La chronique acide d’un juge des enfants.. Le point sur la réforme des diplômes de travail social.. Regard sur le « Refugee Food Festival »..

  • « Injugeable : la chronique acide de Maître Mo, juge des enfants empêtrée dans des demandes d’assistance éducative. « J’ai tendu la main à Mme VanVé, qui l’a broyée et secouée avec énergie en me hurlant un « BONJOUR MADAME LE JUGE ! » qui m’a instantanément fait penser au centurion du « Combat des chefs »…/… « J’ai fini par crier aussi fort qu’elle, en me disant qu’il fallait bien que j’arrive à lui faire entendre, à un moment donné, que le Parquet me demandait de placer son enfant  parce qu’elle le faisait vivre dans un appartement crasseux et insalubre où les voisins les entendaient tous deux hurler jour et nuit, sans le faire suivre par les organismes appropriés à son état psychique. Bien évidemment, l’annonce en question a été accueillie par les cris redoublés de Mme VanVé : « ME PRENDRE MON ENFANT ALORS QUE C’EST TOUTE MA VIE ?! JAMAIS, PLUTÔT CREVER, JE TUERAI VOS ASSISTANTES SOCIALES DE MERDE AVANT DE LE LAISSER PARTIR, Z’AVEZ QU’A BIEN LES PRÉVENIR ! »…
  • Travail social : une réforme des diplômes au milieu du gué. Nouveaux publics, restrictions budgétaires, confrontation avec la logique de guichet, numérique… Les bouleversements pour les travailleurs sociaux sont nombreux depuis plusieurs années…
  • le Refugee Food Festival dans 13 grandes villes européennes pour promouvoir l’intégration des réfugiés : L’édition 2017 se tiendra à Paris, Bruxelles, Madrid, Athènes,  Amsterdam, Rome, Milan, Bari, Marseille, Bordeaux, Lyon et Lille. Du 15 au 30 juin, plus de 50 restaurants ouvriront les portes de leurs cuisines à des chefs réfugiés originaires d’Afghanistan, d’Érythrée, d’Iran, de Somalie, de Syrie, d’Ukraine et d’autres pays. D’autres villes ont exprimé leur intérêt à participer au festival et pourraient prendre part à l’initiative.

et aussi

 

Photo : Pixabay

l’abus de télé rend les enfants malades.. Plus de ministère de la famille, ni jeunesse, ni enfance ? La sécu est au chronomètre..

  • Voici pourquoi l’abus de télé rend les enfants malades : Les chercheurs se sont concentrés sur les conséquences catastrophiques sur les apprentissages et la sociabilité d’une exposition précoce aux écrans. Deux médecins de PMI sonnent l’alarme sur le nombre de plus en plus important de jeunes enfants abandonnés de longues heures devant la télévision, et souffrant de graves retards dans leurs apprentissages et leur socialisation. Des psychomotriciens voient aussi de plus en plus souvent des enfants présentant une motricité réduite à deux gestes seulement.. De son coté, le Dr Thierry Delcourt, pédopsychiatre et psychiatre, pense qu’il est urgent d’éduquer les parents. En effet  Les rapports qu’entretiennent les parents avec leurs enfants sur Internet sont moins médiatisés et pourtant tout aussi préoccupants.
  • Famille, enfance, jeunesse ne sont plus des objets de politiques publiques : Comme François Mitterrand le disait clairement en 1981, l’écriture d’un gouvernement éclaire ses choix politiques. On s’étonnera donc de l’absence (notamment) de ministère emportant dans leur titre les thèmes de la famille, de l’enfance et de la jeunesse. On s’inquiétera de trouver un secrétariat d’État de l’Égalité femmes-hommes quand pour essentielle cette question devrait s’inscrire dans une proche plus large de la lutte contre les inégalités et que l’ on s’attendait à un ministère du droit des femmes. On a certes échappé au classique « Jeunesse et Sports » rétablit par F. Hollande comme si les jeunes n’étaient que des sportifs et réciproquement, mais tout simplement on n’a plus de ministère de la jeunesse ! (le blog de Jean Pierre Rosenczveig)
  • Les agents de la Sécu soumis au chronomètre : «Face à des conditions de travail très difficiles, certains agents témoignent de leurs difficultés à recevoir les personnes en détresse. L’incapacité à traiter les dossiers rapidement nourrit leur culpabilité.»

et aussi

Le burn-out dans les métiers d’aide.. Des travailleurs sociaux en colère à Cherbourg.. Pratiques sociales : (Des)affinités électives..

  • Le burn-out dans les métiers d’aide : « Il semble qu’il y ait un accroissement des burn-out au sein des métiers d’aide ». « Les travailleurs sociaux donnent de leur personne. Empathie, bienveillance, don de soi, écoute, disponibilité, désir d’aider sont autant de qualités dont sont dotés ces travailleurs. Certes, ces qualités sont nobles et merveilleuses mais elles ont aussi un côté pile. Celui qui pousse à en faire toujours plus et à ne pas écouter ses limites ».. « Votre corps vous parle. Ecoutez les signes, les messages qu’il vous envoie et faites les choix qui s’imposent » (Julie Arcoulin)
  • Des travailleurs sociaux en colère à Cherbourg : Ils estiment que le Département ne leur donne pas les moyens de faire leur travail, mettant les enfants fragiles en danger. « On dissout les équipes, on réorganise. Il y a du travail qui se rajoute tout le temps. Résultat, tout se dégrade ». « On met 2,5 millions d’euros sur le Tour de France et on nous dit qu’il n’y a pas de moyens pour les enfants. Le Tour de France, on nous dit : c’est un investissement. Mais prendre en charge des gamins, ce n’est pas un investissement ?  »  (Ouest-France)
  • (Des)affinités électives : Pour tenter de comprendre (au moins un peu) pourquoi cette élection fut si difficile… « On n’élit pas une personne mais un courant d’opinion, une orientation économique, un dispositif politique, le genre de société dans laquelle on voudrait vivre. L’élu est un porte-parole de ce faisceau, l’interprète de certaines de ses déclinaisons. Préposé à la fois singulier, unique et parfaitement remplaçable, c’est une personne autant qu’un personnage. Quant à l’électeur, il s’élit par élection interposée ». (Saül Karsz)

et aussi

  • Angers : Quand la Protection de l’enfance investit le champ politique : La session du Conseil départemental, très légère dans l’ordre du jour, a donné lieu à de vifs échanges sur l’actualité du moment : l’appel à projets enfance arrêté par la majorité départementale. Le tout sur fond de macronite ambiante. à l’heure où débutait la session de printemps de la collectivité, les portes principales de l’accueil étaient closes. Et pour cause : sur le boulevard, quelque 700 salariés des associations ou partenaires œuvrant dans le champ de la protection de l’enfance s’étaient donné rendez-vous, pour montrer à nouveau leur désaccord et leurs inquiétudes à l’endroit des résultats de l’appel à projets dévoilés par le Conseil départemental, prescripteur en la matière. (Sébastien Rochard)

