Impayés : un projet de loi favorable aux expulsions / grèves et manifs du 115 / Du porte-à-porte contre habitat précaire

Logement : une proposition de loi très favorable aux propriétaires controversée

Sous couvert de lutter contre les squatters, des députés du groupe Renaissance ont déposé une proposition de loi sur le logement très favorable aux propriétaires. Les associations d’entraide sont vent debout. Le nouveau texte ne traite pas que des squats, explique le journaliste du journal Ouest-France André Thomas. Cela concerne aussi les impayés de loyer.

Il est proposé de rendre automatique la résiliation du bail dès qu’un commandement de payer est resté infructueux. Avec une évolution de taille : cette résiliation n’attendrait plus le délai qu’un juge peut ordonner pour apurer la dette. Les délais de la procédure contentieuse étant, par ailleurs, considérablement raccourcis, la voie serait ouverte, en dépit de la précarité causée par l’inflation et les factures de chauffage, à une forte accélération des expulsions.

Le texte est tout logiquement dénoncé par les associations d’entraide. Un collectif, réunissant notamment la Fondation Abbé Pierre, Droit au Logement, ATD Quart-Monde, Attac, la Confédération nationale du logement, dénonce la « criminalisation des locataires en difficulté et des squatteurs de logements vides ». Ce projet de loi est prévu pour être présenté le 28 novembre prochain à l’assemblée. Ouest-France rappelle que la France compte à la fois 3,1 millions de logements vacants et 4 millions de mal logés, dont 300 000 sans domicile, (lire l’article de Ouest France)

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Une mobilisation nationale pour la reconnaissance salariale des écoutant·es 115

Ces professionnel(le)s sont au travail chaque jour auprès des personnes à la rue, plongés dans la violence de leur parcours, trop souvent confrontés à l’absence de solutions de prise en charge. Ils interviennent dans Services intégrés d’accueil et d’orientation (SIAO) et font toujours partie des exclu(e)s de la revalorisation salariale – 183 € nets mensuels – décidée par le gouvernement lors du Ségur de la santé en février 2022.

Dans un communiqué, la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS) rappelle pourquoi les SIAO ne parviennent plus à recruter. Il y a d’abord le bas niveau des rémunérations. Mais un autre dimension entre en ligne de compte. Les conditions de travail sont rendues de plus en plus difficiles par la saturation du dispositif d’accueil, d’hébergement et d’insertion. « La négation de leurs besoins par le gouvernement » écrit la FAS « met en péril leur fonctionnement ».

La pénurie de professionnel(le)s est d’autant plus inquiétante que l’hiver approche. De plus en plus de personnes sollicitent ces services. Le mouvement ne compte pas se limiter à de simples débrayages. Il est d’ores et déjà prévu d’autres actions avec, par exemple,  » une « grèves des chiffres » (dont on ne sait pas bien si cela affectera les autorités.) (lire le communiqué de la FAS)

 


Du porte-à-porte de proximité contre habitat précaire

La précarité énergétique et l’habitat insalubre frappent de nombreux foyers. Il existe des aides, mais les intéressés ne le savent pas toujours. En Maine-et-Loire, une association baptisé « Les Locaux-Moteurs » y remédie de façon originale. Lionel Thompson Journaliste à France Inter est allé à la rencontre de cette structure dans le cadre de ses chroniques intitulées « Esprit d’Initiatives »

La fondatrice de l’association, Claudine Pézeril, s’est inspiré d’une pratique québécoise pour développer un porte-à-porte mis en oeuvre par des habitants-relais.  Il s’agit d’aller au contact des habitants qui ont un habitat dégradé, leur expliquer qu’il existe des aides en réponse à leur situation. Ces aides ne sont pas toujours utilisées, parce que ceux qui pourraient les utiliser et en ont besoin ont peur du montage financier que cela repr »sente. Il y a aussi la complexité des dossiers à renseigner. Bref les personnes et familles qui sont dans des logements dégradés pensent, à tort, qu’ils n’y auront pas droit. » Cette démarche ne se substitue pas aux organismes d’aide. Elle permet d’informer et d’accompagner en mettant les intéressés en confiance.

« Les portes se seraient fermées si je n’étais pas connu dans le secteur » explique Laurent Boué, un habitant du village. Il a été formé et embauché par l’association des Locaux-Moteurs pour aller en porte-à-porte informer sur ces aides. « Le fait d’être moi aussi un habitant de la commune m’a permis d’avoir une approche totalement différente ». On pouvait très bien parler de clubs de sports, de fêtes de villages… Il y avait des choses qui, inévitablement, nous rapprochait au-delà de la question des aides. » (lire et écouter le podcast de France Inter)

 

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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser.

Credit photo : wayhomestudio – fr.freepik.com

 

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