Didier Dubasque
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Les entretiens du Livre Blanc acte 2 / Protéger la santé mentale des enfants de l’ASE / Il a pillé mon compte en banque !

Les entretiens du Livre Blanc du travail social acte 2

La première séance des entretiens avait donné la parole aux professionnels de terrain, aux personnes accompagnées ainsi qu’aux étudiants. La seconde qui se tiendra toute la journée du 13 mars en visio conférence sur IdéalCo va donner la parole aux universitaires et non des moindres tels les sociologues Dominique Meda et Bertrand Ravon pour ne citer qu’eux.

La seconde séance des Entretiens du Livre Blanc offre une occasion unique de découvrir les dernières analyses et enquêtes universitaires sur les transformations du monde du travail en France. Depuis la pandémie de COVID-19, la question de la qualité et du sens du travail sont devenus essentiels dans nos vies. Les expressions médiatiques à succès telles que « grande démission », « bullshit jobs » et « épidémie de flemme » ont largement été diffusées pour décrire ces évolutions. Mais que nous disent réellement les enquêtes scientifiques, quantitatives et qualitatives, sur ces transformations, ainsi que sur les conditions d’exercice des métiers de la relation d’aide et du « prendre soin » ?

N’hésitez pas à vous inscrire à cette journée d’auditions. Elle vous apportera des éléments de compréhension face à la « crise » du travail social à la lumière des métamorphoses actuelles de la société et du monde du travail. Cette séance vous permettra ainsi de découvrir les conditions de reconnaissance et du pouvoir d’agir des métiers du travail social et de l’intervention sociale, ainsi que les raisons pour lesquelles ces métiers sont souvent empêchés de réaliser un travail bien fait.

Au menu des discussions :

  • 9H00 /10H15 : Les métamorphoses du rapport au travail : les Français sont-ils devenus démissionnaires et flemmards ?
    Quel changement ? Quelle condition de travail et de reconnaissance ? Quels scénarios d’avenir ? avec Dominique MEDA
    , Professeure de sociologie, directrice de l’Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales (Université Paris DauphinePSL)
  • 10H15 / 11H30. Quand le travail perd son sens avec Coralie PEREZ, économiste, Ingénieure de recherche, Université de Paris 1PanthéonSorbonne, Centre d’économie de la Sorbonne.
  • 11H30 /12H45. Du travail au métier: les épreuves de la professionnalité. Refaire parler le travail social avec Bertand RAVON, sociologue, Professeur des universités, Lyon2
  • 14H0015 H15. La qualité du travail au prisme de la clinique de l’activité. Du travail empêché au pouvoir d’agir avec Bernard PROT, Maître de conférences, Centre de recherche sur le travail et le développement, Équipe psychologie du travail et clinique de l’activité,CNAM,Paris.
  • 15H1516H30. Le travail du care peutil être valorisé ? Pascale Molinier, Psychologue et professeure de psychologie sociale à l’Université Sorbonne Paris Nord

 

Tous ces sujets sont aussi importants les uns que les autres. Aussi, n’hésitez pas à vous inscrire. Si vous n’êtes pas disponible le 13 mars, sachez que votre inscription à cette journée en ligne organisée par le HCTS vous permettra d’accéder au replay de ces auditions . (s’inscrire à la 2ème journée des entretiens du livre blanc du travail social)


Il y a urgence à mieux protéger la santé mentale des enfants de la protection de l’enfance

Ne manquez pas cette tribune de Claude Roméo, publiée par le Journal des Départements que vous pouvez consulter en ligne ici. Il lance un appel en rappelant que  32% des mineurs suivis par la protection de l’enfance souffrent de troubles psychotiques, contre 2,6% dans la population générale (!). Les patients suivis en pédopsychiatrie ont augmenté de 60% au cours des 20 dernières années, mais la pédopsychiatrie a du mal à répondre à la demande de soins. Les difficultés de recrutement et de moyens sont en cause, avec une augmentation de l’activité en pédopsychiatrie de 80% et une progression des moyens de seulement 5%. En conséquence, les enfants en grande détresse peuvent être admis en psychiatrie adulte.

