Éducatrice spécialisée en libéral à 70 euros de l’heure. Cela vous tente-t-il ?

J’ai rencontré la semaine dernière une collègue qui travaille en libéral. Elle est éducatrice spécialisée. Pour tout dire, je ne suis pas un adepte de ce mode d’exercice et souhaitais en savoir un peu plus sur cette forme d’intervention où le travailleur social se fait directement rémunérer par la famille. Nous sommes assez éloignés de la mission de service public et justement, les clients qui sont aisés financièrement, ne veulent surtout pas être accompagnés par des professionnels de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) et encore moins par des collègues assistantes sociales de secteur. La présentation qui suit risque de faire polémique. Elle peut tout cas à minima vous interroger.

Martine S. (le prénom est changé)  ne s’épanouissait pas dans son travail au sein de l’Éducation Nationale. Elle a commencé par compléter sa formation d’éducatrice avec une spécialisation sur la psychologie des adolescents. Constatant le besoin important de parents demandant à être soutenus face aux comportements de leurs enfants, elle s’est finalement lancée lorsqu’elle a perçu que certains parents souhaitaient être aidés en évitant à tout prix d’être connus de l’ASE et semblaient finalement assez désespérés et sans solution. Aujourd’hui elle accompagne 22 familles et travaille quasiment à temps plein.

En fait, les problèmes éducatifs que rencontrent des familles aisées sont tout aussi importants que celles qui ont de faibles revenus. Mais cela ne se sait pas ou du moins ne se voit pas. Les représentations sont fortes. Pas question pour elles de faire appel à une institution. Le Département est vécu par ces familles comme intrusif, insuffisamment disponible au regard de leurs attentes et souvent jugeant. Il semble aussi qu’avoir à faire avec les services sociaux soit considéré comme extrêmement dévalorisant. Bref le service social « ce n’est pas pour nous, c’est pour les pauvres, ceux qui sont incapable et non autonomes ». C’est un peu sur cette perception là, pleine de représentations, que l’approche avec paiement à l’acte peut se développer. 

La carte de visite de notre collègue en libéral est particulièrement attractive pour ce public. Elle se présente  comme « consultant éducatif à domicile » sans préciser spécifiquement qu’elle est initialement éducatrice spécialisée. Ses objectifs sont clairement définis : « aider votre famille à retrouver une harmonie, une meilleure communication. Renouer les liens, améliorer la relation  parents/enfants et restaurer l’équilibre ». Ses domaines d’intervention portent sur l’aide éducative à domicile, le rétablissement de la communication et l’apaisement des tensions. Elle intervient aussi dans le domaine des orientations et du décrochage scolaire avec le comportement qui va avec, notamment le refus de l’autorité. Enfin elle se propose aussi d’aborder les problèmes liés aux séparations difficiles, aux familles recomposées. N’oublions pas les questions d’addictions d’adolescents, le cannabis mais aussi le numérique. Sur la plage arrière de la carte se trouve une photo, celle de l’intervenante. Photo « rassurante » qui permet au futur client de se représenter à qui il va avoir à faire.

La demande est là. Comment y répondre ? Quel est le mode opératoire de ce travailleur social atypique ?  Le premier entretien est gratuit il dure environ 2 heures et permet de dresser un premier bilan: il permet à notre collègue de vérifier plusieurs points en rencontrant séparément les parents et les enfants. Le premier point porte sur l’identification des difficulté tant du coté du ou des parents que de l’adolescent ou de l’enfant. Il s’agit ensuite de vérifier si une action dite éducative est adaptée et si la situation ne relève pas plus plutôt du soin médical ou psychologique. Le troisième objectif consiste à repérer si la famille est en capacité de se mettre elle-même en mouvement. Les personnes qui font appel à ses services tentent systématiquement de lui déléguer le problème contre rémunération. Pour elles tout ou presque s’achète.  Il lui faut rapidement expliquer que rien ne pourra se faire si aucun des membres de la famille n’accepte de bouger pour permettre que la souffrance familiale exprimée s’atténue à défaut de se résoudre. Cela fait beaucoup en 2 heures. Mais les grandes lignes sont définies.