 

Photo credit: Locator via Visual Hunt / CC BY-NC-SA

RSA : Ce n’est pas du contrôle qu’il faut, mais du travail.. Un rap de 3 éducateurs sur la souffrance des handicapés.. MIE : faire le deuil de la famille

  • Diminuer le nombre d’allocataires du RSA : « ce n’est pas du contrôle qu’il faut, mais du travail ».   L’Observatoire de l’action sociale étudie les dépenses des départements et analyse leurs marges de manœuvre. Selon son directeur général, Didier Lesueur, mieux vaut lever les freins à l’embauche, avec une aide aux employeurs, plutôt que de traquer la fraude. « La part consacrée à l’insertion sur le total de la dépense nette d’allocation RSA a baissé de 14,5 % en 2009, à 7,7 % en 2015 , et le budget d’insertion de 7,9 % entre 2014 et 2015, passant de 760 à 700 millions d’euros. Par contre, certains crédits d’insertion ne sont pas fléchés comme des dépenses sociales, ce qui devrait diminuer avec la perte de la compétence économique transférée à la région.
  • Trois éducateurs d’Anderlecht font un rap sur la souffrance morale des handicapés : Au delà des limites physiques qu’il impose, le handicap a des répercussions psychologiques profondes. La dépendance entrave le sentiment de liberté, perturbe le rapport aux autres et réduit certains espoirs. Trois jeunes éducateurs spécialisés ont souhaité parler de ces souffrances par le biais du rap. « Les flammes d’mon âme clame au scandale les larmes infâmes d’une vie sans femme (…) Devenir père, mon plus grand vœux, un rêve austère, limite honteux », scande-t-il. À cet égard, il nous a raconté le cas d’une résidente qui lui a confié : « J’en veux à ma mère, elle est mère et moi pas ». Face à cette détresse, un sentiment d’impuissance gagne parfois le jeune éducateur…
  • Mineurs isolés étrangers : « La difficulté, c’est souvent le deuil de la famille ».   « Le premier symptôme quand on les reçoit, c’est le trouble du sommeil. Et puis, les adultes savent qu’il faut parler. Mais pour les mineurs, ce sont des adultes qui font la demande pour eux. Ils le voient, comme au détour d’une sortie. Ce sont des états un peu dépressifs qui inquiètent l’entourage. Ça se passe ainsi pour presque 100% des cas. »

et aussi

  • Lumière sur les coulisses de l’intervention sociale : L’IRTS Hauts-de-France, lance la première édition du festival Inter-vues-sociales. L’objectif est de promouvoir et de valoriser les métiers, les professionnels et les personnes accompagnées du champ de l’intervention sociale. Il vise à inviter ces acteurs à faire découvrir les coulisses et la richesse d’un secteur souvent méconnu, peu visible et souvent connoté négativement dans l’actualité. Le travail social doit être mis à la lumière par tous ceux qui le souhaitent.

Privé de RSA pour alcoolisme ? Emmanuel Macron prescrit la rigueur aux collectivités.. Des formations pour les réfugiés..

  • Privé de RSA à cause de son alcoolisme : ce qu’il s’est réellement passé. « Une personne vient d’être suspendue de son RSA à hauteur de 80% pour trois mois à Pont-Sainte-Maxence, dans l’Oise. À l’origine, un signalement du maire LR de la ville, Arnaud Dumontier ». « l’allocataire a signé un « contrat d’obligation réciproque » impliquant certaines exigences liées à son alcoolisme ». Mais ce n’est pas si simple précise le journaliste….  (Malgré les arguments présentés dans cet article, tout cela à mon avis n’est pas normal : Cette signature de contrat est une contrainte posée à l’usager qui, s’il ne signe pas, peut se voir retirer le RSA. Cette signature porte sur des soins médicaux. Cela correspond à une forme d’obligation de soins qui ne devrait pas être instituée par une équipe technique RSA mais par un juge.  Le corps médical est-il associé ? Nous savons bien pourtant que les  soins sous contrainte sont rarement, voire pas du tout, efficaces. Cette personne a d’abord besoin d’un accompagnement social, d’écoute et d’une réponse à d’autres demandes. L’alcool étant souvent la conséquence d’une détresse sociale dont il est fort peu fait état).

  • Emmanuel Macron prescrit une cure de rigueur aux collectivités territoriales  : Cet article de la Gazette des communes date un peu mais il rappelle les choix du nouveau président de la République. Le constat qu’il a dressé  est sévère : « la sphère publique est marquée par un déficit d’efficacité, avec trop de dépenses de fonctionnement et une insuffisance d’investissements ciblés et utiles ». « veut réduire de 120 000 le nombre de fonctionnaires, dont 70 000 dans les collectivités territoriales dans le cadre d’une baisse des dépenses de l’État de 25 milliards d’euros sur cinq ans. Une promesse pour l’instant impossible à tenir puisque d’après le principe constitutionnel de libre administration des collectivités, L’État ne peut pas imposer aux territoires de diminuer leur nombre d’agents.
  • Kiron, des formations en ligne pour aider à l’intégration des réfugiés  Ils sont Bangladais, Syriens, Nigérians et ils ont dû interrompre leurs études en quittant précipitamment leurs pays pour la France. Une petite quinzaine des réfugiés et demandeurs d’asile participant au programme de Kiron sont réunis en ce jeudi soir dans les locaux de la jeune association, dans le 15e arrondissement de Paris.

et aussi

L’aide et l’action sociales en France en 2017.. Plusieurs décrets pour le travail social… La catégorie A pour les conseillers d’insertion..

et aussi

  • « La maternité n’est pas bonne ou mauvaise, mais les deux ».  Pour la plupart des femmes, la grossesse et la maternité est une joie. Mais la plupart des mères font aussi l’expérience de l’inquiétude, de la déception, de la culpabilité, de la compétition, de la frustration, et aussi de la colère et de la peur. » Dans « La naissance d’une mère », article du New York Times, la psychiatre Alexandra Sacks a écrit un long texte déculpabilisant pour les mères. Elle rappelle, citant le psychiatre Daniel Stern, que le fait de devenir mère implique une modification en profondeur de l’identité, « c’est l’un des changements physique et psychologique les plus déterminants de la vie d’une femme ».

