Crise de vocations chez les assistants sociaux / Les zones «zéro chômage», ça marche / nouvelle alerte sur l’hébergement d’urgence /

  • Crise des vocations pour la formation des assistants sociaux : « En dix ans, le nombre de candidats aux épreuves de première année a été quasiment divisé par deux. Comment expliquer une telle perte d’attractivité ? Si les préjugés actuels contre les pauvres ont pu rejaillir sur les assistants sociaux, les évolutions de la profession peuvent également décourager ».   En 2006, ils étaient encore 16 500 à se présenter pour suivre la formation. L’’an dernier, ils n’ont été que 8 700 … Cette chute de 47 % du nombre des candidats, en dix ans seulement est significative. Mais de fait, la désaffection concerne le travail social en général. (le guide familial)
  • Bretagne : les zones «zéro chômage», ça marche.  « Nous sommes en train de prouver aux sceptiques qu’on peut faire travailler tout le monde », affirme Denis Prost, le chef de projet de Pipriac et Saint-Ganton. Cette expérimentation commencée par ATD Quart-Monde, a été lancée dans dix territoires à travers le pays. Chaque équivalent temps plein coûte 27 000 euros par an. Deux tiers sont financés par le fonds ETCLD, en charge de l’expérimentation au niveau national, qui prend en charge le coût des chômeurs de longue durée. Cette somme est économisée sur le budget RSA du département ou des allocations versées par l’Etat (logement, fin de droits…).
  • Nouvelle alerte sur l’hébergement d’urgence : Dans le Nord, 6 % des demandes aboutissent lorsque l’on appelle le 115 !   Dans le Val-d’Oise, seules 39 % des demandes ont abouti à un hébergement pour une ou plusieurs nuits, dans les Bouches-du-Rhône, 34 %. À Paris, le chiffre tombe à 25 %. Et il dégringole à 17 % en Seine-Saint-Denis, 8 % dans le Rhône. Le 21 novembre, Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, avait annoncé que 9 000 places avaient été ouvertes dans le cadre du plan hivernal. Soit « à peu près le même étiage que l’an dernier, où 10.000 places avaient été ouvertes durant tout l’hiver », précise Florent Gueguen (FAS). Autrement dit, il n’y a pas eu pas d’effort significativement supérieur en dépit de l’engagement pris par le président de la République en juillet : « D’ici à la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues. »

et aussi

  • Serge Paugam : « Le regard des riches sur les pauvres signale un danger pour nos sociétés ».  Personnellement j’apprécie beaucoup les travaux du sociologue directeur de recherches au CNRS Serge Paugam. il m’a apporté un regard neuf sur la question du lien social, sur ce qui fait société et sur la place des travailleurs sociaux. Lisez ses travaux ils sont fort utiles. Cette fois ci il a conduit des travaux avec rigueur sur  « Ce que les riches pensent des pauvres » : cet intitulé, faussement anodin, recouvre une vaste et novatrice enquête sociologique. Dans le contexte de la concentration croissante des richesses et de l’aggravation des inégalités, les travaux sur la pauvreté et ceux sur les catégories supérieures ne s’étaient pas encore croisés.  C’est à l’exploration de ce lien qu’est consacrée l’enquête comparative menée par Serge Paugam, Bruno Cousin, Camila Giorgetti et Jules Naudet. Ils ont interrogé les riches des beaux quartiers de trois métropoles – en France, au Brésil et en Inde – pour analyser leur perception des pauvres et des inégalités. Et, partant, leur vision de la société en régimes démocratiques, à l’heure de la globalisation.  (ouvrage publié en septembre 2017)

 

  • Revue de presse et sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

 

 

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