L’intervenante en libéral peut parfois refuser de prendre en compte certaines situations. Elle perçoit que les conditions minimales d’une mise en mouvement de la famille ne sont pas là. Elle réoriente les personnes pour lesquelles elle estime ne pas être en capacité de répondre à leur attente. Ce sera alors selon son diagnostic soit vers le service social de secteur, soit vers un(e) psychologue soit vers l’ASE en rappelant que leurs réticences ne peuvent justifier d’y faire appel au regard de la particularité de leur situation et des risques de mise en danger qui peuvent exister pour le mineur.

Cette collègue particulière travaille beaucoup en réseau : addictologie, hôpital, CPE des collèges, maison des adolescents mais aussi avec le secteur et les éducateurs sportifs. Ainsi elle prend pour exemple un partenariat avec un club de boxe et un éducateur sportif assez connu susceptible d’accueillir un jeune violent afin de l’aider à canaliser son agressivité et la sublimer dans le sport. Cela a un coût la aussi. La prestation peut alors monter jusqu’à 150 euros la séance ce qui permet de travailler à 2 avec le sportif.

L’engagement des familles est d’autant plus important que cela est payant et assez cher finalement puisque rien n’est remboursé. Ce travail à l’acte à de quoi interroger. C’est ce que j’ai fait justement.

Jusqu’où peut aller son engagement ? Cette collègue travaille quasiment 24 heures sur 24 acceptant de pouvoir être appelée à tout moment. Cela lui a valu par exemple d’aller à la recherche d’une jeune fugueuse au milieu de la nuit et la retrouver dans le quartier de la gare avec des SDF assez alcoolisés. Cette façon d’agir dans le cadre d’urgences fait pour elle « partie du job » et c’est très rassurant pour les parents.

Qu’en est-il d’un possible conflit d’intérêt entre « le client » et son prestataire ? C’est une question que s’est posée Martine S. Elle ne s’est pas trouvée encore dans cette situation et justement souhaitait me rencontrer pour aborder la question de la protection de l’enfance et de la place qu’elle peut prendre face à une éventuelle information préoccupante. Nous avons échangé sur cette question qui n’est pas insoluble. Il s’agit tout simplement pour elle d’assumer auprès de la famille cette nécessité  de faire part de sa préoccupation à la cellule départementale de recueil des IP. C’est ce que font nos collègues  de secteur qui accompagnent les familles. Elles ont l’habitude d’assumer auprès d’elles leurs écrits. Elle devrait être en mesure d’en faire autant. Le risque au regard de sa responsabilité ne peut être amoindri par le fait que le client paye la prestation. L’adage dit que le client est roi. Je ne crois pas que cela puisse être le cas en matière de protection de l’enfance ou des adultes vulnérables.

N’y a-t-il pas un risque que ce modèle se développe avec des personnes non qualifiées qui exercent leurs talents en faisant un peu n’importe quoi ? C’est un risque confirme-t-elle. C’est pourquoi elle tente de mettre actuellement en place un réseau de travailleurs sociaux diplômés avec une charte d’engagement et une pratique éthique explicite.

Comment fait-elle sans travail en équipe ? Martine C. m’indique qu’elle participe  à un groupe d’échanges sur les pratiques professionnelles et peut présenter des situations à des pairs et en partager l’évaluation. C’est essentiel précise -t-elle.

Bref le travail est pensé, construit analysé, professionnel même si le risque est présent. Notre collègue en accepte les aléas préférant vivre son travail de façon indépendante sans passer sous les fourches caudines de l’administration, ni être prisonnière de systèmes hiérarchiques qui souvent sont vécus comme pesants et contraignants.

Mais il y a quelque chose qui me gène. Un travail social pour familles aisées n’est-il pas en train de se mettre en place à bas bruit ? Est-ce bien  normal ? Je vous avoue que malgré le professionnalisme que j’ai pu percevoir chez cette collègue qui porte visiblement les valeurs et les pratiques du travail social, je reste pour ma part encore assez interrogatif. Je me demande si ce qui se met en place n’est pas une nouvelle forme d’inéquité de traitement entre pauvres et riches. J’aimerai vraiment que ce mode d’intervention ne s’adresse pas qu’à une seule catégorie de la population. Au final seule celui qui peut payer pour être aidé peut en bénéficier. C’est peut-être là le principal défaut de ce mode d’exercice professionnel.

