Didier Dubasque
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Comment vérifier si une information est exacte ou relève d’une « fake new » ?

Dans un monde où les fausses informations appelées communément « fake news » se propagent rapidement sur les réseaux sociaux, il est essentiel de développer des compétences pour vérifier l’exactitude de ce que nous lisons. Nous sommes tous concernés par ce sujet. D’où l’idée de rédiger cet article. Il propose de vous guider à travers quelques étapes clés pour évaluer la fiabilité des informations et éviter de tomber dans le piège des fake news. En effet, la vérification des faits est désormais une compétence essentielle dans notre monde numérique. En prenant le temps de vérifier l’exactitude des informations avant de les partager, nous contribuons à lutter contre la propagation de ces fake news qui se multiplient. Cela contribuera aussi à renforcer la confiance dans le journalisme de qualité. Six points particuliers sont à prendre en considération :

1. Examiner la source

La première étape pour vérifier l’exactitude d’une information est d’examiner son origine. Posez-vous les questions suivantes:

  • Le support de l’information est-il connu et réputé pour son sérieux journalistique ?
  • Existe-t-il des informations sur l’auteur de l’information et ses qualifications ?
  • L’auteur a-t-il un parti pris clairement identifié ?

2. Corroborer avec d’autres sources

Pour confirmer la véracité d’une information, il est essentiel de la comparer avec d’autres sources fiables. Si plusieurs médias sérieux rapportent la même information, cela renforce bien évidement sa crédibilité. Méfiez-vous des histoires qui ne sont rapportées que par une seule personne ou par des sites peu crédibles.

3. Vérifier les faits et les chiffres

Là aussi, l’origine des informations est essentielle. Assurez-vous que les données, les statistiques et les faits mentionnés dans l’article sont exacts et proviennent de sources fiables. Les instituts de recherche et les universités sont souvent des sources de données crédibles. Pour ma part, je suis plutôt friand des données issues de travaux universitaires.

4. Analyser les images et les vidéos

Nous ne sommes pas des spécialistes sur ce sujet et c’est assez délicat. Les images et les vidéos peuvent être manipulées ou sorties de leur contexte pour soutenir un récit trompeur. Utilisez des outils de recherche inversée d’images, comme Google Images ou TinEye (que j’utilise fréquemment). Ils permettent de vérifier l’origine et l’authenticité des images notamment quand eu lieu sa première diffusion et le site qui l’a publié initialement. Pour les vidéos, consultez des sources fiables pour vérifier si elles ont été modifiées ou manipulées.

5. Se méfier des émotions fortes

Les fake news jouent habituellement sur les émotions pour susciter des réactions et encourager le partage. Si une information vous semble trop sensationnelle ou provoque une réaction émotionnelle forte, prenez le temps de vérifier son exactitude avant de la partager.

6. Utiliser des sites de vérification des faits

Il existe plusieurs organisations de vérification des faits, comme FactCheck.org pour les anglos-saxons ou les décodeurs pour notre pays. Ils analysent et vérifient les informations circulant en ligne. Consultez ces sites pour vous aider à déterminer la fiabilité d’une information. Les grands médias ne s’y sont pas trompés : comme pour le journal Libération ou le Monde, ils ont désormais des services de vérification des infos. Google news les relaient.

La méthode CRAAP  pour évaluer l’information en ligne

Je m’adresse plus particulièrement ici aux étudiants. Afin d’examiner l’information de manière critique, il est primordial d’adopter un esprit critique en questionnant, analysant et contextualisant les sources pour déterminer leur validité et pertinence. Plusieurs principes peuvent être appliqués pour évaluer l’information, et le test CRAAP (en anglais) s’avère un outil précieux pour cette tâche. Les critères varient en importance selon les situations et besoins spécifiques de chacun. Voyons les principaux aspects à vérifier :

  • L’actualité : Prenez en compte la date de publication et de mise à jour de l’information. Est-elle toujours pertinente pour votre sujet ? Les liens inclus sont-ils fonctionnels ?
  • La pertinence : Vérifiez si l’information est liée à votre sujet et répond à vos questions. Identifiez l’auditoire cible et assurez-vous d’avoir consulté diverses sources avant de choisir celles à utiliser. Demandez-vous si cette source serait appropriée pour un travail de recherche.
  • L’autorité : Identifiez l’auteur, l’éditeur, la source ou le commanditaire. Les titres de compétence et les affiliations organisationnelles de l’auteur doivent être pris en compte. Vérifiez les coordonnées de l’auteur ou de l’éditeur et examinez l’URL du site pour déterminer des informations sur l’auteur ou la source (par exemple, .com, .edu, .gov, .org, .net).
  • L’exactitude : Cherchez la provenance de l’information et vérifiez si elle est soutenue par des preuves. L’information a-t-elle été révisée ou examinée par des pairs ? Est-il possible de vérifier l’information auprès d’autres sources ou de vos connaissances personnelles ? Assurez-vous que le ton du texte n’est pas biaisé et qu’il est exempt d’erreurs d’orthographe, de grammaire ou de typographie.
  • Le but : Déterminez le but de l’information, qu’il s’agisse d’informer, d’enseigner, de vendre, de divertir ou de convaincre. Les intentions et objectifs des auteurs ou des commanditaires sont-ils clairement indiqués ? L’information présentée est-elle factuelle, une opinion ou de la propagande ? Le point de vue semble-t-il objectif et impartial ? Y a-t-il des biais politiques, idéologiques, culturels, religieux, institutionnels ou personnels ?

 

En utilisant le test CRAAP pour évaluer l’information en ligne, vous pourrez adopter une approche critique et vous assurer de la fiabilité des sources que vous consultez. Cette méthode vous aidera à prendre des décisions éclairées et à éviter la désinformation. Vérifier une information ou une source prend toujours un peu de temps et il faut accepter de le faire pour que cela devienne plus tard un réflexe. En effet, dans votre travail, vous ne serez pas à l’abri d’être influencé par des personnes sans doute plus facilement crédule que vous. Le travailleur social a cet avantage, il vérifie ce qu’il dit et s’appuie sur les travaux des universitaires qu’il croise avec les faits qu’il rencontre au quotidien. Il n’accepte pas les faits qui sont issus d’opinions, même si lui-même, il en a.

C’est pourquoi dans la quasi-totalité de mes articles, vous trouverez à la fin de ceux-ci les sources de ce qui m’a permis de les écrire.

 

Source : Library, University of Ottawa. (n.d.). Evaluation criteria. Retrieved October 5, 2017

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