L’action exemplaire des travailleurs sociaux de Haute Garonne / « La violence dans le travail social » / Pour des fonds sociaux « intouchables »

Comment les maisons des solidarités de Haute-Garonne ont obtenu des renforts

Ce reportage très intéressant signé Olivier Bonnin (le Média Social) résume la mobilisation des travailleurs sociaux de ce Département qui a su prendre en compte une souffrance exprimée publiquement. La force des témoignages, les exemples apportés ont en quelque sorte bousculé les élus qui en ont tiré les conséquences : « C’était très dur », témoigne le conseiller départemental. « Chaque agent m’a fait le récit de son vécu, des situations sociales complexes à gérer, de ses conditions de travail, de ses inquiétudes… ». Il finit par accepter l’enquête du CHSCT, jusque-là refusée. Cette enquête du comité hygiène, sécurité  et conditions de travail « sera, littéralement extraordinaire ».

C’est aussi la mobilisation exceptionnelle des travailleurs sociaux et leur solidarité entre pairs qui a permis aussi de  trouver des solutions« C’était probablement la plus grosse AG de l’histoire de l’action sociale départementale, en Haute-Garonne, avec près de 600 personnes ! Je suis assistant social et en 25 ans je n’avais jamais rien vu de pareil…»  (Stéphane Borras)

Il faudrait que les exécutifs des Départements qui rencontrent les mêmes difficultés prennent exemple sur ce qui s’est passé en Haute Garonne. Même si tous les problèmes dans ce département ne sont pas résolus, ces décisions concrètes des élus apporte une bouffée d’oxygène particulièrement bienvenue (lire l’article du média social)

un livre pour dénoncer la violence dans le travail social

Éducateur spécialisé auprès des personnes sans domicile fixe, puis, aujourd’hui, auprès des demandeurs d’asile à Marnaz, Ludwig Maquet a voulu faire partager son travail et transmettre son expérience à travers un livre intitulé «Violences risques psychosociaux et travail social»  Interrogé par le journal « le Messager » professionnel qui écrit aussi dans Lien Social s’explique : « Souffrance au travail, épuisement professionnel, mode de management ne sont pas sans questionner les évolutions que connaît le travail social à l’intérieur d’une société. J’ai voulu apporter un éclairage nouveau sur les phénomènes de violences que l’on rencontre dans le milieu professionnel. Au final, tous les secteurs d’activité sont concernés ».

Son livre apporte « un éclairage nouveau » sur les phénomènes de violences. Il permet de trouver et/ou de construire des outils pour se saisir de ces situations. Si la violence est inhérente à l’accueil de publics vivant des situations difficiles, l’enjeu est d’élaborer le sens de cette violence. Ce livre  invite le lecteur à s’interroger tout en apportant un point de vue singulier. (lire l’article du journal « Le Messager »)

Elèves en grande précarité : «Ces fonds sociaux devraient être intouchables»

Auteur d’un rapport de référence sur la pauvreté à l’école, Jean-Paul Delahaye alerte sur les coupes budgétaires drastiques prévues par le gouvernement, notamment dans les crédits destinés aux collégiens et lycéens de familles pauvres. Cet ancien directeur de l’administration centrale de l’Éducation nationale, s’est rendu compte en épluchant le projet de budget d’une coupe importante dans les fonds sociaux, cette enveloppe à disposition des collèges et lycées pour aider les élèves en grande précarité… Et ce alors même que le président Macron a lancé un grand plan de lutte contre la pauvreté. Il a donné l’alerte dans une tribune publiée le 13 octobre sur Mediapart. Certes les fonds sociaux ne sont pas tous utilisés mais pour autant c’est un problème de non recours qu’il faudrait traiter plutôt que de supprimer le montant des crédits non dépensés. (lire l’interview de JP Delahaye sur Libération)

et aussi

Témoignage :  une mère proche aidante privée de la moitié de son allocation

Stéphanie Blandin a mis entre parenthèses sa vie professionnelle pour s’occuper de son fils autiste de 6 ans et demi. Elle vient d’apprendre qu’elle va perdre la moitié de son allocation de proche aidant. Comment cela est-il possible ? Son fils Raphaël a intégré une structure spécialisée. Il y est accueilli quatre jours par semaine et bénéficie de soins sur place. Par conséquent, le département de l’Eure revoit les allocations de sa mère à la baisse.

Le département considère que la mère de l’enfant autiste peut retourner travailler et qu’elle aura moins de frais à engager. Les allocations de la mère de famille ont été divisées par deux précise la journaliste de France 3 Alors qu’elle touchait l’équivalent de 1000€ par mois, Stéphanie Blandin ne perçoit désormais que 400€. Jusqu’en décembre prochain, elle est bloquée par son « congé proche aidant« , c’est-à-dire sans rémunération.

France 3 donne aussi la parole à la députée de Seine-Maritime, LREM Annie Vidal, membre de la Commission des Affaires sociales à l’Assemblée Nationale qui s’exprime au sujet de cette affaire. (lire l’article de France 3)

 

photo : « pexels »

Revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

 

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