La France au hit parade des expulsions. Secours populaire : la pauvreté s’aggrave / Le grenelle des violences conjugales vu par les associations

Expulsions locatives : La France est l’un des pays qui expulse le plus en Europe

Les expulsions locatives en France sont de plus en plus nombreuses. La journaliste Diane Schlienger a analysé la situation sur le plateau du 13 Heures de France 2. « Il y a environ 160.000 décisions d’expulsions chaque année, selon le ministère du Logement. Un chiffre qui a augmenté de 75% en 20 ans ». « La France est l’un des pays qui expulse le plus par rapport à son nombre d’habitants. Deux fois plus que l’Espagne, l’Italie ou encore l’Allemagne », ajoute la journaliste. Seuls deux pays expulsent davantage que la France : Le Royaume-Uni et la Belgique. La principale raison de ces expulsions locatives françaises sont les loyers trop élevés par rapport aux salaires. (visionner le reportage de France2)

La pauvreté «extrêmement préoccupante» en France, selon le Secours populaire

«Il y a une aggravation de la situation, un développement de la pauvreté sous des formes que nous n’avions pas connues. La situation aurait plutôt tendance à s’étendre, ce qui nous paraît extrêmement préoccupant», a affirmé Henriette Steinberg présidente du Secours Populaire dans un entretien à l’AFP. Cette aggravation concerne en particulier «les personnes âgées», a-t-elle précisé. «Il y a les effets de la diminution du montant des retraites» désormais «calculées sur les 25 meilleures années et non plus sur les 10. Elle touche aussi « des petits patrons dont l’entreprise a été liquidée, dont les comptes sont bloqués ».  Les jeunes sont également très touchés. (lire l’article de l’AFP publié par Libération)

Grenelle des violences conjugales, ce que veulent les associations

Le gouvernement organise pour la première fois un «Grenelle des violences conjugales» qui se tiendra à partir du 3 septembre à Matignon. Un rendez-vous attendu avec prudence par les associations, qui réclament des mesures concrètes et des moyens financiers supplémentaires indique la journaliste Chloé Ronchin qui a interrogé plusieurs responsables de mouvements de lutte contre les violences faites aux femme..

  • Caroline De Haas, initiatrice du mouvement #Noustoutes : «C’est étonnant que le gouvernement propose de réfléchir aux solutions alors qu’elles sont connues depuis très longtemps. Les professionnels de santé, du travail social, les experts et les expertes de la prévention sexiste et sexuelle font depuis des années des recommandations et des propositions», estime-t-elle.
  •  Françoise Brié, directrice générale de la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) : « «Nous revendiquons des modifications législatives en particulier pour tout ce qui touche à l’autorité parentale, et à la sécurité des femmes et des enfants, notamment au moment de la séparation, pendant laquelle un certain de nombre de femmes subissent encore des violences et sont tuées»,
  • Le docteur Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue-obstétricienne et fondatrice de la Maison des femmes, à Saint Denis : il faut dit-elle «prendre le temps de faire un vrai point en interministériel, avec les associations et les fondations privées, est une très bonne chose». «Ensemble on a beaucoup plus d’impact, plus de créativité», affirme-t-elle, en restant prudente quant aux actions qui vont être menées. En tant que médecin, elle réclame «une prise en charge gratuite du psycho traumatisme de ces patientes avec un certain nombre de séances remboursées», ce qui n’est pas le cas actuellement, ainsi que «plus de facilité pour obtenir du soutien juridique».

(lire l’article de CNews)

et aussi

Une vie avant la recherche : un éducateur « chez les loubards »

Le site « The Conversation » donne la parole à David Puaud. Il  est chercheur, anthropologue et travailleur social. Il revient sur ses années de formation, formelles et informelles : « J’entrai en formation à l’Institut régional du travail social (IRTS) de Poitiers le 12 septembre 2001. Je découvris d’autres champs d’action de l’éducateur comme le travail auprès de personnes sans domicile fixe. Surtout je fus subjugué par les interventions sociales, politiques et ethnologiques dispensées par un formateur ». Diplômé, en 2005 il a rejoint un service de prévention spécialisée en tant qu’éducateur de rue dans la région Poitou-Charentes. En août 2007, Josué, un jeune qu’il accompagnait, commet un crime resté à ce jour «  sans mobile ». « En tant que praticien, mais également étudiant en ethnologie je me retrouvais «embarqué» sur le terrain dans une situation dont je ne mesurais pas les enjeux implicites et explicites. »  écrit-il. Il en a fait sa thèse de recherche qui traite les enjeux symboliques du procès d’assises. Il a ensuite publié en mars 2018 un ouvrage intitulé « Un monstre humain ? Un anthropologue face à un crime sans mobile » (Paris, éditions La Découverte). Il nous parle ici de son travail

 

photo : Ernest Morales Manifestation pour le logement et contre les expulsions. Environ 3000 personnes avaient manifesté en mars 2008 à Paris. photo prise le 19 mars 2008 Certains droits réservés

 

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre (merci à elle pour sa veille professionnelle)

 

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