Josef Schovanec, un regard sur le handicap / Les facettes du travail social / Rachel, éducspé, « addicte à l’espoir »

Autiste, le philosophe Josef Schovanec partage un regard percutant sur le handicap

Vous connaissez Josef Schovanec ? Ce philosophe autiste que j’avais rencontré en 2019 continue de nous rafraichir l’esprit par ses observations toujours très pointues. Il récidive aujourd’hui dans un entretien publié par l’Est Républicain. Ses propos, recueillis par Camille Rannou, sont toujours aussi bien vus et percutants.

Il nous parle de biodiversité dans le genre humain. « Est-ce que vous connaissez beaucoup de gens normaux ? Quand on y réfléchit, on se rend compte que les gens sont très divers. Dans cette diversité, il y a non seulement des Français, des Chinois, mais aussi des gens qu’on peut appeler autistes, dys ou que sais-je. L’important, c’est de voir l’être humain et pas les étiquettes médicales, qui sont très sympas pour les gens savants, mais concrètement, je pense qu’il y a plus intéressant chez les gens ».

« On ne peut pas mettre toutes les particularités humaines dans le sac de la pathologie » dit-il. « On est dans un autre schéma mental. Dès lors, la question n’est plus de savoir quels produits magiques, on va avaler pour guérir dans l’heure. Il s’agit plutôt de réfléchir à quelles opportunités on peut avoir pour se développer et avoir une place dans la société ».

Il fait un détour par un personnage issu des dessins animés de Walt Disney : Donald. « il y a beaucoup de personnages de la culture populaire qui sont porteurs de handicaps, mais ce n’est pas toujours dit de façon très claire. » tout le monde aime Donald, dit-il, mais pourquoi ? « Parce qu’il est très humain avec sa maladresse, ses problèmes d’élocution, ses sautes d’humeur. Il est à l’image de l’être humain réel et pas un cliché du programme de l’Éducation Nationale. Sans les personnes différentes, l’univers culturel ne fonctionnerait pas. Sans cette diversité, la société n’existerait pas. Le monde a besoin de cette pluralité ». Allez découvrir cet interview, c’est un régal. (lire l’article de l’Est Républicain)

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Les multiples facettes du travail social

Le travail social offre une grande diversité de pratique et une multitude de secteurs d’emploi, nous explique un récent article de l’Université de Sherbrooke (Canada francophone). « Cette diversité de réalités demande aux futurs professionnels du domaine d’être polyvalents, de connaître ces différentes réalités et surtout, d’intervenir en tenant compte des particularités de chacun de ces milieux. »

Pour Mylène Ouellet, chargée de cours, cela se traduit par une unité de formation intitulée : Exploration des milieux de pratiques. Il s’agit d’initier les étudiant(e)s aux réalités des différents secteurs d’emploi. Il y a de quoi faire : Il est décliné plusieurs pistes. Activité d’immersion dans des organismes sociaux et associatifs (tels par ex. ceux qui assurent l’aide aux devoirs), observation terrain dans une collectivité, assister à des audiences au tribunal, participer à une instance municipale où il est question de plusieurs enjeux sociaux, etc. En fait, il est impossible d’établir une liste tant les activités sont variées et nombreuses.

Au Québec, des étudiants font des tournées en autobus pour aller à la rencontre des services communautaires existants sur un territoire. C’est l’occasion de renforcer les partenariats avec les organismes.  » Pour les futurs diplômés, le défi est aussi de travailler en équipe et en partenariat : la complexité des problématiques commande de mobiliser différentes ressources. Même s’ils ne travailleront pas tous dans les milieux explorés, ces expériences pratiques leur permettront de faire des liens entre ces ressources » (lire l’article -non signé – de l’Université de Sherbrooke)


Rachel Lamy, éducatrice spécialisée, raconte son tour du monde de la non-violence

Un coup de projecteur sur Rachel Lamy est nécessaire et bienvenu. Cette éducatrice spécialisée au parcours singulier a été par le passé rédactrice en chef de la revue Alternatives non-violentes. Elle a  acquis une maturité et une humanité qui la pousse à aller vers l’autre, pour le comprendre et réfléchir à des questions profondes, précise la journaliste Isabelle Manzoni qui l’interviewe dans Le Progrès de Lyon.

Rachel Lamy a publié le livre intitulé « Addicte à l’espoir, mon tour du monde de la non-violence ». Un livre salutaire dans le monde actuel.De la Bosnie au Rwanda, en passant par Israël, Rachel Lamy a écrit son carnet de voyage avec le témoignage de ces « personnes qui agissent dans l’ombre et qui ont agi à leur échelle pour faire le choix de la non-violence dans un conflit armé ».

« Je voulais rencontrer des personnes qui continuent à croire en l’humanité, même quand tout autour d’eux se détruit » explique-t-elle à la journaliste. Cela m’a ensuite amenée à réfléchir sur la question du pardon et de la réconciliation ». Elle se définit comme « une citoyenne du monde, qui a soif de rencontres, de paix, et de voir la beauté en chacun ». De retour en France, elle a le projet, à long terme, de créer un lieu qui donne l’espace pour se ressourcer, réfléchir à ces questions profondes, offrir des séminaires ou des retraites et même des formations sur ces sujets.

addicte a lespoir

(Lire l’article du progrès de Lyon) (découvrir l’ouvrage sur le site de l’éditeur)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser.

photo : Josef Schovanec au colloque de l’ANDESI en 2019 (dd)

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