La précarité des assistants sociaux de l’hôpital / Promesses non tenues sur les frais bancaires / Réforme des APL : une mesure « compliquée à faire passer »

Précarité à l’hôpital : « des collègues dorment dans leur voiture »

FranceTvInfo via la rédaction d’allodocteurs.fr donne la parole à Blandine Chauvel, assistante sociale qui travaille à l’hôpital (APHP à Paris). Après 5 années d’exercice son salaire s’élève à 1490 euros, une fois le prélèvement à la source effectué. « Nous sommes le 16 du mois et le 16 du mois, je suis donc à 217€ de découvert… je vais essayer de ne pas dépasser les 400€ ». «Tout est forcément compliqué et on fait tout le temps attention », dit-elle. « C’est un jeu d’équilibriste en permanence entre vivre et survivre en fait.»

« ça fait des mois qu’il manque entre 10 et 12 postes d’assistantes sociale à l’hôpital » dit-elle. L’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris n’arrive pas à recruter au niveau des salaires imposés par les grilles nationales. Car ces salaires ne permettent pas de faire face au coût de la vie autour de la capitale…  (au passage, cela peut aussi permettre à l’APHP de réaliser des économies sur le personnel)

« Il y a des collègues qui n’arrivent pas à se loger, qui dorment dans leur voiture ». Le scandale dans l’histoire c’est qu’en fait on est en 2020,  on a des collègues qui n’arrivent pas à manger à la fin du mois alors qu’elles travaillent. On cotise pour les aider…»  (lire l’article d’allodocteurs pour FranceTv Info)

Banques : les clients les plus fragiles restent très pénalisés en cas de découvert

Malgré l’engagement de plafonner les frais d’incidents bancaires des clients en difficulté, ces derniers coûtent encore cher à l’usager explique l. e journal Le Monde. En décembre 2018, les banques s’étaient engagées à plafonner les frais d’incident à 25 euros par mois pour les clients les plus fragiles. promesse non tenue.

L’Union nationale des associations familiales (UNAF) et 60 millions de consommateurs ont testé le dispositif à l’aide de clients « mystères ». Le résultat, rendu public en octobre, est déconcertant. « Les clients fragiles connaissent peu leurs droits et ne sont pas à l’aise pour aller négocier leurs frais d’incidents » Conséquence les frais bancaires plafonnés ne sont pas appliqués (lire l’article du Monde)

Réforme des APL : une mesure « compliquée à faire passer »

La réforme des APL est repoussée au 1er avril par le gouvernement. Le gouvernement doit repousser pour la 4ème fois la mise en place des APL en temps réel. La mesure devait entrer en vigueur en janvier 2020. Des tests ont été effectués et les résultats n’étaient pas fiables à 100%. La CNAF a demandé ce report.

« Le nouveau mode de calcul devrait faire sortir environ 600.000 familles du dispositif des APL et devrait représenter 1.000 euros de moins par an pour 1,2 millions de ménages. Ce n’est pas rien ». Mais cela concerne les ménages dont a situation s’est améliorée.

Martial You explique pour RTL que c’est une mesure à double tranchant : Le gouvernement  devrait récupérer 100 millions par mois. En avril, date à laquelle le nouveau système devrait être finalement mis en place, on en sera à 1 milliard et demi d’économies non réalisées. Même si le raisonnement sur les APL est juste. Ce sont des « gilets de sauvetage sociaux ». (lire l’analyse de Martial You pour RTL)

 

Photo : capture d’écran de Blandine Chauvet, assistante sociale issue de la vidéo d’allodocteurs

Revue de presse réalisée  avec le concours de Michelle Verrier Flandre

 

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