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42 réponses

  1. La supervision est à la relation d’aide ce que le filet est au trapéziste acrobate : une sécurité dans son métier !
    Une sécurité à plusieurs niveaux :
    ¯ pour le thérapeute, qui de ce fait, prend conscience de ce qui se joue dans la relation et dans la situation et peut analyser les résonances (transfert/contre transfert) en jeu pour ne pas se laisser happer ! De plus, disposant d’un espace de débriefing, le professionnel ne sera jamais « seul » dans sa relation psychothérapeutique.
    ¯ pour le patient consultant un professionnel de la relation d’aide, qui pourra, dans les meilleures conditions, déposer ses problèmes sans interférences avec l’histoire du professionnel, qu’il saura (ou sentira) en sécurité psychique, authentique et fiable.
    Il est souvent compliqué de trouver un groupe (hors institution) pour bénéficier de séances collectives, dans lesquelles l’interaction et la complémentarité des approches individuelles (étant moi-même formée à l’analyse systémique depuis presque 20 ans à RESCIF Strasbourg) font la force et la dynamique du dit groupe.
    C’est pourquoi, à compter du 22/09/2020, j’animerai 2 cycles de 10 séances annuelles de 2h00,
    1 groupes les mardis de 13h45 à 15h45, 1 groupe les jeudis de 08h30 à 10h30
    par ZOOM

    Tél.:06.14.17.14.24
    Mail: tsipora.ifrah@wanadoo.fr

  2. Bonjour et merci pour cet article qui date déjà, mais qui continue de circuler!
    Depuis cet été, je travaille comme ME en libéral et cela me convient tout à fait.
    J’étais déjà en auto-entrepreneur (formation en anglais), j’ai suivi la formation de ME, j’ai ensuite travaillé dans des foyers et centres de formation et aujourd’hui je travaille comme éducatrice scolaire, ce qui était mon mon souhait depuis longue date.
    Je suis référée par des collègues. Cela va mettre longtemps avant de travailler à temps plein, mais j’ai confiance. Et des jeunes en difficulté scolaires, il y en, hélas, a de plus en plus.
    Ma question pour l’auteur de cet article est la suivante. Je souhaiterai entrer en contact avec Martine S. ou d’autres afin de rebondir et avancer sur son projet de charte d’engagement.

    ref: « N’y a-t-il pas un risque que ce modèle se développe avec des personnes non qualifiées qui exercent leurs talents en faisant un peu n’importe quoi ? C’est un risque confirme-t-elle. C’est pourquoi elle tente de mettre actuellement en place un réseau de travailleurs sociaux diplômés avec une charte d’engagement et une pratique éthique explicite. »

    Merci d’avance,
    Bien à vous,
    MB

    1. Bonjour, Je suis désolé mais j’ai littéralement égaré les coordonnées de la collègue qui peut-être se reconnaitra. J’avais rédigé cet article en juin 2017 et depuis j’ai quitté mon service là où je l’avais rencontré. Je suis surpris car cet article continue d’être lu. Il doit répondre à une certaine attente de professionnels qui souhaitent passer le pas et peut-être tenter l’aventure…
      Cordialement

      dd

    2. Bonjour,

      Effectivement j’aurai également apprécié avoir les coordonnées de cette dame.
      Marijke Bryden j’aimerais avoir des infos pour devenir auto entrepreneuse en tant que ME ? Merci.

      1. Bonjour à tous,
        Comme l’auteur de cet article publié il y a plus de 2 ans, je suis surprise de la suite qu’il suscite. Ceci dit, le titre est très accrocheur!

        Bonjour Ju,
        Pour devenir auto-entrepreneur en tant que ME, il suffit de s’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur sur un site officiel. Attention, c’est une démarche gratuite! N’acceptez pas de propositions payantes. Voici deux sites:
        https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23264
        https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil/creer-mon-auto-entreprise.html
        C’est à vous de choisir votre code NAF selon la liste (moi c’est 88.99A), vous recevrez au bout de qq jours avec la confirmation, votre numéro de SIRET. Je mets ces deux chiffres en bas de mes devis, factures, etc.

