La bienveillance est une compétence qui s’acquiert / Justine, éducatrice à la PJJ… / « l’intention terroriste et l’adolescent »

  • La bienveillance est une compétence qui s’acquiertnous rappelle Philippe Gabéran dans un article de son blog intitulé « Etre bienveillant dans l’agir professionnel ». « De toute part dans le champ de l’éducation spécialisée ou du travail social, comme dans de nombreux autres secteurs d’activité, prend corps et s’impose un discours sur la bienveillance (bene volentia), sur le prendre soin (care), ou bien encore sur l’amour dans la relation. Mais toutes ces recommandations et tous ces protocoles ou autres référentiels de bonne pratique n’y pourront rien si ne sont pas posés, en préalable à toute forme d’agir, deux postulats. Le premier vient dire que la bienveillance, au sens étymologique de « vouloir le bien », n’est ni naturelle,  ni innée. Le second affirme que la bienveillance n’est jamais acquise une bonne fois pour toute. (lire l’article)
  • Portrait : Justine Bouchet est éducatrice de la Protection judiciaire de la jeunesse et animatrice d’un « atelier Philo ». « Elle travaille depuis 2016 dans une unité éducative en milieu ouvert (UEMO) à la Garenne Colombes (Hauts-de-Seine) au sein d’une équipe pluridisciplinaire composée d’éducateurs, d’un psychologue, d’un assistant de service social… Cette jeune femme intervient auprès de 23 mineurs sous main de Justice qu’elle voit en moyenne toutes les trois semaines ». Elle propose un « atelier philo » aux mineurs incarcérés et nous explique ce qu’elle y fait…(lire l’article)
  • PJJ encore mais cette fois ci moins innovant et peut-être même  un peu inquiétant : Lien Social nous parle de « l’intention terroriste et l’adolescent ».   À la Protection judiciaire de la jeunesse, les éducateurs suivent des mineurs poursuivis pour intention terroriste. Il sont sont devenus la priorité. Trente-trois mineurs étaient suivis, au 1er novembre 2017, dans le cadre d’une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (AMT) : 16 étaient détenus dont deux filles, 17 sous contrôle judiciaire dont 10 placés dans des institutions type centre éducatif fermé. « Ils représentent moins de 1 % des prises en charge par la PJJ et pourtant les moyens déployés sont disproportionnés », avance Nathalie Caron co-secrétaire nationale du syndicat national des personnel de l’éducation et du social (SNPES-PJJ/FSU). Ces situations nouvelles pour les éducateurs s’inscrivent dans un cadre juridique complexe puisque ces poursuites pour AMT sanctionnent une « intention terroriste » mais pas de passages à l’acte terroriste. Pourtant, dans un contexte anxiogène, l’enfermement de ces adolescents en établissement pour mineurs (EPM) ou en quartier pour mineurs (QM) est quasi systématique. (lire l’article)

et aussi

  • Témoignage : Martin a lâché ses études pour créer un média qui raconte la vie des sans-abri.  Ancien étudiant en journalisme à l’ISCPA, Martin Besson, 22 ans, a décidé de lâcher ses études il y a un peu plus de deux ans pour créer son propre média : «Sans A_». Celui-ci raconte la vie de sans-abri, prostituées, anciens détenus et autres « exclus » de la société.  «Je me suis dit qu’il fallait que je raconte l’histoire de ces gens», résume-t-il. Encore étudiant à l’époque, il commence par monter une association. Puis, il crée le site internet et y publie les premiers portraits de SDF. Vous pouvez les découvrir sur le site « Sans A ». Sans A est atypique. C’est la symbiose de deux galaxies distinctes et pourtant complémentaires: le média et l’agence créative.  « Nous rendons visibles les invisibles et permettons à chacun d’agir à son échelle. Nous racontons leurs vies, en allant découvrir l’histoire et l’humain » . « En développant des formats engageants et participatifs, nous avons appris à créer de la valeur en utilisant les réseaux sociaux comme des catalyseurs d’histoires. Sans A_ est un laboratoire, nous  y créons et expérimentons des formats, des moyens de communication et des stratégies pour vous accompagner sur vos enjeux »
  • Sans A vous propose l’histoire de Jean-Claude. « Mon chez-moi c’est le trottoir ». Avec une enfance digne des Misérables, dix ans de cabane et trente ans de rue, Jean-Claude n’a jamais pu jouir d’une véritable intimité. Bains-douches, toilettes publiques et amour en pleine rue, le grand-père du quartier Jaurès (19ème arrondissement) à Paris a dû, comme beaucoup d’autres, s’adapter. Mais même sur le trottoir, on a besoin d’un coin à soi. Jean-Claude lui, n’a jamais bougé du sien et l’a même aménagé. Il est aujourd’hui une figure du quartier. Les riverains, il les a connus tout-petits et les a vus grandir. Et pour la majorité d’entre eux, Jean-Claude est ici chez lui. (lire la suite) de ce beau témoignage.

revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

Photo issue du compte facebok de Philippe Gabéran

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