«L’autre campagne électorale» : 10 affiches percutantes.. Aidants : entre isolement et écoute solidaire.. Coupures d’eau illégales…

Un président devrait dire ça… Éducateur spécialisé, un métier qui attire moins… Hôtel : l’hébergement indigne..

  • « Un président devrait dire ça… » Le débat entre les 2 finalistes à la présidentielle hier soir a été.. Comment dire, dans une fourchette qui va de décevant à assez pitoyable, tant les invectives et les raccourcis ont pu voler bas. La prime de l’incompétence et de la mauvaise foi allant à mon sens à Marine Le Pen, qui a fait preuve d’une agressivité permanente. Elle a sans doute montré là son véritable visage, celui de l’intolérance, des insinuations infondées et des fausses affirmations pour ne pas dire des mensonges. Cela m’invite à vous proposer le texte écrit par Yves Faucoup qui nous rappelle, arguments à la clé,  que les  10% de la population qui vivent dans la pauvreté et la précarité sont peu écoutés ni entendus. Merci Yves de ce texte et rappel salutaire…
  • Éducateur spécialisé, un métier qui attire moins :  En première ligne face aux maux de la société mais en manque de moyens, la profession, qui recrute, voit néanmoins le nombre de ses diplômés baisser. Éducateur spécialisé pendant douze ans, Emmanuel Gutierrez, 38 ans, a décidé de se reconvertir. « J’ai été déçu, confie-t-il, trop de paperasse, une hiérarchie pesante, un manque de moyens, le sentiment de ne pas faire au mieux. » La dernière année, il ­accompagnait de jeunes mineurs isolés. « Ils devaient être logés dans des studios, mais comme il n’y en avait pas assez, on les mettait dans des hôtels sordides. Etait-ce vraiment mieux que dehors ? »

  • Hôtel : l’hébergement indigneFace à l’accroissement du nombre des personnes à la rue, l’État propose depuis une vingtaine d’années des hébergements d’urgence en chambres d’hôtel via le 115. Des conditions d’hébergement indignes maintiennent les familles, en majorité d’origine étrangère, dans la précarité matérielle et morale et ne les aident pas à s’en sortir. De nombreux hôtels pourtant financés par la puissance publique sont en effet insalubres. Dans ceux qui restent corrects en termes de propreté, les familles doivent tout de même faire face à l’exiguïté des lieux : une petite chambre pour deux à cinq personnes, l’absence de cuisine et souvent, dans 40 % des cas selon une étude réalisée par le Secours Catholique en 2014 en Île-de-France, les douches et toilettes sont sur le palier.

  • Anjou Protection de l’enfance : le secteur appelle à la grève générale. Face à ce qu’elle appelle « la destruction massive de la protection de l’enfance », l’intersyndicale santé sociaux appelle à une grève générale du secteur social ce jeudi 4 mai. Le mouvement de grève du secteur social devrait débuter ce jeudi avant 9 heures à Angers.

  • Droits sociaux : combien coûte le non-recours ?  Une proportion non négligeable de la population française ne recourt pas aux aides sociales auxquelles elle a droit (RSA, CMU, etc.) Trop marginalisée ou victime de la fracture numérique et des incontournables démarches en ligne… In fine, cela représente-t-il vraiment une économie pour l’Etat ? Une émission de France Culture avec la participation de Jeanne Romana assistante sociale adhérente à l’ANAS..

et aussi

  • Mineurs isolés et migrants, ils fêtent leur anniversaire grâce à un réseau de citoyensDes citoyens amiénois ont créé un réseau solidaire pour venir en aide aux migrants vivant dans la métropole. Une solidarité qui joue un rôle essentiel dans le quotidien des mineurs isolés. Ce week-end ils ont organisé une grande fête d’anniversaire à Amiens, pour six de ces jeunes. Tous sont nés en avril, il y a quatorze, quinze ou dix-sept ans, à des milliers de kilomètres d’Amiens. Pour la plupart, c’est la première fois qu’ils soufflent leurs bougies sur leur terre d’exil. Mais grâce au réseau solidaire amiénois, c’est un anniversaire que ces six jeunes migrants ne fêteront pas seuls.

 

Pour la création d’un « dictionnaire biographique du service social »

Voila une idée et un projet original. Celui qui consiste à rendre visible toutes les femmes (et les quelques hommes) qui ont contribué à l’émergence du service social dans ses pratiques et dans son organisation en France. Il existe aux États-Unis un site internet dédiés aux pionnières du travail social. Rien de tout cela dans notre pays. Brigitte Bouquet et Henri Pascal sont à l’initiative de ce projet qui mérite quelques  explications… Lire la suite

Une assistante sociale révolutionne son métier.. L’insupportable réalité des enfants placés.. Dépendance : des associations objets de convoitises.

