Il n’existe pas de vaccin contre la pauvreté / à la Mutualité E. Macron espère redonner le sourire / Paris : une grève aujourd’hui à la DASES

  • «Il vaut mieux prévenir que guérir, mais il n’existe pas de vaccin contre la pauvreté» Louis Maurin  économiste, directeur de l’Observatoire des inégalités répond aux questions du Monde en réaction des récents propos du président de la République. Il rappelle que selon les enquêtes récurrentes du barème de l’opinion, menées depuis quinze ans par le ministère des affaires sociales, 59 % des Français pensent que les pouvoirs publics n’en font pas assez pour les plus pauvres, 32 % qu’on fait ce qu’il faut et seulement 8 % qu’on en fait trop. voilà qui va à l’encontre d’une opinion qui serait dominante pour dire que … »si les pauvres sont pauvres, c’est qu’ils n’ont pas fait ce qu’il faut pour s’en sortir. A force d’aide, la société ne les incite pas assez à reprendre le travail » Bref, conclu Louis Maurin, « on renvoie les pauvres à leur sort d’assistés ».
  • Aides sociales : Emmanuel Macron espère redonner le sourire. Olivier Bonnin a suivi pour TSA le discours d’Emmanuel Macron lors du congrès de la Mutualité. Loin des petites phrases qui fâchent, il  a donné sa vision d’une « révolution profonde  de l’Etat-providence », qu’il entend mener aussi face au vieillissement ou aux exclusions. A ses yeux, en effet, «nous avons maintenu les droits formels, sans nous soucier assez de faire qu’ils soient des droits réels» ; et malgré des dépenses sociales croissantes, la société «sécrète toujours plus d’inégalités». Tel est donc le combat qu’il s’assigne pour son quinquennat : qu’au-delà d’un « indispensable» filet de sécurité, l’Etat-providence garantisse «les conditions d’une vie digne». Et pour retrouver ainsi la «justice sociale effective», Emmanuel Macron entend engager une «révolution profonde» en trois principes : la prévention des inégalités, l’universalité des droits, et la dignité par l’accompagnement et le travail. Tout cela sans augmenter les dépenses sociales…
  • Paris : des Services Sociaux en Grève ce vendredi 15 juin.  L’intersyndicale CGT-FO-SUPAP-FSU-SUD appelle les agents des services sociaux de la DASES à Paris à un rassemblement festif et solidaire. « « Dans une baignoire qui chauffe petit à petit, on meurt bouilli avant de s’en rendre compte » Les syndicats dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, la perte de sens et entendent défendre le Service Social.

et aussi

  • Cholet. Protection de l’enfance : des salariés en colère. Il y a de quoi. Les salariés de l’Association pour la protection de l’adolescence et de l’enfance (Apaech) de Cholet demandent leur « maintien en poste » au sein des nouvelles structures qui reprennent leur activité après la décision du Département de redistribuer les  cartes. A ce jour, seul 8 des 102 salariés ont été repris. D’où un mouvement de grève lundi dernier à Cholet avant une action revendicative au Conseil départemental à Angers et au Festival d’Anjou. (lire l’article sur le Courrier de l’Ouest)

 

Revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

photo : pixabay

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