Bagne pour enfants : Belle-Île se souvient / Paris : des « Marianne » en colère / Cédric Herrou lance une communauté Emmaüs

Bagne pour enfants : Belle-Île se souvient

France 3 nous fait découvrir cette ancienne colonie pénitentiaire devenue maison d’éducation surveillée pour  mineurs.  Ils ont vécu l’enfermement à Belle-Île entre 1880 à 1977, « dans des conditions parfois violentes et décriées ». Les bâtiments du bagne pour enfants vont devenir un lieu de mémoire. La maltraitance des enfants placés ne date pas d’hier. Ainsi dans ce reportage « Jean-Pierre a 15 ans en 1969. Arrêté pour un vol de gâteau, il arrive à Belle-Île pour être emprisonné dans un établissement pénitentiaire pour mineurs. 50 ans après, alors qu’il revient sur les lieux, l’émotion l’étreint : « Quand je revois le couloir…c’était pas réjouissant. Quand je suis arrivé, je ne savais pas ce qui m’attendait. Quand j’ai vu la cellule, que la porte s’est fermée. C’était dur. » confie-t-il.

« Jacques Bourquin éducateur puis directeur à la Protection judiciaire de la jeunesse écrira « Depuis plusieurs mois, le climat est médiocre à l’intérieur de l’institution. Un soir d’août 1934 éclate un incident au réfectoire, un incident apparemment bénin. Contrairement au règlement, un colon a mangé son fromage sans avoir bu sa soupe. Il est puni, ses camarades du réfectoire se solidarisent avec lui, c’est le début d’une révolte que les personnels n’arrivent pas à contenir ».  « A ce moment-là, les pupilles se dispersent sur toute l’île.

Une véritable chasse à l’enfant a lieu et ils sont ramenés par des gardes mobiles et même par des vacanciers. Cet événement plus ceux d’autres colonies comme à Eysses ou Mettray (Indre-et-Loire), vont marquer l’opinion et entraîner des réformes. Tous ces établissements vont questionner la place de l’enfant coupable et de la justice pour les mineurs. »

Paris : des Marianne en colère réclament 1 milliard pour les victimes de violences conjugales

Elles n’étaient qu’une dizaine mais déterminées Le journal Le Parisien explique que « déguisées en Marianne, des militantes féministes ont manifesté à Bercy, accusé de ne pas accorder assez de budget à la « grande cause du quinquennat » Macron ». En effet « Le budget sera voté en septembre, or le « Grenelle des violences faites aux femmes »  annoncé par Marlène Schiappa, ne s’achèvera qu’en fin d’année. leur manif, avec mise aux enchères façon spectacle de la « Grande cause du quinquennat », n’a guère perturbé le ministère fermé pour cause de dimanche et de fête nationale, « C’était symboliquement important d’être ici et que ce soit le 14 juillet ont précisé les organisatrice de ce « happening » (lire l’article du Parisien)

Cédric Herrou lance une communauté Emmaüs chez lui avec des réfugiés et des SDF

Le militant “pro-migrants” Cédric Herrou a lancé la première communauté Emmaüs paysanne de France, dans son exploitation agricole de la vallée de la Roya, dans le sud de la France. Une manière de donner une activité rémunérée à des personnes en situation d’exclusion. est composée de sept personnes : deux Français, dont un SDF, ainsi que des réfugiés et demandeurs d’asile de nationalité iranienne, sierra léonaise, érythréenne, sénégalaise et guinéenne. Le but du projet : miser sur le travail de la terre pour accompagner ces personnes en situation d’exclusion. Pour rappel Cédric Herrou, avait été condamné à une amende par le tribunal correctionnel de Nice en mars 2017 pour avoir apporté de l’aide à des migrants. Il y a un an, ses avocats sont parvenus à annuler sa condamnation en obtenant une décision historique du Conseil constitutionnel validant le principe de fraternité. Il doit être rejugé par la cour d’appel de Lyon, à une date qui n’a pas encore été fixée. (lire l’article Infosmigrants)

 

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre. 

Photo : capture d’écran du documentaire « itinéraire d’un enfant placé / Réalisation : Ketty Rios Palma

 

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Une réponse

  1. Ce documentaire est exceptionnel, sans doute résultat d’une vraie relation de confiance entre la cinéaste et les personnes qui ont accepté de vivre leur histoire devant sa caméra. La situation de placement et son dénouement apparaissent donc dans toute leur richesse et leur complexité.
    Ce documentaire est à la fois un excellent film et un précieux outil de formation.
    Je l’ai pour ma part utilisé avec beaucoup de bonheur dans un stage de formation auprès d’assistantes familiales.

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