  • Une assistante sociale révolutionne son métier. Après dix ans de carrière, Aurélie Bonnin aspirait à faire son métier d’assistante sociale autrement. Les contraintes institutionnelles propres aux services publics ont motivé son départ en solitaire. À son compte, mais toujours au service de l’intérêt général, elle a réinventé son métier avec son téléphone, son ordinateur, et un site qu’elle dirige depuis Montpellier. (Pourquoi pas ? mais pour ma part je reste dubitatif sur son mode de financement. En étant payée directement par les personnes aidées, notre collègue se trouve dans une relation de dépendance particulière qui n’est pas sans avoir des effets sur son intervention). Pour autant elle n’est pas la seule à remettre en cause la « bureaucratisation » et le manque d’autonomie dans le secteur social.
  • L’insupportable réalité des enfants placés : Qui connaît, entend, écoute le sort des enfants placés ? Institutions opaques, familles d’accueil parfois avides et maltraitantes, parcours choquants et chaotiques… Devant les dérives du monde de la protection de l’enfance, deux sénatrices ont déposé une proposition de loi pour que ces mineurs soient mieux protégés et puissent connaître une stabilité affective. Celle dont tout enfant a besoin pour se construire.
  • Dépendance : Quand les associations d’aide à domicile attisent les convoitises« Nous voyons ici ou là des groupes avec des capacités financières puissantes venir récupérer à la barre du tribunal des associations exsangues, ces groupes ne sont pas là par altruisme, ils ne viennent pas pour relancer la machine. Ils sont intéressés par le patrimoine immobilier des structures et pour avoir la mainmise sur notre secteur », dénonçait Julien Mayet, président de l’USB Domicile, regroupant plusieurs employeurs du secteur de l’aide à domicile…/… Ces deux dernières années, faute de financements suffisants, 107 associations d’aide à domicile ont mis la clef sous la porte et 10 000 emplois ont été supprimés entre 2009 et 2012.

et aussi

 

Photo : issue du site internet « la plume sociale » (Aurélie Bonnin)

Qui sont les français fragilisés par le numérique? « La CAF 13 perd le social ».. Maine et Loire : La protection de l’enfance en danger..

  • Qui sont les Français fragilisés par la e-administration ?  La logique d’une administration 100% digitale conduit de nombreux Français à frapper aux portes des services sociaux pour se faire aider. En livrant ses premiers résultats, l’enquête nationale Capacity sur les usages du numérique permet de mieux comprendre la complexité et les motivations de cette population. Réalisée auprès d’un panel représentatif de 2000 personnes, celle-ci a permis, via un questionnaire délivré en face à face au domicile, de recueillir l’opinion des Français en marge du numérique et d’en tirer un portrait-robot…
  • Sans cesse réorganisée, la Caf 13 en perd le social : Le service social de la Caf 13 en grève hier à Marseille pour dénoncer une course aux dysfonctionnements. En réorganisation permanente les services de la Caf cassent les missions des agents et ne répondent plus aux besoins de la population. Après l’externalisation du courrier, la suppression des accueils physiques, des services de médiation familiale et du recouvrement des pensions alimentaires, la Caf n’en finit plus de se réorganiser. Des mesures qui ont permis de réduire des effectifs mais pas de résorber les retards dans le traitement des dossiers qui continuent à s’accumuler. C’est désormais le service social qui est dans le collimateur de ces réorganisations intempestives, alors même que le CA de la Caf 13 est en panne d’administrateur, suspendu depuis 4 ans.
  • Maine-et-Loire : La protection de l’enfance crie au scandale.  L’appel à projets lancé par le Conseil départemental aux structures s’occupant de la protection de l’enfance en Maine-et-Loire arrive à son terme. Des centaines d’emplois sont menacés, mais aussi la qualité du travail effectué auprès de ces enfants déjà fragilisés. « Des salariés vont devoir travailler pendant 6 mois alors qu’ils savent pertinemment qu’ils vont perdre leur emploi » Avec, pour certaines d’entre elles, « un arrêt de mort ». L’Urpep, l’Apaech et Arpej, pour ne citer qu’elles, subiraient donc de plein fouet les décisions prises par la collectivité. 

et aussi

  • Les « assistés ne sont plus une minorité désignée à la vindicte, mais des abstentionnistes qu’on espère voir voter ».  Au soir du premier tour, Marine Le Pen n’a strictement rien dit à l’encontre de l’assistanat qui, pourtant, a été longtemps un de ses thèmes de prédilection. Emmanuel Macron, qui, au cours de son meeting à Paris le 10 décembre 2016, avait annoncé de façon alambiquée une augmentation de la prime d’activité pour ne « plus entendre qu’il est plus intéressant de ne pas travailler ou de travailler moins que de se mettre au travail », a juste dit le dimanche 23 avril au soir qu’il voulait être « un président qui aide ceux qui ont moins, sont fragiles ou bousculés par la vie », invoquant pour ce faire « la solidarité » ../..  Cette mise sous le boisseau, même tactique, est étrange..

 

Photo : Pexels.com

Pourtant que la campagne est belle ! La définition du travail social, un enjeu stratégique.. Du RSA pour la reprise d’études ?..

  • Pourtant que la campagne est belle ! « Oui, cette campagne électorale est passionnante. A cause de tout ce qu’elle remue, réveille et met en jeu en moi, autour de moi, parmi mes collègues, mes amis, dans ma famille, mon couple, les oppositions qui s’y révèlent, contradictions idéologiques, manières de voir et de penser, de croire ou de ne pas croire, fidélités et infidélités, ce qui fait honte ou qui au contraire rend fier, ce qu’elle bouscule, ce qu’elle révèle de nos histoires singulières, intimes, et souvent insues. C’est l’heure du choix, et donc de la division. Les réseaux sociaux regorgent de formules aussi assassines que brèves, de haines cuites et recuites, aucune prise de position ne peut se prendre sans qu’elle soit immédiatement décodée, analysée, déconstruite… « 
  • Repolitiser l’action sociale : La définition du travail social, un enjeu stratégique. Un article de Saül Karsz.« …/… je me permets de rappeler une proposition de définition pour laquelle je me bats depuis des décennies avec un nombre croissant de professionnels et de théoriciens, notamment dans le cadre du Réseau Pratiques Sociales. Étayée par de nombreux écrits, cette définition est mise à l’épreuve lors de cycles d’analyse transdisciplinaire des interventions sociales et médico-sociales. Je me limite à en rappeler ici quelques principes. D’après cette définition, le travail social et les interventions sociales sont des dispositifs centrés sur la dimension idéologique des problématiques psychiques, de logement, d’emploi et de chômage, de vie conjugale, de tâches éducatives, etc. Pour mieux dire, ce sont des dispositifs à dominante idéologiquedominante voulant dire que « le social » s’attache à bien d’autres dimensions que la seule idéologie…. »
  • Le RSA pourrait-il être accordé aux ex-bénéficiaires en reprise d’études ?  Au titre de l’article L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, les élèves, étudiants et stagiaires ne peuvent pas bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) en leur nom propre, sauf s’ils assument seuls la charge d’un ou plusieurs enfants nés ou à naître. Cette restriction d’accès des élèves, étudiants et stagiaires, vise à distinguer le RSA, minimum social à caractère subsidiaire et différentiel, des bourses d’études. Cependant, l’article L. 262-8 du code de l’action sociale et des familles assouplit cette disposition. Il prévoit la possibilité pour le président du conseil départemental d’accorder des dérogations individuelles aux élèves, étudiants et stagiaires dont la situation le justifie.
  • Mineurs isolés étrangers : une épine dans le pied pour la France ?  La question des mineurs isolés étrangers n’est pas une priorité affichée par le personnel politique, même en pleine période électorale. Pourtant, des dysfonctionnements sur les territoires sont dénoncés par certains professionnels pour la protection de l’enfance et des citoyens impliqués. Explications..

