Didier Dubasque
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La boxe au service du social / RSA : a-t-on le droit d’épargner ? / La FAS dénonce la croissance de la bureaucratie

En Indre-et-Loire, la boxe au service du social

La boxe est bien plus qu’une discipline sportive, elle est un vecteur d’insertion sociale. On pourrait d’ailleurs dire cela pour de nombreux sports. Le journal La Nouvelle République explique que depuis nombre d’années, les clubs de boxe se saisissent de la question sociale dans les quartiers populaires de l’agglomération de Tours.

Trouver le bon interlocuteur n’est pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît en dépit de l’existence de dispositifs d’accompagnement social (maisons de quartier, assistantes sociales, éducateurs…). Par leur connaissance et leur implication dans la vie du quartier, les clubs de boxe offrent une écoute supplémentaire.

Khalid Bouguarne champion de savate boxe française, explique la mission qu’il se donne. « On peut récupérer des jeunes parfois en errance et leur permettre de travailler sur un projet d’ordre sportif, professionnel ou social. » Un travail qui nécessite parfois l’intervention d’autres acteurs. « Tout le monde ne veut pas faire carrière dans la boxe. Alors quand on récupère un jeune, on essaie de comprendre ses vraies motivations, pour l’orienter vers d’autres clubs de sport ou faire le relais avec des institutions implantées. » …/… « Ce travail d’accompagnement social des jeunes, on l’a toujours fait. » dit-il. Voici la présentation vidéo de son travail et de celui de son club à Tours :

« Souvent, un entraîneur est aussi un éducateur spécialisé, ou un grand frère… Il doit savoir travailler avec les parents, les autres jeunes, même parfois avec d’autres éducateurs spécialisés, les profs… Dès qu’il y a un problème, il sait à qui s’adresser pour le suivi du jeune. » Un travail de l’ombre, primordial. Effectivement. Il est bon que la presse en parle et que nos institutions s’intéressent et soutiennent ce travail qui est explicité dans cet article (lire l’article de la Nouvelle République)

 


Posséder une épargne pour les bénéficiaires du RSA est autorisé par la justice

Julien Delarche nous explique en détail dans l-echo-des-seniors.fr qu’en tant que bénéficiaire du RSA ou Revenu de Solidarité Active, la loi autorise à posséder une épargne. Bien entendu, des plafonds d’épargne ont été fixés. Ils varient d’un département à l’autre. Cet article décrit avec précision les conditions d’obtention du RSA, mais aussi certaines de ses particularités. Cela s’adresse aux non initiés.

Il apporte aussi des informations que, parfois, les non-spécialistes oublient : Tous les départements concernés par le RSA fixent leurs seuils d’épargne respectifs. La Manche, par exemple, prévoit un plafond d’épargne de 23 000 €, contre 15 000 € pour l’Orne. Idem pour Les Pyrénées-Orientales dont le plafond d’épargne s’établit à 23 000 € pour un célibataire et 46 000 € pour un couple (marié ou pacsé). L’Hérault, de son côté, prévoit un seuil d’épargne à 50 000 €.  Il est donc nécessaire aux allocataires de se renseigner pour savoir ce qu’il en est dans son Département. Avec cette pratique, on le voit, l’égalité de traitement est à interroger. Chaque Département agissant à ce sujet comme une petite République auonome… Fort heureusement il n’en n’est pas de même pour le calcul du montant de la prestation. (Lire l’article de L’écho des seniors)

 


« Nous sommes insatisfaits de la hausse de 4% des minima sociaux »

Rouja Lazarova à interrogé, pour la Gazette des Communes, Nathalie Latour, la nouvelle directrice générale de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). Elle explique qu’il « faut d’abord réintroduire la confiance envers les personnes précaires et les associations. Ces dernières années, nous avons assisté à une accumulation des appels à projets, à des modalités de contractualisation qui se chevauchent, à un accroissement de la bureaucratie, qui asphyxient les associations et les personnes qu’elles accompagnent ».  « Les associations passent leur temps à remplir des fichiers excel pour rendre compte de leur activité. Or, on n’est même pas sûr qu’en face, les pouvoirs publics ont le temps de lire ces fichiers ». (ça n’est pas nouveau malheureusement).

Interrogée sur la sortie de la crise du travail social, Nathalie Latour constate d’abord que la conférence des métiers a encore créé une usine à gaz administrative. La mise en œuvre de la revalorisation est extrêmement complexe, et conduit à une séparation entre des professionnels revalorisés, d’autres pas. Elle a dégradé la cohérence des équipes. A court terme, il faut donc aller au bout de ce Ségur du social. Pour elle, il faut « refonder les formations, revoir l’attractivité des métiers, les conventions collectives avec les syndicats d’employeurs. Il faut redire à quoi sert le travail social, lui réinsuffler du sens. Et communiquer auprès du grand public pour redonner envie aux nouvelles générations de s’engager ».

Que dire de la revalorisation des minima sociaux ? La nouvelle directrice de la FAS rappelle que ce qui est annoncé pour l’instant (hausse de 4%) ne couvre même pas l’inflation. Là, il y a effectivement de quoi être déçu et insatisfait.

 


Lire aussi, car c’est intéressant :

 

Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

photo : capture d’écran vidéo Youtube Khalid Bouguarne champion de savate boxe française et éducateur sportif à Tours

 

 

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