Faut-il mettre de force les SDF à l’abri ? / « J’étais prisonnière d’un homme » / La CNIL met en demeure l’Assurance Maladie

  • Mettre à l’abri de force les SDF ? « Une fausse bonne idée » : La Belgique le fait, mais faut-il pour autant suivre cet exemple ?  Faut-il utiliser la force pour protéger les sans-abri quand il fait froid ? La mesure fait débat. « Une fausse bonne idée », tranche Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. « On peut comprendre l’intention, qui consiste à dire que l’on ne peut pas laisser ces personnes mourir de froid, mais le problème des personnes qui n’ont pas de logement, c’est toute l’année », ajoute-t-il.  Plutôt qu’imposer cette mesure, « il faut apporter des solutions durables de logement pour ces personnes, toute l’année », prône Christophe Robert, qui conclue  « Il faut qu’on prenne tous conscience que l’on a la capacité d’apporter des solutions durables à toutes ces personnes, et pas seulement parce qu’il fait froid ».
  • Prisonnière d’un homme, on n’osait pas m’aider parce que j’étais « sa femme » :  Après, c’était toujours les mêmes mots: « ça recommencera plus », « pardon », « mais tu sais moi je suis comme ça et tu es la femme de ma vie, je ne peux pas vivre sans toi, tu sais ». Et puis d’années en années, alors que la violence était au rendez-vous de manière régulière, il y avait des variantes: « c’est du passé mon amour et je fais des efforts, pourquoi tu ne vois que le mauvais côté des choses ». Effectivement, mise à part la dernière fois où il m’a retenu enfermée chez lui, entre deux crises il ne l’était pas… violent.
    « On a subi », « on a enduré », « on s’est tues », « on a crié », « on a polémiqué », maintenant « on agit ».
  • Sécurité des données : la CNIL met en demeure l’Assurance maladie. La Commission Nationale Informatique et Libertés ne plaisante pas avec ça. Décision rare, cette mise en demeure fait suite à plusieurs contrôles dans un système avalant et stockant des centaines de millions de données sensibles (actes médicaux, feuilles de soins, date des soins, des séjours hospitaliers, remboursements, etc.), au surplus accessibles à « de très nombreux organismes : les caisses gestionnaires des régimes d’assurance maladie, les agences régionales de santé, des ministères, l’institut national des données de santé, des organismes de recherche, etc. ».  Après deux années d’enquêtes au sein de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) responsable de la gestion technique de ce traitement, et de centres de maintenance, la CNIL a dénoncé tout bonnement « de nombreux manquements à la sécurité des données à caractère personnel traitées dans le cadre du SNIIRAM ». (Lire la suite)

et aussi

  • Projet de loi « société de confiance » : ce qui changerait pour le médico-social. La Gazette Santé Social permet d’aller à l’essentiel à travers cet article intéressant qui nous précise les impacts du projet de Loi sur la société de confiance qui devrait être adopté prochainement : Droits à l’erreur et au contrôle, institutionnalisation du référent unique, droit à rectification de l’usager en cas d’indu sur prestations sociales, expérimentation du baluchonnage, un médiateur pour l’Urssaf, telles sont les mesures du projet de loi .S’y ajoute une amorce de réforme pour le secteur de la petite enfance, qui sera rendue opérationnelle par ordonnances.

 

revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

photo : simonp321 « Je dors ailleurs repasser demain »

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