et aussi

  • Suisse : «Parfois, je suis le seul adulte en contact avec un jeune». Méconnus, les travailleurs sociaux de proximité sont de plus en plus nombreux dans le canton. Rencontre avec l’un d’entre eux. David Burnier prend le soleil quelques minutes pour souffler un peu. Cet après-midi-là, il encadrait un groupe de jeunes venus faire de la mise sous pli pour gagner quelques sous. «C’est un projet de la Commune qui s’appelle Coup de pouce. Ça peut être sportif à gérer parfois, mais pour certains d’entre eux, c’est un premier contact avec le travail…»

 

Photo : Frédéric BISSON   Élections présidentielles française de 2017, panneaux installés devant l’hôtel de ville de Rouen.  11 avril 2017.  Some rights reserved

Comment les SDF votent-ils ?.. Sursaut citoyen : « une France solidaire, accueillante.. » Travail social et autisme : un audit ravageur.

  • Présidentielle : comment les SDF votent-ils ?  Patrick, Sacha, Beuzère, Patricia ou Élie. Ce sont les SDF qui peuplent les trottoirs de Paris. Ce sont aussi des citoyens mais peu ont voté. Certaines associations proposent des votes symboliques. Comme ça, pour permettre à des gens inaudibles de se faire entendre. Au moins un peu.. Extrait : « Pourquoi pas Marine Le Pen alors ? Elle aussi veut donner la priorité aux Français. Le ton change d’un coup. On ne rigole pas avec ça. “Attention, avec elle ça sera pas que les étrangers, s’alarme Patricia qui a perdu son sourire. Elle veut supprimer le RSA. C’est la seule chose qu’on a pour survivre. Si elle passe, ça sera la guerre civile.” Quand bien même, ils n’iront pas voter.  “Mais faut pas croire, on sait ce qu’il en est, on lit la presse, on se tient au courant, se marre Beuzère en tirant sur sa blonde. Nous aussi on veut savoir ce qui va se passer.

  • 1000 initiatives citoyennes de solidarité avec les migrants : Sursaut citoyen propose une carte  interactive.  « Une autre idée de la France : solidaire, accueillante, ouverte ». Cette cartographie collaborative et votre aide est importante. Il a vocation à mettre en lumière toutes les initiatives de personnes, de collectifs citoyens ou d’associations qui viennent localement en aide aux migrant.es. « Nous avons donc besoin de votre aide pour enrichir notre cartographie. Par ailleurs, nous voulons dire haut et fort que la France n’est pas le pays du repli sur soi et de la peur de « l’autre ». Nous sommes convaincus que nous sommes très nombreux.ses à vouloir ouvrir nos frontières et nos cœurs pour offrir un accueil digne à celles et ceux qui ont dû affronter des dangers extrêmes pour arriver jusqu’ici ».

  • Formation Travail social et autisme – un audit ravageur : Une instruction ministérielle vient de publier les résultats d’un audit des contenus des formations dans le travail social concernant l’autisme : 14% seulement des organismes dispensent une formation basée sur les recommandations de bonnes pratiques professionnelles. Un résultat atterrant, mais pas vraiment étonnant…

  • 21 avril 1944 : le droit de vote accordé aux femmes. Ce n’est pas si lointain. Les femmes devenaient électrices et éligibles, comme les hommes. Un an plus tard, le 29 avril 1945, elles votaient pour la première fois. Souvenir en archives radiophoniques de cette lutte durement menée pour obtenir le droit d’être citoyenne avec France Culture

  • Plusieurs millions d’Américains en détresse psychologique : La part des Américains qui souffrent de détresse psychologique ne cesse d’augmenter depuis quelques années et atteint un niveau sans précédent. De plus, l’accès aux soins mentaux s’amoindrit. 4% des Américains, soit plus de 8,3 millions de personnes, souffrent de détresse psychologique. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) définissent la détresse psychologique comme un ensemble de sentiments de tristesse, d’agitation et d’irritabilité qui peuvent affecter le bien-être physique. Le taux de suicide des américain est aussi en hausse.

Élection présidentielle 2017 : Les propositions des candidats en matière d’action sociale

Savez-vous pour qui vous allez voter ? Si oui connaissez vous ses propositions en matière d’action sociale ? Si non, voici un florilège des positions des différents candidats à l’élection présidentielle. Elle sont issues de leurs déclarations et des compte-rendus qui en ont été publiés dans la presse. Soit votre avis est déjà fait, soit vous êtes encore indécis. Dans tous les cas, il vous est possible de vous informer avec les éléments qui suivent.. Lire la suite

le burn-out spécifique des travailleurs sociaux.. 3 associations professionnelles écrivent à la ministre.. La triste réalité des bidonvilles en France..