        Une fois que vous êtes inscrits, il vous faut des familles, des jeunes, des usagers, des référés… ça, c’est à vous de les trouver.

        Pour ma part, lorsque j’ai rencontré un jeune en difficulté, je fais un devis où je commence par un constat de la situation suivi d’une proposition de la prise en charge et ma grille tarifaire – entre 35 et 45 euros de l’heure, en général je fais des sorties de 3 heures avec les jeunes pour les sortir de leur chambre/écran/jeux video, etc et donc un prix global de 90 euros par demi-journée. Je précise aussi que je suis en lien avec l’entourage de la personne, les spécialistes (orthophonistes, psy, professeur principal etc) et je facture 20e la demi-heure de ces conversations… qui sont nombreuses!

        En ce moment, une famille a une prise en charge MDPH, une autre est remboursée par une association, et deux ont les moyens de payer elles-mêmes.

        Si tout le monde est d’accord, j’établis une convention qui est signée par la personne qui va payer la facture (dans mon cas ce sont les parents) et je commence mon accompagnement.

        A la fin du mois j’envoie une facture.
        A la fin du trimestre, je déclare mes revenus sur le site de l’urssaf, https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil.html.

        Voilà… pour moi, tout avance comme il faut.

        Je reste quand même encore très intéressée par l’idée c’une charte que nous pourrions créer ensemble. Peut-être Tsipora pourrait nous conseiller qq chose?

        N’hésitez pas à revenir vers moi…. ce serait le début d’un réseau 🙂

        Marijke
        http://www.bamboozlebox.com/educ-scolaire

        1. Bonjour,

          Merci pour votre réponse complète.
          Ca me fais plaisir de voir que votre activité fonctionne.

          Pour ma part, je travail à mi-temps dans ce domaine depuis 3ans, en lien avec un collège/lycée. J’ai déjà des familles et jeunes qui « m’attendent » à venir domicile, il ne me reste plus qu’à me lancer dans le libéral, à mi-temps.

          Je me pose encore la question des taxes de l’état, ne sont-elles pas trop élevées après 2 ans d’activité ? Faut-il éviter de « trop » gagner pour payer moins de taxes/impôts ? Je n’arrive pas à trouver les barèmes exacts.

    3. Bonjour
      Je suis Educatrice Spécialisée et je travaille autour d’un projet en libéral, en savoie.
      Je me pose questions autour du statut des travailleurs sociaux qui interviennent en matière de protection de l’enfance.
      Il serait question d’un agrément pour pouvoir faire un travail équivalent aux institutions qui suivent les familles.
      Pourrions nous échanger à ce sujet ?
      Merci de votre attention..

      1. Bonjour Sissi,

        C’est une question interessante à laquelle je n’ai pas de réponse. Vous pourrez peut-être considerer la PMI, je crois que c’est eux qui délivrent les agréments pour les familles d’accueil. Ou alors monter un dossier similaire à la demande d’agréement des familles d’accueil et l’envoyer au service enfance de votre département pour conseil.

        Voici un lien similaire pour la demande d’agrément pour service à la personne.
        https://www.assistant-juridique.fr/agrement_services_personnes.jsp

        Ceci dit, je pense qu’une association agréée avec une charte éthique serait utile. Avec par exemple une supervision comme proposée par Ifrah, début septembre.

        Je serai heureuse de lire votre avis, ainsi que celui des autres lecteurs interessés par la question.

        Bien cordialement,
        Marijke

  3. Bonjour, j’envisage sérieusement de me lancer dans le libéral. Il y a plein de forums avec des questions mais peu de réponses. Il y a des propositions de formation par le biais du CPF. Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des pistes par ou commencer ? Comment développer le partenariat ? Je suis un peu perdue…
    Merci

  4. Bonjour tout le monde des ducs…

    C’est très intéressant ce texte et j’ai discuté de l’éducation spécialisée en libéral, il y a quelques jours avec des collègues. y aurait-il une association libérale dans le département du Nord et spécifiquement sur la cote d’opale ?

    en tout cas, ce serait la nouvelle génération des éducs en libéral…

    d’avance merci

  5. Bonjour Jennyfer, je suis également dand le 40 et je partage la même reflexion que toi.
    Si tu es ok nous pouvons nous rencontrer afin d échanger.
    Sandra.

