Le gâchis du non recours aux aides sociales / ATD : respecter les droits des enfants et des parents / Psychiatrie et police : le croisement des fichiers

Le gâchis du non recours aux aides sociales : Des milliards d’euros en attente de leurs bénéficiaires

L’aide sociale figure parmi les piliers de la République Française. D’ailleurs, la Vème République ordonne dans sa constitution que chacun puisse bénéficier de « moyens convenables d’existence ». Mais voilà, le non-recours met à mal cette disposition. Le terme de non recours désigne, rappelons-le, le fait de ne pas bénéficier d’une aide alors qu’on y a droit. Certaines prestations majeures  frisent le taux de 40% de personnes qui ne la perçoivent pas alors qu’elles y sont éligibles. 36% de non recours pour le RSA, 27% pour la prime d’activité et entre 21% et 34% pour la CMUC. Vers où se dirige-t-on ?  continue-t-on de stigmatiser les personnes les plus fragiles en les taxant d’assistés ou doit-on reconsidérer la solidarité comme l’un des piliers de la république et exiger que chacun puisse en bénéficier ?. C’est la question que pose le site aide-sociale.fr Cet article décline les différentes formes de non recours. Une façon de les connaitre pour tenter d’y remédier (lire l’article)

Protéger un enfant, c’est d’abord permettre que ses droits et ceux de ses parents soient respectés

L’association ATD Quart-Monde a été auditionnée à l’Assemblée Nationale par la mission d’information sur l’aide sociale à l’enfance . A cette occasion, la déléguée nationale du Mouvement, Isabelle Bouyer, a  affirmé être « atterrée par la façon dont ce projet de loi loi visant à renforcer l’accompagnement des jeunes majeurs vulnérables vers l’autonomie,  a été amendé» . Elle  a pointé la nécessité qu’il n’y ait « pas d’âge couperet, mais au contraire une forme d’inconditionnalité » de la mesure. Le texte peut encore évoluer à l’occasion de son examen au Sénat, prévu à l’automne. De son coté Céline Truong, volontaire permanente d’ATD Quart Monde et référente du département Petite enfance, a tenu à décrire aux quelques députés présents des exemples précis de situations dans lesquelles « la protection de l’enfant et le soutien des parents à exercer leur métier de parents ne marchent pas ensemble ». C’est ce qu’a notamment vécu une mère de six enfants placés transitoirement le temps de faire une enquête. (lire l’article d’ATD Quart Monde)

Psychiatrie : le fichier des patients dans les mains des préfets

Un nouveau décret publié le 23 mai autorise le croisement de fichiers policiers et de données psychiatriques. Ce qui n’est pas du goût de l’Ordre des médecins. C’est au nom de la prévention de la radicalisation que cela a été rendu possible. Il s’agit de croiser deux fichiers de données à caractère personnel (identité, date de naissance, etc.). L’un, nommé Hopsyweb, concerne les personnes subissant des « soins psychiatriques sans consentement », et l’autre est le Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Le croisement de données vraiment de caractère différents interroge la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) comme le rapporte le journal Le Monde. « Ce décret s’accompagne d’un avis de la CNIL. L’autorité n’a pu s’opposer à la parution du décret mais « souligne la différence profonde d’objet entre les deux fichiers en présence, l’un faisant état d’antécédents psychiatriques d’une certaine gravité, l’autre ayant la nature d’un fichier de renseignement ». Par conséquent, la mise en relation des deux fichiers « ne peut être envisagée qu’avec une vigilance particulière », prévient la CNIL, selon laquelle le dispositif « pose question » du point de vue du secret médical. (lire l’article de What’up doc ?) et (lire l’article du Monde)

et aussi

« Du côté des enfants en danger »: Entretien avec Laura Izzo et Christophe Anché

Le chroniqueur social Yves Faucoup est allé interroger les 2 auteurs du livre dont je vous ai parlé récement « Du côté des enfants en danger« . Il confirme sur son blog : « C’est un bonheur de lire ce livre : il manquait. Le ton est apaisé, sans chercher à plaire, sans faire mousser un cas bien croustillant pour appâter le lecteur en traficotant si nécessaire la réalité. Les professionnels reconnaîtront, dans ce propos, des collègues honnêtes et intelligents qui ont su ne pas produire un pensum rébarbatif, trop technique, mais ont maîtrisé une écriture limpide, explicative, pour être compris du plus grand nombre ». Bref ce livre est ue réussite dont les auteurs peuvent être fiers. (lire l’article d’Yves Faucoup et l’interview qui va avec)

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre (merci à elle pour sa veille professionnelle)

image : pixabay

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