  • « Le burn-out a des particularités chez les travailleurs sociaux » : Comment des assistants sociaux ou des CESF en viennent-ils à être frappés d’épuisement professionnel ? Comment le vivent-ils ? Avec son dernier ouvrage, Burn-out et travail social, le sociologue Fathi Ben Mrad met en lumière plusieurs spécificités de ces professionnels face au syndrome. Les travailleurs sociaux interrogés « mettent d’abord en cause leur environnement extérieur. D’un point de vue macro-social, un facteur du burn-out est ainsi la « nouvelle gestion publique », ce transfert des règles de l’entreprise privée aux services publics, opéré à partir des années 80. Il a contribué à développer la compétitivité entre les acteurs, à réduire le temps consacré à la relation d’aide, et finalement, à la perte de sens du travail social… » (Burn-out et travail social, Fathi Ben Mrad, éditions L’Harmattan, 2017, 20,50 )
  • L’ANAS, France ESF, et la FNEJE ensemble dans une action commune sur la revalorisation des diplômes de niveau III : Comme elle s’y était engagée, l’ANAS a commencé à réfléchir avec la FNEJE et France ESF, à la stratégie à mettre en œuvre pour permettre aux travailleurs sociaux de niveau III déjà diplômés d’accéder au niveau II (grade licence). Voici le courrier adressé par les 3 associations professionnelles à Marisol Touraine.
  • Les bidonvilles, une triste réalité de la France de 2017 (Reportage photo). C’est la journal la libre Belgique qui diffuse ce reportage à partir d’éléments fournis par Médecins du Monde.. Sur Marseille, environ 800 personnes, dont 40% d’enfants, dites ou se disant Roms, vivent par nécessité dans des lieux extrêmement dégradés. Ces lieux sont des friches industrielles, des bâtiments désertés, des terrains en attente de projets, les interstices de la ville. L’accès aux services répondant aux besoins fondamentaux (l’eau, l’assainissement, l’électricité) y est faible ou nul. Les personnes qui vivent dans de telles conditions ont fui dans leur pays l’extrême pauvreté et les discriminations. Sur Marseille, elles sont pour la plupart de nationalité roumaine et donc titulaires des droits des ressortissants de l’Union Européenne. Il y a également des Croates (UE), des Bulgares (UE), des Serbes (hors UE).

et aussi

 

Photo : Pixabay

les travailleurs sociaux britanniques « en marche » contre l’austérité

L’Association britannique des travailleurs sociaux (BASW), ainsi que les personnes qui utilisent des services sociaux, ont organisé une marche de Birmingham à Liverpool pour appeler à la fin des politiques d’austérité du gouvernement britannique. Elle débute aujourd’hui 19 avril et durera un peu plus de sept jours. Les travailleurs sociaux, les usagers, les soignants et d’autres personnes marcheront à près de 100 miles (160 kms), visitant le long de la route les banques alimentaires et les établissements de soins et services sociaux menacés par des coupes budgétaires. elle permettra aussi d’entendre  celles et ceux dont les vies ont été dévastées par les mesures d’austérité.

Les travailleurs sociaux qui manifestent en marchant dans les rues n’en sont pas à leur première action. Les protestations et les campagnes font depuis longtemps partie des tentatives que la profession engage afin de plaider en faveur d’un monde socialement plus juste et plus équitable pour tous. Même dans les pays où les manifestations publiques sont interdites, des travailleurs sociaux facilitent de multiples façons l’organisation de manifestations pour que  les communautés travaillent ensemble pour le changement.

Au cours des dernières années, cependant, nous avons commencé à assister à des actions internationales pour un  travail social plus fort, plus coordonné, et plus audible. Les messages essentiels portent sur les politiques sociales et la possibilité  pour les communautés et les gouvernements d’agir pour un développement durable.

Ainsi par exemple la Journée mondiale du travail social le mois dernier a vu des travailleurs sociaux porter des pancartes et des revendications sous forme de propositions, en participant à des réunions communautaires et en participant à des délégations permettant de rencontrer des ministres et des responsables de l’ONU. En Autriche, au Bangladesh, au Nigéria, en Espagne et dans plus de 100 autres pays du monde, les travailleurs sociaux ont porté les mêmes messages dans la plus grande action de masse que la profession ait jamais connue.

Il peut paraître incongru pour les personnes qui ne sont pas familières avec le travail social, que des travailleurs sociaux soutiennent de cette façon, avec une marche des familles qui ont à faire avec des souffrances, des douleurs et des traumatismes tout en restant dignes. Ce n’est pas un problème au contraire. En effet ce qui distingue le travail social de nombreuses autres professions, c’est que les travailleurs sociaux reconnaissent et considèrent comme normal la nécessité d’agir pour transformer les structures sociales pour aider ces familles – et leurs communautés dans leur ensemble – afin qu’elles puissent grandir et  prospérer.

Du point de vue du travail social, les actes de solidarité et de protestation pacifique sont nécessaires pour pour que puissent à court terme se mettre en place des réformes sociales. L’action collective brise les barrières de l’isolement social, l’impuissance et la dépendance. Cela permet de démontrer aux personnes qui vivent l’exclusion qu’elles ne sont pas seules et que chaque voix compte pour ouvrir des  perspectives. Les actions de protestations rappellent à tous que ce ne sont pas les personnes qui sont responsables de leurs malheurs, mais les systèmes sociaux qui  les mettent en échec.

La marche organisée par l’association des travailleurs sociaux britannique BASW n’est qu’un exemple de l’ambition d’un travail social plus large qui vise à transformer notre société pour l’améliorer. Sur cette marche, les professionnels et les personnes qui utilisent les services sociaux partageront un message essentiel: construire des services sociaux autour des besoins réels et des aspirations des communautés qu’ils servent et ne pas refuser l’assistance à ceux qui sont désespérés.

La marche contre l’austérité « BASW Boot Out Austerity » a lieu du 19 au 26 avril. Découvrez en plus en cliquant sur ce lien.

Ce texte est une traduction librement adaptée d’une tribune de Rory Truell secrétaire général de la fédération internationale du travail social

Les assistants sociaux scolaires vont aller en primaire.. Vivre avec le revenu de précarité active.. l’A.M.E. de la démocratie sanitaire française..

