Le froid arrive, les factures flambent ! / Une belle action de la Sauvegarde de l’enfance du Finistère / Les femmes du lien

Le froid arrive et les factures d’énergie flambent

Le journaliste Eric Mas, de la radio Tendance Ouest, vient de publier un reportage éclairant sur la situation actuelle des ménages à faibles revenus. Dans l’Orne, les réunions se multiplient sur la thématique énergétique écrit-il. « Déjà, jeudi 15 septembre, le Centre communal d’action social d’Alençon a réuni une vingtaine de travailleurs sociaux qui ont suivi une journée d’information sur les économies d’énergie, les aides possibles. Cela, pour eux-mêmes ensuite pouvoir renseigner les publics qu’ils doivent aider ».

« De plus en plus de ménages se retrouvent en position de fragilité, voire de précarité. Et au vu de la situation, il nous paraissait important de mettre en place cette journée de sensibilisation. On reçoit de nouveaux demandeurs, y compris dans les classes moyennes », explique Lucy Clément, assistante sociale. « Les plus démunis se demandent avec quel argent ils vont pouvoir manger lorsqu’ils auront payé leur électricité… Ça commence par les écogestes, les économies d’énergie. » (lire l’article de Tendance Ouest)

« L’hiver s’annonce critique pour les locataires de HLM »

« La flambée des prix de l’énergie suscite de vives inquiétudes dans les offices HLM, en partie oubliés par les mesures gouvernementales. Les factures de certains locataires vont s’envoler et le risque d’impayés fragilise le secteur » explique Lucie Delaporte sur Médiapart. «Certains locataires vont avoir des augmentations de 300 euros par mois, malgré le bouclier tarifaire. Pour un trois-pièces, la quittance va augmenter de 105 euros par mois. On est vraiment face à une urgence sociale », s’alarme Guillaume Couturier, directeur général d’Habitats de Haute-Alsace qui gère un parc de 10 000 logements.

Sous la pression de l’Union européenne, les bailleurs sociaux ne bénéficient plus de l’accès aux tarifs règlementés de l’énergie depuis 2016 explique la journaliste. Ils doivent passer eux-mêmes des contrats avec les fournisseurs d’énergie. Tant que les coûts de l’énergie étaient relativement stables, ce changement de règle n’avait pas trop posé de problèmes aux bailleurs, mais depuis que les prix ont atteint des pics historiques, avec une volatilité extrême, la situation est devenue infernale.

Le congrès annuel de l’Union sociale pour l’habitat doit se tenir à Lyon la semaine prochaine. Le nouveau ministre du logement, Olivier Klein, y sera attendu de pied ferme par un secteur particulièrement à cran. (lire l’article de Médiapart)

« Quand on n’a pas les moyens, on ne pense qu’à ça »

Enola Richet raconte dans le journal « La Vie » l’histoire de Pierre, ce retraité qui, comme des centaines de milliers d’autres, voit sa situation aggravée par la hausse du coût de la vie, des courses du quotidien aux dépenses d’énergie. En France, 1,3 million de retraités vivent sous le seuil de pavreté, selon une étude de la DREES fondée sur des chiffres de 2018. Comme souvent, le poste de dépense le plus important est le logement.

« Mon loyer s’élève à 515 € par mois, mais j’ai le droit à une aide au logement de 110 €. Ça veut dire qu’il reste 405 € à ma charge », calcule Pierre. Une fois le loyer payé, le retraité dispose donc d’un peu moins de 300 € par mois pour subvenir à ses besoins. « Il y a l’électricité, la mutuelle de santé, l’abonnement de téléphone pour regarder la télé, l’assurance pour ma voiture, liste-t-il. Le reste c’est pour les courses et l’essence. » Autant dire qu’à la fin du mois, il ne lui reste rien.

« Le problème, c’est que, dans mon cas, le 20 c’est déjà la fin du mois », plaisante-t-il. Pourtant Pierre fait très attention. Au supermarché, il compare tous les produits, le moindre centime compte. Et pour l’essence ? « J’y vais par 10 euros ». Nos dirigeants comprennent-ils vraiment ce qui se passe ? (lire l’article de la Vie)

 


«Chez moi, je ne faisais que des bêtises»: en séjour de rupture au Maroc, des ados français se reconstruisent

Voilà une belle initiative à mettre à l’actif de la Sauvegarde de l’Enfance du Finistère. Elle est racontée dans Slate.fr par la journaliste Rozenn Le Berre qui a interrogé Xavier Velly, directeur du Dispositif d’accueil diversifié (DAD) de l’association. La plupart de ces jeunes sont déscolarisés, certains bataillent avec leurs addictions, d’autres ont déjà effectué plusieurs séjours en hôpitaux psychiatriques. «Ils ont 15 ou 16 ans, et on leur fait déjà comprendre qu’il n’y a de place pour eux nulle part», se désole-t-il

Ces ados pour lesquels l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ne parvient pas à trouver de structure ou de famille d’accueil adaptée seraient environ 6.000 en France, selon l’association Oser. Cela représente 2% des enfants suivis par les services de protection de l’enfance des conseils départementaux. Il faut pour les prendre en charge, être créatif comme dans l’exemple qui est donné ici. La journaliste explique que les séjours de rupture sontnés dans les années 1990. Ils reposent sur un postulat :  il est nécessaire parfois, de couper brutalement tous les liens, de partir loin pour prendre le temps de réfléchir et de se retrouver.  L’équipe du DAD, basée à Quimper, organise pour eux des séjours de rupture, sur la base du volontariat. Une vingtaine de jeunes partent chaque année pour des séjours de six mois au sein de trois pays: le Sénégal, le Maroc et l’Espagne.

Cet article fort intéressant nous fait toucher du doigt les conditions de la réussite de ces séjours. À travers le parcours de 4 ados dans la ville de Taroudant, au Maroc une cité ancienne entourée de murailles et chargée d’histoire, il est possible de comprendre ce qui se joue. « Seul lien avec la France: les adolescents peuvent passer un appel hebdomadaire à leur famille et à leurs éducateurs de Quimper. Le reste du temps, le téléphone leur est interdit et la connexion internet restreinte à une trentaine de minutes par semaine. Il faut cela pour que la rupture se crée et commence à porter ses fruits ». Il nous est montré l’intérêt et la force du travail éducatif mené à bon escient. Bravo La Sauvegarde ! (lire l’article de Slate)

 


« Les Femmes Du Lien – La vraie vie des travailleuses essentielles »

Un roman-photo consacré aux travailleuses sociales ! Ce livre qui vient tout juste de paraitre est signé Vincent Jarousseau, photographe et documentariste, et Thierry Chavant (dessinateur). C’est un reportage qui va à la rencontre de huit femmes qui, toutes, exercent un travail social : Valérie, technicienne d’intervention sociale et familiale dans le département du Nord, auprès de familles submergées par les difficultés éducatives, Marie-Basile, aide à domicile à Paris auprès de personnes âgées ou dépendantes, Angélique, assistante maternelle en zone rurale, aux confins des départements du Nord et de l’Aisne…

femmes du lien

Pendant deux ans, Vincent Jarousseau a cheminé à leurs côtés. Il restitue ici leurs propos. Pour rendre compte de leurs conditions de travail et de vie, faire ressentir la complexité et la diversité des expériences, et adopter le point de vue de celles qui créent du lien dans nos sociétés. Ne manquez pas ce livre qui nous montre une réalité encore trop occultée. (« Les Femmes Du Lien – La vraie vie des travailleuses essentielles »)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

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