La coordination entre la protection de l’enfance et la pédopsychiatrie est également confrontée à des difficultés structurelles, avec un manque de coopération et d’alliance entre les services. Les collaborations entre les services sont souvent conflictuelles, chaotiques et produisent un soin et une prévention dégradés, aboutissant souvent au recours à l’urgence par les professionnels de la protection de l’enfance. Les lois de protection de l’enfance de 2007 et 2016 ont souligné l’importance de la dimension Santé, mais la réalisation de ce volet n’est pas idéale avec les parents ni avec les enfants eux-mêmes ni avec les partenaires institutionnels.

En somme, la pédopsychiatrie est débordée par la demande de soins, ce qui a des conséquences terribles sur les enfants en détresse psychologique. Cela a aussi un gros impact sur la coordination entre la protection de l’enfance et la pédopsychiatrie. Les difficultés de recrutement et de moyens, ainsi que les problèmes de coopération, doivent être abordés pour résoudre cette situation critique. Claude Roméo avance plusieurs propositions que vous pouvez découvrir dans sa tribune. (Lire la tribune dans le journal des départements p. 32 et 33)

 


« Il a pillé mon compte en banque » : les violences économiques, au cœur des violences conjugales

Les violences économiques conditionnent souvent les violences conjugales. C’est ce qu’expliquent les victimes et les expertes interviewées par la journaliste Marie Telling pour le Huffington Post. Cette forme de violence consiste à priver les femmes de leur autonomie financière et à les rendre complètement dépendantes de leurs partenaires. Ils utilisent diverses stratégies pour exercer leur emprise sur leur victime, telles que le contrôle des dépenses, la vérification des tickets de caisse, l’interdiction d’acheter certains aliments ou vêtements, ou encore la rétention d’argent liquide ou de la carte bancaire.

Ces violences économiques, très insidieuses, peuvent être difficiles à déceler, car elles ne se manifestent pas de manière physique. Elles peuvent prendre différentes formes, et même affecter la santé de la victime, en l’empêchant d’accéder à des soins médicaux ou à des traitements. « Du côté des victimes, c’est souvent le sentiment d’abandon et d’injustice qui prédomine, explique la journaliste. « On n’est ni entendues, ni reconnues »  « Au final, celles qui se font avoir, c’est nous. Financièrement, ces mecs-là s’en sortent extrêmement bien. Moi, je n’ai plus rien. Il y a des moments où c’est difficile, où je trouve que la situation est vraiment très injuste. Mais j’ai au moins la satisfaction de me dire que je vais peut-être, d’ici à quelques années, réussir à avoir une vraie vie » explique une des victimes interviewée.

Bien que ces violences économiques commencent à être prises en compte dans les politiques publiques, elles ont longtemps été négligées. En effet, elles ne correspondent pas à l’image stéréotypée que l’on se faisait des violences conjugales. Il est donc important de sensibiliser le grand public à cette problématique et de mettre en place des mesures spécifiques. La journaliste présente dans son article plusieurs témoignages très éclairants (lire l’article du Huffington Post)

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vite dit vite écrit

Hausse des prix alimentaires : les CCAS demandent un plan d’urgence sans attendre

Face à l’explosion des prix des produits alimentaires (14,5 % sur un an) les CCAS et les associations voient le nombre de leurs bénéficiaires fortement augmenter. La situation nous impose de demander un grand plan national afin de prévenir des graves conséquences d’un mois de « mars rouge ». Le président de l’Unccas, Luc Carvounas, appelle à « un soutien fort de l’Etat en attendant la mise en place des différents plans en cours, l’urgence c’est maintenant, nous n’avons plus le temps d’attendre ». (Lire le communiqué de l’UNCASS)

 


Help !

Les futurs professionnels ont besoin de nous tous !

C’est un appel que lance régulièrement  l’ANAS. La formation d’Assistant de Service Social prévoit une « formation pratique » représentant 1820 heures soit 52 semaines. Répartis sur les trois années de formation, les futurs professionnels ont besoin de terrains de stage. Aussi, si vous en avez la possibilité, l’ANAS vous invite à vous rapprocher au plus vite des centres de formation de votre région. Une affichette résume très bien cet appel, vous pouvez la télécharger sur le site de l’ANAS en format XXL.

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(L’info et l’affiche à télécharger sur le site de l’ANAS)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

Photo : source freepik.com (aménagée)

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