  • Une circulaire  envoie des assistants sociaux scolaires en primaire : Les assistants sociaux scolaires vont-ils devoir s’habituer à œuvrer auprès des enfants, plutôt que des adolescents ? Ce basculement est en tout cas rendu possible par une circulaire du 22 mars, du ministère de l’Éducation Nationale. Après quatre ans d’une révision générale de ses différents métiers, dans le cadre de la « refondation de l’école de la République », ce nouveau texte redéfinit les « missions du service social en faveur des élèves ». ( pour autant avec quels moyens ? En déshabillant le service rendu dans le secondaire ? Le service social en faveur des élèves rappelons-le manque déjà cruellement de postes d’assistants sociaux.)
  • « La France qui… se débrouille » : Vivre avec un revenu de précarité active« Chaque mois, c’est la même attente : scruter le calendrier et patienter jusqu’au 5, pour voir son compte en banque garni de quelques centaines d’euros. Un RSA  pour survivre, de nouveau, pendant quatre autres semaines. Parfois, l’attente se prolonge. «Si le 5 tombe un vendredi, tu sais que tu ne toucheras pas ton argent avant le mardi d’après», explicite T-J, l’un des allocataires du revenu de solidarité active que Libération a rencontrés. Aucun, sauf Chantal, n’a souhaité apparaître avec son vrai nom et prénom, ni se faire photographier. Par pudeur, par gêne, peut-être, au moment d’évoquer ce que signifie se débrouiller avec ce minimum vital.
  • Dans le Nord, le partenariat public-privé s’étend au placement des enfants mineurs. Exsangue, le conseil départemental du Nord va faire appel à des investisseurs privés pour financer une association de protection de l’enfance. Si elle tient ses objectifs, fixés par un « contrat à impact social », la collectivité la remboursera, avec intérêts. Le nombre de placements des mineurs doit-il être fonction des intérêts d’investisseurs privés ?
  • L’Aide Médicale d’État, l’âme de la démocratie sanitaire française : Plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont inscrit la suppression de l’Aide Médicale d’État (AME) à leur programme. Présentée comme une mesure d’économie budgétaire et anti-migratoire, cette mesure idéologique qui s’attaque à la dignité humaine, est contre-productive en termes de santé publique et impacte de façon globale la relation de soin. Des praticiens hospitaliers, professeurs d’université, médecins généralistes nous proposent une réflexion sur ce sujet

et aussi

  • Grenoble : un cabinet dentaire pour les sans-abris et les sans-papiers : C’est le docteur Alexandre Sage, dentiste « altruiste » à Meylan, qui a eu l’idée voici un an d’ouvrir un cabinet solidaire, baptisé Solident. Il a obtenu une aide financière de l’Agence régionale de santé (ARS), des dons de deux associations, une subvention de la député socialiste Geneviève Fioraso, financée grâce à sa réserve parlementaire. Il est soutenu par le conseil de l’Ordre des dentistes. Il a récupéré du matériel chez des confrères partant à la retraite. Deux salariés ont été embauchés, une assistante dentaire et un médiateur sanitaire.

 

Photo : Pixabay

Un appel du Samu Social aux candidats… Trois millions d’enfants pauvres en France… AAH et vie en couple : un cri de colère…

  • 143 000 personnes sans-abri aujourd’hui :  Réduire le nombre de personnes à la rue est possible. A Paris, arpenter les rues, les couloirs du métro, les allées des Bois suffit à constater l’ampleur du phénomène. Or les personnes sans domicile identifiables dans la rue ne sont que la partie visible d’un ensemble plus vaste auquel s’ajoutent celles que l’on ne remarque pas, celles qui se cachent, celles qui parviennent encore à survivre de la solidarité de leur entourage, et toutes celles qui souffrent du mal logement. A la veille de l’élection présidentielle, le Samusocial de Paris interpelle les candidats sur la priorité qu’ils entendent donner à la lutte contre la grande exclusion,
  • Le scandale de nos trois millions d’enfants pauvres de France. 385.000.000 enfants vivent dans l’extrême pauvreté à travers le monde. Ces derniers sont bien plus nombreux que les adultes à se classer dans cette catégorie. En France, 1 enfant sur 5 vit sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire dans un foyer disposant de moins de 1512 euros par mois. L’analyse de l’évolution de la pauvreté en France montre une hausse de 23% depuis l’an 2000 et une nette accélération de cette hausse depuis 2012…
  • AAH et vie en couple : «Mon mari doit prendre en charge mon handicap !». Pour calculer le montant de l’allocation adulte handicapé (AAH), les Caisses d’allocations familiales prennent en compte les ressources du conjoint. L’AAH de Catherine Charat est ainsi réduite à 35 € par mois. Une situation qui la met en colère car son mari est contraint d’assumer seul les dépenses du foyer. Elle veut que cette réglementation soit abrogée. Cette femme est « en colère ». Pour elle et pour son mari. « En fait, je me dis que c’est lui qui est tout le temps lésé », souligne-t-elle. Au final, cette réglementation oblige en effet le partenaire à prendre en charge le handicap. Certes, le droit au RSA dépend lui aussi des ressources du conjoint, concubin ou pacsé mais l’allocataire peut espérer retour à meilleure fortune. Ce qui n’est pas le cas des femmes et des hommes que leur handicap prive d’accès au marché du travail.
En France, 1 enfant sur 5 vit sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire dans un foyer disposant de moins de 1512 euros par mois.

Comment les « imposteurs » prennent le pouvoir au sein de nombreuses institutions…

C’est en relisant un article de Marianne paru en janvier 2013 que j’ai commencé à comprendre ce que représente l’imposture, ou du moins la pratique de celles et de ceux qui dans notre travail, nous font croire qu’ils sont indispensables alors que finalement tout irait mieux sans eux. Mais – problème – les imposteurs, ont souvent la fâcheuse tendance à tenter de développer leur influence au sein de nos institutions et quand ils y arrivent, cela peut vous  compliquer de façon importante votre quotidien professionnel. Essayons d’y voir un peu plus clair sur ce concept d’imposture qui a été étudié par des chercheurs en sciences sociales
Lire la suite

Deux feuilles de route contre la pauvreté. Diplômes niveau II : L’incompréhension. La Gironde pour le revenu universel

