Sans les aides sociales 1 français sur 5 serait sous le seuil de pauvreté , son plan prévoit une réforme du RSA

Sans les aides sociales, plus d’un Français sur cinq vivrait sous le seuil de pauvreté

Le Figaro nous apprend qu’une étude  publiée  vendredi au ministère de la Santé fait le point sur le poids des minima sociaux et des prestations sociales. La journaliste Marie Cécile Renault présente et commente  six chiffres clés à retenir :

  1. 8,9 millions de personnes vivaient en 2015 sous le seuil de pauvreté en France, soit 14,2% de la population.
  2. Les prestations sociales réduisent le taux de pauvreté de 8,1 points. Elles permettent de contenir le taux de pauvreté à 14,3% alors que, sans cela, il serait de 22,4%
  3. Une personne seule sans ressources, perçoit 760 euros mensuels d’aide. C’est 156 euros pour un smicard.
  4. 4 millions 150 mille personnes étaient allocataires de minima sociaux fin 2016 (RSA, AAH, minimum vieillesse, ASS, etc.). Avec les conjoints et les personnes à charge, 7 millions de personnes sont couvertes, soit 11% de la population
  5. 12% des bénéficiaires du RSA étaient salariés, fin 2015.
  6. 20% des allocataires du RSA y sont depuis 10 ans. La persistance dans les dispositifs reste forte

Avec plus de 900 commentaires sur cet article et des réactions vives et bien peu solidaires avec les exclus, les lecteurs du Figaro continuent de dénigrer les personnes sans ressources.

Plan pauvreté : premières pistes pour la réforme du RSA.

Le site web de la Gazette des commune rappelle que les propositions récemment faites au premier ministre avec 2 rapports distincts « relèvent davantage du récapitulatif de recommandations faites par le passé que par de réelles nouveautés. Dans les 50 propositions pour mieux accompagner les bénéficiaires du RSA, Claire Pitollat et Mathieu Klein reprennent ainsi (en l’écrivant noir sur blanc), trois propositions pour les travailleurs sociaux du « rapport Bourguignon » datant de septembre 2015 » : Les entretiens d’orientation qui doivent être systématisés et le besoin de soutenir le bénéficiaire dans l’emploi. (Cela demande des moyens). Enfin le versement de la prestation pourraient ne plus relever des Départements …  (Lire l’article de fond de la Gazette des Communes)

De quel plan anti-pauvreté a-t-on besoin ? 

Une table ronde réunissant Cathy Apourceau-Poly, Sénatrice PCF du Pas-de-Calais, Jean-Marc Borello, Président du directoire de Groupe SOS et Jean-Christophe Sarrot, Responsable du réseau d’ATD Quart Monde vient d’être publiée par le journal l’Humanité : Cathy Apourceau-Poly  rappelle que  « le chômage est un frein à l’accroissement des revenus, mais les travailleurs pauvres sont aussi une réalité ». Jean-Christophe Sarrot attend beaucoup de l’expérimentation «Territoires zéro chômeur de longue durée  initiée par ATD Quart Monde. « C’est tout le contraire de l’emploi précaire que l’on nous présente comme inévitable ». Jean-Marc Borello estime que la diminution globale du taux de pauvreté masque l’aggravation de la situation des populations les plus touchées. Le travail précaire et les inégalités sont en constante augmentation. précise-t-il.

et aussi

Un « droit à l’erreur » reconnu par la loi, même face aux organismes sociaux (tels la CAF ou l’assurance maladie..) 

« Tout le monde peut se tromper, même pour demander une aide au logement ou un RSA. Les organismes sociaux, désormais, ne pourront plus sanctionner leurs bénéficiaires pour des erreurs – sauf fraude ou mauvaise foi ». Le principe vient d’être posé par la loi du 10 août 2018 « pour un Etat au service d’une société de confiance ». Olivier Bonnin nous expliquait fin août la portée de cette mesure dans l’édition web du Guide Familial : « Comme précisé à l’article 3, ce droit à l’erreur s’applique expressément face aux caisses d’allocations familiales ou d’assurance vieillesse, notamment. Ainsi l’inexactitude d’une déclaration, ou le non signalement d’un changement, ne peuvent plus faire l’objet d’un avertissement ou d’une pénalité, « en cas de bonne foi de la personne concernée ». Le Défenseur des droits s’est félicité, dans un communiqué, de l’adoption de ce dernier article. Il avait justement présenté en septembre 2017 un rapport sur les excès de la « lutte contre la fraude aux prestations sociales ».

 

revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

photo :  pixabay.com

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