Covid-19 : des pauvres toujours plus pauvres / « 119 bonjour, je vous écoute… » / Corse : l’ASE « pousse les murs »

Des pauvres toujours plus pauvres ? Quand la crise du Covid-19 se double d’une crise sociale

En novembre 2020, 2.076.600 personnes percevaient le RSA (revenu de solidarité active), une augmentation de 8,3 % sur un an qui représente près de 160.000 bénéficiaires supplémentaires. Pour bien comprendre ce qui se passe, il suffit de regarder le tableau suivant publié par La République du Centre. Depuis novembre 2020 la courbe n’a cessé de croître ce qui permet de dire qu’il y a aujourd’hui plus de 2 millions de ménages qui vivent avec le RSA.

nbr alloc. RSA Drees

Le journaliste Julien Jégo explique également qu’un « lourd bilan » a particulièrement touché les jeunes. « L’Insee montre que près de 9 % des 15-24 ans en emploi avant le confinement l’ont perdu, contre moins de 2 % pour les plus de 40 ans ». (lire l’article de La République du Centre)

Protection de l’enfance : « 119 bonjour, je vous écoute… » Reportage avec les écoutants du numéro d’urgence

4f74a1a3 1652 4244 882b e5693621e359  Hélène Sergenti Journaliste à 20 minutes est allée à la rencontre des professionnels qui travaillent au 119

Elle rappelle d’abord que selon un sondage publié en novembre dernier, seuls 16% des Français connaissent ce numéro d’urgence, dédié à l’enfance en danger. En quelques minutes, l’opératrice accueille tour à tour une voisine inquiète pour une adolescente qui habite l’appartement du dessus, un voisin qui entend régulièrement une femme hurler sur ses enfants, une accompagnatrice socio-culturelle qui a recueilli le témoignage d’une adolescente victime d’inceste.

Souvent, les voix semblent hésitantes, anxieuses. « La première question que nous posent les adultes qui appellent pour signaler une situation de danger pour un enfant, c’est celle de l’anonymat. Il y a une crainte, une peur de dénoncer des faits sans véritable preuve et de se tromper », relate Samia. S’ils sont confidentiels, les appels ne sont jamais anonymes. « On doit pouvoir transmettre le numéro d’appel à un officier de police judiciaire dans le cadre de réquisitions judiciaires, quand cela arrive » (lire l’article de 20 minutes)

En Corse l’aide sociale à l’enfance remise en cause par les agents des services sociaux

Pierre Beretti de CorseNetInfos explique que les moyens manquent en Corse pour assurer pleinement l’intérêt supérieur de l’enfant. Le nombre de mineurs à placer augmente mais l’accueil reste insuffisant.
Les agents des services sociaux de la Collectivité de Corse, débordés ont alerté les pouvoirs publics mais après plusieurs manifestations et une réunion avec le président de l’exécutif, Gilles Simeoni les impressions restent mitigées et l’intersyndicale évoque le dépôt de préavis de grève dès lundi.

« En à peine un mois en janvier nous avons eu 26 enfants à placer, soit le même nombre que pour toute l’année dernière, explique Gregory Cristofari parlant au nom de l’intersyndicale. Il y a un mal être croissant auprès du personnel. Quant aux structures d’accueil on est obligé de palier à l’urgence en « poussant les murs » et en séparant des fratries, ce qui est très pénible pour les enfants. » (lire l’article de CorseNetInfos)

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Photo : Pexels

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre. Merci à elle

 

 

 

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