Êtes vous stressé(e) par votre travail ? Vérifiez si vous avez un risque de burn-out

Vous êtes relativement nombreux à taper dans le moteur de recherche de ce blog les termes « d’usure professionnelle » ou encore le mot anglais « burn-out ». C’est donc l’occasion de vérifier de façon assez simple si finalement vous êtes stressé(e) au travail ou si vous êtes en risque de burn-out. Mais auparavant il est nécessaire de préciser de quoi vous parlez quand vous rentrez le soir chez vous après une dure journée de travail et que vous vous sentez littéralement épuisé(e). Cela peut tout simplement être de la fatigue et c’est normal. Pour autant cela peut aussi être un premier signe d’un stress professionnel qui s’installe.

Qu’est-ce que le stress ? Le stress, terme anglais est un pression émotionnelle. Ce mot vient de l’ancien français destresse, qui est aujourd’hui nommé un syndrome général d’adaptation. C’est l’ensemble des réponses d’un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement. Dans le langage courant, on parle de stress positif (eustress en anglais) ou négatif (distress).

Le burn-out est tout autre chose et cela est bien plus inquiétant car il provoque des dégâts avec souvent une impossibilité de revenir rapidement sur son poste de travail. A ce niveau là, on n’en peut plus et on n’en veut plus.

Le burn-out est un état dépressif lié au milieu professionnel. Au départ associé aux catégories professionnelles aidantes (travailleurs sociaux, travailleurs médicaux…), il est désormais reconnu qu’il touche tous les types d’emplois. Les premières recherches sur le syndrome d’épuisement au travail sont attribuées au psychiatre et psychothérapeute Herbert Freudenberger, en 1974. Cependant, le concept de burn-out est posé dès 1959 par le Français Claude VeilLa « maladie » se déclenche suite à une exposition constante et prolongée du stress au travail.

Il existe une littérature importante sur ce phénomène qui a pénétré tous les secteurs du travail. Mais ce c’est quand même LA maladie professionnelle qui touche principalement les professionnels de l’aide que sont les travailleurs sociaux.

Alors comment vérifier si vous êtes dans une situation de risque  ?

Nos collègues, notre hiérarchie mais aussi le système  institutionnel dans lequel nous évoluons peuvent contribuer à créer de la tension et du stress notamment si celles-ci engagent les professionnels dans des voies qui contribuent à mettre une distance importante entre le travail « prescrit » et le travail « réel » ainsi que le travail « idéalisé » à partir de nos propres normes. La question du sens est alors posée.

Un questionnaire d’autoévaluation en ligne sérieux et ayant fait ses preuves est à votre disposition ici en cliquant sur ce lien.

Comment se prémunir ?

« le principe de base, c’est de ne pas focaliser sur ce qui est stressant et usant, mais sur la façon dont on peut prendre soin de soi ». Soyez un peu « égoïste » si vous êtes victime de stress professionnel. Ne doutez pas de vous et faites vous  plaisir même au travail. Fuyez ou évitez autant que vous le pouvez celui ou celle qui vous est « toxique » et ménagez-vous des « petit temps de bonheur professionnel » avec vos collègues qui vous font confiance. Voilà juste quelques conseils sans prétentions qui ne peuvent que vous faire du bien

«Le burn-out a des particularités chez les travailleurs sociaux»

Comment des assistants sociaux ou des CESF en viennent-ils à être frappés d’épuisement professionnel ? Comment le vivent-ils ? Avec cet ouvrage, Burn-out et travail social, le sociologue Fathi Ben Mrad met en lumière plusieurs spécificités de ces professionnels face au syndrome.

Les travailleurs sociaux interrogés « mettent d’abord en cause leur environnement extérieur. D’un point de vue macro-social, un facteur du burn-out est ainsi la « nouvelle gestion publique », ce transfert des règles de l’entreprise privée aux services publics, opéré à partir des années 80. Il a contribué à développer la compétitivité entre les acteurs, à réduire le temps consacré à la relation d’aide, et finalement, à la perte de sens du travail social… »

(Burn-out et travail social, Fathi Ben Mrad, éditions L’Harmattan, 2017, 20,50 )

note : j’avais publié cet article initialement en octobre 2017. Je l’ai « enrichi avec cette nouvelle version

Photo : Pixabay

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2 réponses

  1. Bonjour, le burn-out n’est pas à l’origine un état dépressif. Bien au contraire…. Les professionnels en effondrement dû à un écart entre leur savoir faire leur engagement et ce que leur demande l’organisation de travail leurs fait prendre conscience d’une perte de sens, de reconnaissance et d’appartenance et pour des raisons de leur engagement, leurs motivations initiales très fortes ils s’écroulent.
    Cependant il est étonnant de lire et de regarder l’énergie qu’ils mettent à vouloir s’en sortir malgré les dégâts corporels, mental et émotionnel que le burn-out provoque. Ils possèdent une énergie incroyable même si parfois cela peut conduire à une forme de dépression voire de désespoir..
    Laurent Guenebaut

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