Crise sanitaire et inégalités : un premier bilan / CNAEMO : un appel aux chercheurs / 45% des jeunes en souffrance psy

Crise sanitaire et inégalités : un premier bilan

Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités vient de livrer un premier bilan des effets de la crise en cours. Il rappelle d’abord que la France est touchée par la crise la plus grave qu’elle ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2020, son activité économique a reculé de plus de 8 %. Comme toutes les crises, celle-ci frappe d’abord les moins protégés, ceux qui ont dû se confiner dans les logements les plus exigus, les enfants qui n’ont pas d’ordinateur à la maison, ni de parents diplômés pour les aider.

Il faut éviter 2 écueils explique-t-il : Le premier est celui du misérabilisme. En rajouter pour frapper l’opinion n’aide pas à comprendre la société, ni à convaincre ceux qui minimisent les difficultés.

Le deuxième écueil consiste à tout mélanger. Les inégalités sont mises au grand jour et on fait comme si tout se valait : se confiner dans un studio, télétravailler, perdre son emploi, et mourir. Refuser de hiérarchiser les répercussions de la pandémie dilue les conséquences les plus graves dans un vaste ensemble. La première des inégalités face à cette mortalité est celle de l’âge, pas celle du niveau de vie.  (lire l’article de Louis Maurin)

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Un appel à candidature pour le « Prix – Meilleures recherches en Protection de l’Enfance »

Le Carrefour National de l’Action Éducative en Milieu Ouvert vous propose pour la quatrième année consécutive son « Prix – Meilleures recherches en Protection de l’Enfance ». Il décernera trois prix annuels récompensant les meilleures recherches. La date limite de soumission des projets est le 20 juillet prochain.

La recherche doit porter sur le thème de la Protection de l’Enfance et peut concerner différentes disciplines : le travail social, la médecine, les sciences humaines (psychologie, sociologie, sciences de l’éducation, anthropologie), le droit, les sciences politiques et l’économie. Les projets de recherche interdisciplinaire sont acceptés.

CNAEMO

Les candidats doivent être soit :

  • des praticiens du milieu ouvert engagés dans une recherche scientifique,
  • tout professionnel en lien avec la Protection de l’Enfance engagé dans une recherche scientifique,
  • des étudiants en master ou doctorat,
  • des chercheurs affiliés à un laboratoire de recherche,
  • des formateurs en travail social affiliés à un laboratoire de recherche.

Si vous entrez dans cette catégorie professionnelle, n’hésitez pas ! Vos travaux pourront alors avoir une belle visibilité. Le travail social en a besoin ! (Lire l’appel à candidature)


Avec les confinements successifs, 45% des jeunes seraient en souffrance psychologique ou psychiatrique

Jamais le centre hospitalier psychiatrique de Saint-Jacques, à Nantes, n’avait connu pareille situation. Les consultations et les hospitalisations sont en hausse constante. Les moyens, eux, ne suivent pas. Aujourd’hui, les professionnels font un bilan inquiétant, voire alarmant.

« Il y a presque un jeune sur deux qui est atteint de troubles psychiques, constate Rachel Bocher, cheffe du service psychiatrie du CHU de Nantes ». Cela concerne tout autant des troubles passagers comme des troubles plus lourds avec une hospitalisation à la clé dit-elle. Nous découvrons le témoignage de Zita et d’ Anaïs.

Zita qui a attrapé la maladie. Sa situation s’est alors dégradée, « ça a pris peut-etre deux mois, où j’étais dans mon lit tous les jours », raconte-t-elle. « Après, j’ai eu mes premières idées noires au bout de trois mois. Ça s’était très difficile ». Zita a été hospitalisée. (lire l’article de France 3 Pays de Loire)


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Revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre. Merci à elle !

photo : pixabay

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