (lire l’article de l’AFP publié par 20 Minutes)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser.

 

Photo créé par wayhomestudio – fr.freepik.com

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