Ces jeunes brisés par l’alcool / Un centre pour femmes battues unique en France / Un SDF en prison après une agression sur une assistante sociale

  • Ces jeunes brisés par l’alcool : Un reportage intéressant de la revue Suisse Migros Magazine.  De nombreux adolescents développent une vie sociale à travers la boisson. Mais après quelques années, il arrive que la dépendance s’installe. Et leur entourage se trouve souvent démuni. En Suisse romande près de 40% des jeunes âgés de 20 à 24 ans connaissent l’état d’ébriété au moins chaque mois, et 22% chaque semaine. Les 15-19 ans seraient plus de 12% à boire de façon hebdomadaire de 4 à 5 verres au minimum par occasion. «Vouloir protéger l’autre peut parfois empêcher sa guérison» : L’experte Estela Villamarin, sociothérapeute spécialisée en alcoologie, met en garde contre des bonnes intentions qui peuvent freiner l’alcoolique dans sa prise de conscience du problème.  Cette enquête est ponctuée de multiples témoignages de jeunes devenu dépendants de l’alcool. « Je ne laisse pas le choix à mon cerveau » dit l’un d’entre eux. «J’en étais déjà à un litre de bière avant d’arriver à l’école» dira l’autre. Chacun livre son expérience singulière avec l’alcool. (lire le reportage)
  • Nantes va ouvrir un centre pour les femmes battues unique en France : La mairie de Nantes va créer un centre de consultation post-traumatique pour les femmes battues et leurs enfants. Le centre accueillera en son sein des médecins, des psychologues, une aide juridictionnelle et quelques chambres d’urgence. L’espace de 700 m2 sera ouvert 7 jours/7 et 24 heures/24. Selon un diagnostic mené par l’agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran) en 2016 et 2017, 12.000 femmes à Nantes et 24.500 dans sur Nantes métropole seraient victimes de violences physiques et/ou sexuelles sur une année. (lire l’article)
  • Un sans-abri en prison après des violences sur une assistante sociale de Chartres : Être à la rue n’excuse pas tout. Surtout pas de s’en prendre à ceux qui sont là pour l’aider : «J’étais en colère.» Il est en prison. « Le dépôt de plainte, c’est le dernier recours pour un organisme. C’est la rupture du contrat avec ses bénéficiaires », assène le procureur, justifiant une peine de prison ferme. Face à l’attitude menaçante d’un sans domicile fixe venu la consulter, une assistante sociale de Chartres a bien été obligée de rompre ce contrat de confiance, début mars.  (lire l’article)

et aussi

  • Malgré les pressions de Ferrand, des députés LREM persistent à défendre le droit d’asile : extrait de l’article de Mediapart qui nous montre l’ambiance sur ce sujet à l’assemblée nationale : «Je n’étais pas à la réunion de groupe de [mardi] matin, mais des collègues me l’ont racontée les larmes aux yeux, confie la députée Martine Wonner, psychiatre passée par le Samu social, très remontée contre le projet de loi. Ces pressions [de Richard Ferrrand] sont inimaginables. Ce n’est pas l’ADN d’En Marche!, ce n’est pas pour ça qu’on s’est mis à faire de la politique. On est suffisamment légitimes pour savoir ce qu’on doit faire, on ne va pas se sentir coupables d’avoir un avis un peu différent, c’est parfaitement normal dans un groupe de 300 députés ! De toute ma vie professionnelle, je n’ai jamais été maltraitée comme ça. » En croisant Gérard Collomb hier au Palais-Bourbon, l’élue a illico sollicité une entrevue et prévenu le ministre du dépôt d’amendements collectifs d’ici à lundi.
  • Jacques Toubon défenseur des Droits : «il n’y a pas caricature à proclamer les droits fondamentaux». Face à des députés de la majorité indignés par sa position jugée « caricaturale » sur le projet de loi immigration du gouvernement, le Défenseur des droits leur a vertement répondu hier mercredi. Dans son avis au Parlement daté du 15 mars, le Défenseur des droits avait déjà  dénoncé très officiellement une loi « répressive » : « Le Défenseur des droits constate que l’ensemble du présent projet de loi est sous-tendu par une logique de suspicion tendant à faire primer des considérations répressives au détriment des droits les plus fondamentaux des étrangers. »  Jacques Toubon a lancé une dernière charge à des députés sonnés : « Les droits fondamentaux, ça n’est pas dans l’éther. Les droits fondamentaux c’est sur les trottoirs du boulevard de la Villette !

 

revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

Image : Pixabay

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