Didier Dubasque
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Handicap : la France encore condamnée / Crèches : comment est-on arrivé là ? / La galère pour obtenir ses droits

Le Conseil de l’Europe dénonce une violation des droits des personnes handicapées par la France

Le Conseil de l’Europe dans une décision parue lundi dernier a dénoncé les violations des droits des personnes handicapées et de leurs familles en France. Une décision liée aux difficultés d’accès aux transports, aux soins, aux aides financières et à l’éducation. Le Conseil de l’Europe a constaté que la France enfreint trois articles de la Charte des droits sociaux. Il déplore également l’absence d’une politique cohérente et coordonnée en matière de handicap qui, en France entrave chaque jour la possibilité pour les personnes en situation de handicap de vivre de manière autonome et choisie, comme les autres citoyens.

Malgré la grande loi de 2005 sur le handicap, notre pays ne dispose toujours pas de moyens suffisants pour des bâtiments et des transports accessibles. Il y a aussi un manque de places dans les foyers d’accueil. Ces manquements ont des conséquences sur les familles et peuvent conduire à la précarité. Les associations d’aidants pour personnes handicapées exigent que les recommandations émises par le Conseil de l’Europe soient traduites sans délai en politiques publiques cohérentes et coordonnées pour que les droits des personnes en situation de handicap soient respectés.

Le ministère délégué aux Personnes handicapées a affirmé que la décision du Conseil de l’Europe « fera l’objet d’une lecture attentive ». C’est un minimum qui montre aussi l’inaction dans ce domaine à moins de dix jours de la conférence nationale du handicap. Les associations espèrent des changements mais sans trop d’illusion. (lire l’article de France Inter)

 


Maltraitances dans les crèches. Comment en est-on arrivé là ?

C’est un Podcast diffusé par France Culture qui nous en apprend un peu plus : Aujourd’hui, 2000 situations de maltraitances sont remontées à l’IGAS. Il est question de « douze violences », « une expression qui revient souvent dans la bouche des professionnels ». « Ça a été théorisé par Christine Schuhl, une éducatrice de jeunes enfants. « Cela désigne des attitudes, des paroles, des gestes où l’intention de l’adulte prend le pas sur celle de l’enfant. Cela indique une graduation dans les violences. Ça peut commencer par des oublis, comme oublier de nourrir ou de changer un enfant. Et puis progressivement, cela peut devenir plus grave  » dit-elle

Un professionnel s’occupe en moyenne de huit enfants. C’est une forme de travail à la chaîne qui dépasse les professionnels. selon l’article il y a des auxiliaires contraintes d’utiliser leurs deux mains et leur deux pieds pour bercer et nourrir les enfants.

Véronique Escames, elle-même auxiliaire de puériculture donne son point de vue.  « Nous ne sommes pas formés à l’éveil de l’enfant notamment. Dans les faits, nous sommes censé l’assumer ». Elle rappelle que dans les structures, les spécialistes de l’éducation sont très rares et sont surtout dans des postes de direction. (lire l’article et écouter le Podcast de France Culture)

 


« Complexité », « manque d’accompagnement », des témoignages de la difficulté à obtenir des prestations sociales

Adrien Palluet journaliste à 20 Minutes a tenté de synthétiser les multiples plaintes émanant des lecteurs du journal. Il confirme ce que les travailleurs sociaux constatent depuis maintenant plusieurs années : chaque année en France, environ 10 milliards d’euros de prestations sociales ne sont pas réclamés par de potentiels bénéficiaires, soit environ 30% des Français. La première cause du non-recours aux aides sociales est le manque d’informations, suivi de la complexité des démarches, selon le baromètre de la Drees. La numérisation des aides sociales est également un problème pour les plus âgés qui sont moins habitués aux outils informatiques.

Sylvie explique ce qui ne va pas : « c’est « une assistante sociale qui [lui] a dit [qu’elle avait] droit à la prime d’activité ». Au moment de son témoignage, elle indiquait au journaliste toujours attendre la réponse pour son attribution. La lassitude est aussi perçue dans le témoignage de Jacky qui est remonté contre le manque de réponse de la CAF « malgré plusieurs relances ». Philippe quant à lui constate que le manque d’informations sur les prestations sociales est « surtout dû au fait que les agents qui nous reçoivent ne nous informent de rien concernant d’éventuelles prestations auxquelles nous pourrions bénéficier. » (lire l’article de 20 minutes)

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Les jeunes enfants passent trop de temps devant les écrans, selon une vaste étude

Là non plus, ce n’est pas nouveau, mais une nouvelle étude vient confirmer des doutes déjà bien implantés dans la réflexion des professionnels de santé et du travail social. C’est le magazine Capital qui s’en fait l’écho à travers un article de l’AFP. On y apprend que temps passé par les enfants devant les écrans a augmenté ces dernières années en France. Il dépasse les recommandations sanitaires, selon une première étude nationale d’envergure sur le sujet.

Cette enquête, portée par l’Ined et l’Inserm, a suivi plus de 18 000 enfants nés en 2011 pendant 20 ans. Les résultats montrent que le temps d’écran quotidien était en moyenne de 56 minutes à 2 ans, 1h20 à trois ans et demi et 1h34 à cinq ans et demi. Ces durées sont supérieures aux recommandations de l’OMS qui préconise de ne pas exposer les enfants de moins de deux ans aux écrans et de limiter le temps à une heure par jour entre 2 et 5 ans.

Les temps d’écran sont plus élevés chez les familles ayant des origines immigrées ou un niveau d’études de la mère faible, souligne l’étude. Les auteurs reconnaissent quelques limites à leur travail, notamment le fait que les mesures de temps d’écran sont des données déclaratives. (lire l’article de l’AFP publié par Capital)

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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

Photo : Pixabay

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