La détresse psychosociale permet des IMG / Une structure d’accueil de femmes à la montagne / Le 119 a été sous pression pendant le confinement

La «détresse psychosociale» peut être une cause de «péril grave», justifiant une interruption médicale de grossesse.

Les députés ont adopté en deuxième lecture le projet de loi bioéthique, autorisant notamment la procréation médicalement assistée (PMA). Parmi les amendements retenus figure une disposition sur les interruptions médicales de grossesse (IMG), qui précise que la détresse psychosociale de la femme doit être prise en compte.

Le vote de cet amendement a été critiqué par les mouvements et associations de droite et d’extrème droite qui estiment que la « détresse psychosociale » est un le critère invérifiable.

Dans son article la journaliste de Libération Pauline Moullot explique que cette possibilité existait déjà mais était très mal connue. « Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), cité au cours des débats parlementaires, s’était déjà positionné à l’automne pour la prise en compte de cette détresse » spécifique.

Ce cadre juridique existe depuis la loi du 4 juillet 2001», qui dispose qu’une équipe pluridisciplinaire doit examiner toute demande d’IMG. Équipe composée «d’un médecin qualifié en gynécologie obstétrique, un médecin choisi par la femme et une personne qualifiée tenue au secret professionnel qui peut être un assistant social ou un psychologue.»  (lire l’article de Libération)

Accueillir des mères célibataires et redynamiser un village de montagne : le projet de la Maison des Cimes

C’est un lieu atypique précise la Maison des Cimes qui accueille douze mères isolées et leurs enfants. Elle est dédiée au répit et à la réinsertion de ces familles fragilisées mais propose aussi des services pour tous les habitants

C’est un beau projet qui se situe à l’Hospitalet-près-l’Andorre. Il aura fallu 8 années pour pouvoir le mener à son terme. Ce projet expérimental prouve par la même occasion qu’il est possible de faire revenir des services publics dans des petits villages de montagne, qui ont aussi beaucoup à offrir.

Ce lieu propose à la fois des ateliers – aide à la parentalité, recherche d’emploi, numérique… – et des permanences de services publics. « On est dans un petit village assez haut et, quand on a fait l’inauguration, il y avait Pôle emploi, la CAF, la direction départementale de la cohésion sociale, le département, la communauté de communes… Tous ces services publics s’investissent dans un petit village pour porter un projet en commun », se réjouit le maire de L’Hospitalet qui précise toutefois qu’il est « plus facile de vendre des canons à neige que des résidences sociales ! » (lire ce très intéressant article de la banque des territoires)

« Le 119 a été un interlocuteur privilégié pour les départements durant le confinement »

Le service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger (SNATED) fête cette année ses 30 années d’existence. C’est lui qui gère le 119 le numéro d’appel gratuit qui permet d’alerter pour la protection des mineurs en danger. En cette année particulière le 119 a été très sollicité. Les appels entrants ont augmenté de 56% entre le 18 mars et le 10 mai dernier

Pascal Vigneron, directeur du SNATED apporte des précisions au club prévention sécurité de la Gazette des communes. Les informations préoccupantes transmises par les écoutants du 119 correspondent habituellement à 10 à 15% du volume traité précise-t-il. « Entre la mi-mars et la mi-mai, 55% des appels traités ont donné lieu à des informations préoccupantes et il y a eu une augmentation globale de 30% par rapport à la même période l’an dernier en raison de l’afflux d’appels. Il y a aussi eu une hausse des informations préoccupantes à traiter en urgence, davantage d’appels d’enfants et de voisins ainsi qu’une hausse de de saisines de la police et de la gendarmerie d’où des interactions directes avec les départements ». (lire l’article du club prévention sécurité de a Gazette des Communes)

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