  • Le Conseil d’analyse économique diffuse une double feuille de route pour lutter contre la pauvreté : Deux notes rendues publiques par le Conseil d’analyse économique le 4 avril 2017 proposent des mesures pour agir plus efficacement contre la pauvreté et élargir la cible de la lutte menée par les pouvoirs publics. Les auteurs de la première note constatent l’efficacité des aides monétaires versées aux populations les plus modestes. Pour enrayer le non-recours, ils préconisent de les simplifier, de les automatiser et de les universaliser. D’autre part, ils recommandent de remplacer les minima sociaux par un revenu de base modulable, versé à tous les majeurs sous condition de ressources et de parcours d’insertion ou d’emploi. 
  • Diplômes au niveau licence : pas de rétroactivité, mais de l’incompréhension. Fallait-il s’attendre à ce que l’élévation au niveau II de cinq formations en travail social s’applique uniquement aux futurs diplômés, à partir de 2021 ? Depuis l’annonce de Ségolène Neuville, les réponses des organisations professionnelles divergent. Retour sur plusieurs années d’ambiguïtés. (Cet article d’Olivier Bonnin publié par le Guide Familial me parait une bonne synthèse des différentes analyses sur ce sujet)
  • La Gironde veut expérimenter le revenu universel : Le conseil départemental de la Gironde a présenté un projet d’expérimentation du revenu universel sur son territoire. Élaboré depuis plusieurs mois en coopération avec la Fondation Jean Jaurès et l’Institut de Politiques Publiques, le projet vise à évaluer les comportements sociaux lorsqu’un revenu de base est distribué. En ouvrant la réunion de présentation de l’expérience jeudi 6 avril, l’économiste Daniel Cohen est formel: le timing de l’initiative de la Gironde n’a rien à voir avec la proposition de Benoît Hamon, et la campagne présidentielle.

et aussi une question et un problème récurrents :

  • Manque de personnel en établissement: le bien-être des seniors menacéRepas écourtés, journées passées au lit, toilettes tardives malgré les draps et vêtements souillés: en maison de retraite ou à l’hôpital, le manque de personnels auprès des personnes âgées peut conduire à une forme de « maltraitance », un constat partagé par les familles, les soignants et les médecins.

 

Photo : Pixabay

Précision : la revue de presse que je me permets de vous proposer un jour sur deux ne veut pas dire que je soutiens ni suis en accord systématiquement avec tous les articles présentés. Ils sont le reflet d’une actualité qui mérite l’attention même si personnellement je ne me reconnais pas toujours dans certaines opinions exprimées.

Accès aux droits et précarité : Le numérique n’arrange rien.. De graves dysfonctionnements dénoncés en Gironde.. Sorties scolaires indésirables à Paris ?

  • Enquête sur l’Accès aux Droits : les relations des usagères et usagers avec les services publics : Cette étude apporte une attention particulière sur les personnes en situation de précarité dans leur « relation » avec les services publics et/ou les administrations …/… 25% des personnes précaires sont confrontées à des difficultés dans leurs démarches administratives (contre 17% pour les personnes non précaires)  …/… Cette exclusion peut se trouver renforcé par la dématérialisation des services publics. En effet, environ 9% de la population en France ne dispose pas d’un accès à Internet. Ainsi, l’administration, qui s’oriente vers le tout numérique, peut contribuer à marginaliser certaines personnes, notamment celles qui n’ont pas les moyens financiers pour s’équiper, mais aussi celles ne pouvant se payer un abonnement à Internet ou encore peu à l’aise avec l’écrit et/ou éloignées d’Internet..
  • Protection de l’Enfance : de graves dysfonctionnements dénoncés en Gironde. Une lettre ouverte a été adressée ce début de semaine par une partie des salariés des services du Centre départemental de l’enfance et de la famille (CDEF) d’Eysines, en Gironde, à l’ensemble de ses partenaires notamment, et à la presse. Intitulé Les enfants sacrifiés de la République ce texte dénonce de graves violences, à trois niveaux : violence des jeunes entre eux (dont des cas d’abus sexuels), violence institutionnelle à l’encontre des salariés, violence des jeunes envers les professionnels. « Au moins 190 événements répertoriés depuis début 2016 », précise une salariée, soulignant que ce chiffre reste bien en-deçà de la réalité.. (Lien Social)
  • Sorties scolaires: les élèves de banlieue indésirables à Paris ?  Exaspérée de voir ses élèves regardés de travers, voire « humiliés » par des policiers devant toute la classe, une enseignante de Seine-Saint-Denis a lancé un appel contre « les discriminations en sorties scolaires » qui a rencontré un certain écho dans la communauté éducative. Mercredi 1er mars, de retour d’un séjour scolaire à Bruxelles, « trois de mes élèves se sont fait contrôler par des policiers » à la gare du Nord, témoigne Elise Boscherel, enseignante à Epinay-sur-Seine, auprès de l’AFP. Des contrôles, avec palpation et fouille des bagages, qu’elle estime « liés à leur apparence physique: Ilyas est d’origine marocaine, Mamadou d’origine malienne et Zakaria d’origine comorienne »
  • Logement : Joao, prioritaire Dalo, mais expulsé sans relogement. « J’ai laissé la plupart de mes affaires à la maison, raconte-t-il. Un huissier accompagné de deux policiers et d’un serrurier sont arrivés chez moi, mardi à 10 heures du matin. J’ai dû quitter mon appartement. » Le jeune homme, bénéficiaire du statut de réfugié depuis 2003, dort depuis deux jours dans une chambre d’hôtel gérée par le 115. Doctorant en histoire, Joao louait un appartement dans une résidence du XIIIe arrondissement de Paris.

et aussi

  • Sanitaire et social : l’emploi progresse en Occitanie. Des postes non délocalisables, occupés par des personnes plutôt proches du départ à la retraite, alors que les besoins augmentent : les emplois dans le sanitaire et le social sont à la hausse. Selon l’Onisep, qui vient de publier un petit guide sur le sujet,  260 000 personnes travaillent dans ce secteur dans la région.

Le programme du Front National en matière d’action sociale est-il un risque pour le travail social ?

En quoi le programme du Front National en matière d’action sociale est-il un risque pour le travail social ? C’est la question qu’a posé récemment un journaliste de TSA qui dans un article fort intéressant interroge la posture des travailleurs sociaux face à la montée du FN. Voici en quelques mots ce que nous pouvons (avec des collègues) constater…

Lire la suite