  6. Bonjour,
    Je souhaite pouvoir intégrer moi aussi une nouvelle dynamique professionnelle et pourquoi pas penser une équipe libérale dans le 40, des personnes dans le coin ???

      1. Bonjour,
        Je suis aussi dans le 33 (enfin j’y reviens très vite après une expatriation aux USA) et pense à me mettre éducatrice libérale.)
        Nous pouvons nous mettre en contact si vous voulez 🙂

      2. Salut les collègues moi suis sud Gironde et motivé aussi, serait content de pouvoir échanger avec vous….

  7. Bonjour ,
    je souhaiterais connaître les démarches à effectuer pour pouvoir se mettre en éducatrice libérale , si vous pouvez me conseiller cela serait super car je ne sais pas comment m’y prendre, je vis dans l’ Ain.

    Merci !!!

  8. Bonjour,

    Je suis en réflexion pour devenir éducateur en libéral dans le Haut-rhin.
    Je suis intéressé par l’accompagnement social et l’insertion des jeunes (12 à 25 ans).
    Y’a t-il une équipe d’éducateur libéral dans le haut-rhin?

  9. Bonjour,
    Votre travail est magnifique il y a des aléas.
    J’aimerais aussi être en libéral, je suis éducatrice spécialisée et j’ai cumulé de boulots en boulots où je ne trouvais pas ma place. aujourd’hui je voudrais travailler en tant que coach pour accompagner les personnes vivant une relation toxique. Ma seconde orientation serait d’aider les enfants qui.souffrent des troubles de la concentration par le jeu.

    1. Bonjour,

      Je suis dans le 34 et je travaille sur le projet de m’installer en libéral. Nous pouvons échanger si vous le souhaitez.

      Catherine

      1. Bonjour je suis dans le 30 je suis monitrice éducatrice Ét je souhaite également me lancer dans l aventure , je me questionne beaucoup au niveaux législation. Je veux être sûr d être dans les clous…

        Avez vous des infos à ce sujet j ai du mal à trouve sur internet
        Merci d avance

        Manon

  10. bonjour,
    EDUC SPE en IME depuis 21 ans, sur un groupe d’enfant autistes, l’idée de devenir éduc libérale me trotte de plus en plus. Département de L’ Aude (11)
    Je cherche des réponses tel que , quelles démarches , qui contacter pour démarrer le processus .
    Mon domaine …. L’autisme….. avec une formation communication PECS.
    Merci a ceux qui pourront me donner un début de réponses.
    Bonne journée a tous!!!
    Carine.

  11. Cela fait plusieurs mois que la question du travail en libéral me trotte dans la tête ne me retrouvant pas dans le sens du travail de mon employeur actuel (ADAPEI)
    J’aimerai discuter avec des éducateurs (trices) qui se sont lancé(e)s dans l’aventure et au fil des discussions, peut être oser à mon tour franchir le pas et si possible entourée d’éduc du 63!

  12. Bonjour Mathieu, je travaille dans la protection de l’enfance depuis plusieurs années en Saône et Loire et la question libérale m’intéresse, cordialement.

  13. Éducateur spécialisé en prévention spécialisée, puis en AEMO pendant 15 ans, j’ai exercé en tant que chef de service en MECS pendant 2 ans et souhaite m’orienter vers le libéral. Je suis dans le 71. Y’a t il d’autres professionnels en Saône et Loire ? Merci

  14. Bonjour
    je m’incruste dans votre discussion qui me paraît très intéressante.
    Je suis éduc spé également et j’ai en projet de me lancer dans cette aventure.
    Je finalise par écrit mon projet de lancement et de partenariat. J’ai aussi fait quelques démarches et recherches d’informations.
    Pourriez vous me dire si vous vous êtes lancés
    ou si vous êtes en réflexion ?
    Aziz (Gard 30).
    Merci d’avance.

    1. Bonjour Aziz

      Je suis en réflexion avec une autre personne.
      Je serais intéressée pour unir nos forces et pourquoi pas créer notre propre association lucrative.
      Je suis à la recherche de travailleurs sociaux dans le gard, je pense qu’il existe un réel potentiel pour fédérer une collaboration collégiale qui puisse propulser les travailleurs du milieu, et leur assurer un emploi stable et indépendant des organismes déjà existant (tels que les foyers, AEMO, SAPMN…..

    2. Bonjour Aziz

      je vis dans le 34 et aujourd’hui je travaille sur ce projet d’installation en libéral. Je serai ravis d’échanger sur ce thème.

      A bientôt j’espère

      Catherine

    3. Bonjour ,

      Je suis dans le 30 également, monitrice éducatrice je suis en projet pour me lancer dans le libéral d ici 2020.
      Avez vous avancez dans votre projet ? Êtes vous déjà lancée ?

  15. Disposant d’ une riche expérience dans l’ accompagnement social depuis 2005:
    – Animateur socioculturel
    – Educateur en prévention spécialisé
    – Mediateur Educatif et social
    – Educateur en CER / foyer de vie / Unité éducative….

    Diplomes ( BPJEPS Animation préventive / Moniteur Educateur / CIP)

    Je souhaite me lancer dans une démarche libérale dans l’ accompagnement à l’ insertion social et professionnelle d’ un public jeune .
    Mon objectif : retrouver un sens dans ma pratique professionnelle ( valeurs morales )
    Existe t il une structure , une équipe libérale dans la LOIRE ?

    Merci à vous .

  16. Éducateur spécialisé en CDI dans une association de prevention spécialisée je suis très intéressée pour rejoindre ce genre d équipe libérale, merci de me dire si cela se fait en ile de france particulièrement.

    Cordialement.

  17. Éducatrice spécialisée en CDI dans un itep je suis très intéressée pour rejoindre ce genre d équipe libérale, merci de me dire si cela se fait dans l herault ou l aude.

    1. Bonjour Karine,
      Je suis actuellement dans les démarches afin de travailler en tant qu’ES en libéral dans l’aude.
      De quel coin es tu?
      Nous pourrions échanger, évaluer la demande et co-construire peut être quelque chose.
      Contacte moi.

      1. Bonjour Antonin,
        Moi je suis dans la région de Beziers, et actuellement en cdi depuis 12 ans en itep . J ai posté une annonce sur le net en proposant mes services, mais rien….
        Toi tu as pu expérimenter le terrain ou pas d’un tout ?
        Tu en es où de tes demarches ?
        Tu bosses en ce moment ?
        Partante pour expérimenter mais sans quitter mon cdi pour l’instantb Mais je ne sais pas si j ai le droit…
        Karine

      2. Bonjour Antonin et Karine,

        Je vis dans le 34 et je travaille aujourd’hui e projet de m’installer en libéral. Je serais ravie de pouvoir échanger avec vous sur ce thème.

        Catherine

  18. Bonjour, je souhaite pouvoir rejoindre cette nouvelle dynamique professionnelle dans laquelle je me reconnais car lassé du système institutionnel proposé aujourd’hui. En effet, travailleur social depuis 20 ans au sein de différents ESSMS, je souhaite développer une nouvelle approche dans action professionnelle à travers une prise en compte de chaque situation « au cas par cas ».
    Pourriez-vous me conseiller en la matière ?
    L.D.

  19. Pour les TS en libéral, il s’agit d’une privilégiée qui peut se targuer de gagner 70e de l’heure; il est vrai qu’elle travaille avec des nantis. Pour échapper au travail en solo, des scoop existent aussi. Si cette forme se développe, c’est aussi et surtout parce que les TS se sentent de moins en moins bien dans des institutions en perte de sens. Pour les associations (ESSMS) le recours à des prestataires se répand aussi avec tous les risques que cela induit….Enfin, n’y a-t-il pas un risque d’un travail social à 2 vitesses?

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