Colère des élus après les annonces d’Emmanuel Macron.. Bientôt une VAE pour avoir été parent ? L’ANAS présente son conseil d’administration..

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Faire de la solidarité une vraie priorité ! l’ONES interpelle la ministre des solidarités.. SAMU Social : « le plan migrants est sans vision »

  • Faire de la solidarité une vraie priorité !   Le collectif Alerte en appelle au Président de la République : les associations de solidarité réunies au sein du collectif ALERTE animé par l’Uniopss ont suivi les interventions  du président de la République et de son premier ministre  » avec beaucoup d’attention mais aussi d’inquiétude et expriment leur déception car les deux plus hauts personnages de l’État n’ont pas, malgré nos nombreuses sollicitations, évoqué la lutte contre la pauvreté et l’exclusion dans les priorités du gouvernement à l’aube de ce quinquennat. Nous demandons une vision et un plan d’action engageant le gouvernement pour une politique globale, interministérielle, promouvant l’accès de tous aux droits de tous ».
  • ONES : Lettre à Madame BUZYN Ministre des solidarités et de la santé. « …Il peut paraître curieux que des éducateurs spécialisés se préoccupent de la question politique et pourtant, nous faisons les frais en permanence des incohérences d’une gouvernance cloisonnée, en silo, qui multiplie les financeurs et donneurs d’ordres tant au niveau de l’État, que des Régions, des Départements ou des Municipalités et des intercommunalités… » (extrait du courrier de l’Organisation Nationale des Educateurs Spécialisés).
  • Pour le président du Samusocial « le plan migrants est sans vision ». Alors que les camps de réfugiés se reconstituent, porte de la Chapelle (XVIIIe), dix jours après l’évacuation de près de 3 000 migrants, le président du Samusocial Eric Pliez, estime que le plan annoncé par le gouvernement manque cruellement d’ambition. « Je suis franchement déçu. C’est un plan sans vision. Je m’attendais à deux choses qui semblent essentielles au regard de la situation : l’annonce de la création de centres humanitaires de premier accueil, à l’image de celui de la porte de La Chapelle, dans d’autres métropoles hexagonales pour une meilleure répartition des migrants. Comme l’a fait l’Allemagne… »

 

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Les offres bancaires aux précaires font un flop ! Assistantes sociales d’urgences.. les étrangers face au mur numérique..

  • Les Français en précarité financière n’utilisent pas les offres bancaires faites pour eux.   Les 2,4 millions de Français en précarité financière ont peu recours aux offres à bas coût qui leur sont réservées. Et ils payent, en plus, d’importants frais liés aux découverts. Un compte courant, une carte bancaire à débit immédiat, deux chèques de banque par mois, des RIB, un service en ligne, des frais de dépassement de découvert moins élevés… Le tout pour 3 euros par mois ! Réservée aux 2,4 millions de Français repérés par les banques comme étant en «difficultés financières» (faibles revenus, incidents de paiement, fichés Banque de France, etc.), «l’offre spécifique» des banques a tous les atouts pour plaire. Le hic, c’est que trois ans après son lancement, cet héritage de la loi bancaire de François Hollande fait un flop.

  • Assistantes sociales d’urgences : à la jonction de l’hôpital et de la ville. Dans les urgences hospitalières, comment travaillent les assistants de service social ? Notre reportage au CHRU de Lille s’achève au chevet d’un patient âgé, dont le maintien à domicile s’avère problématique. A l’hôpital, le travail social est au service des soins ; mais il permet, aussi, de préparer la sortie.

  • Immigration. Les étrangers face au mur du numérique : En mars 2016, la Cimade avait publié un rapport intitulé « À guichets fermés » dénonçant les difficultés, pour les étrangers, d’accéder aux services des préfectures en raison de l’accroissement des démarches effectuées uniquement par Internet. Permanences téléphoniques robotisées, plateformes numériques bloquées, guichets d’accueil fermés ou injoignables malgré des heures d’attente… Le problème est toujours le même aujourd’hui

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Lutte contre l’exclusion : l’ANSA crée un labo pour « l’inclusion numérique »

J’ai participé mardi dernier, à l’invitation de l’Agence Nouvelle des Solidarités Actives, à la première rencontre du « labo numérique ANSA ». Il s’agit d’une initiative menée en partenariat avec l’Agence du Numérique, plus particulièrement son Pôle « société numérique ». Ce laboratoire  vise à   réunir des acteurs pluriels engagés dans la lutte contre la pauvreté. Son objectif, à l’issue de quelques 3 à 4 rencontres en plénière, (et un travail d’approfondissement mené par l’ANSA entre les rencontres), est de construire une vision actualisée et partagée des réponses à apporter pour ’une société numérique inclusive, qui n’exclue pas notamment les personnes les plus fragiles. Il s’agit aussi d’identifier ensemble les leviers et modalités concrètes pour répondre à cette volonté partagée. Vous l’avez compris le défi est de taille.  Il est apparu essentiel pour l’ANSA que les acteurs du travail social participent à une telle démarche et contribuent, au travers de leurs pratiques, mais aussi de leurs questionnements, à cette vision commune…

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Contre l’isolement social.. Les pauvres, l’État, le travail social.. Un nouveau site sur le handicap..

  • Le Cese appelle à une grande mobilisation contre l’isolement social : « Le lien social n’est pas une marchandise, il ne peut pas devenir un marché », a affirmé le rapporteur de l’avis du Conseil économique, social et environnemental devant ses collègues. Dans un contexte où La Poste est en train de lancer un service payant de visite à domicile des personnes âgées par les facteurs, la précision a son importance. Le Cese invite les pouvoirs publics à se saisir globalement de l’enjeu de l’isolement social qui toucherait 5,5 millions de personnes de tous les âges en France. Parmi elles, 1,2 million ont plus de 75 ans. 
  • Les pauvres, l’État, le travail social : « Un récent article du Monde  mettait en exergue « la grande misère des services sociaux anglais » : personnes âgées dépendantes, handicapés, urgences hospitalières, sans-abri reçoivent des prestations de plus en plus rétrécies, soumises à des contraintes tatillonnes et implacables. Si la situation n’est pas identique dans tous les pays, des convergences vont crescendo partout » …/… « …L’État n’étant pas une entreprise privée, quoi qu’en pensent certaines de ses élites, il ne peut être géré comme tel. Surtout quand les besoins ne cessent d’augmenter en termes d’éducation, énergies renouvelables, logements, protection sociale, conditions matérielles et immatérielles de vie et de travail. Les déficits comptables sont loin d’épuiser la raison d’être de l’État, ce que celui-ci est censé assurer à ses administrés… (Saül Karsz)
  • Le Gouvernement lance son site sur le handicapÉtudes, travail, logement, informations sur les droits, mise à disposition de documents administratifs… Le Gouvernement a lancé officiellement, le 5 juillet 2017, son site consacré au handicap. avec  une version « facile à lire et à comprendre ». Études, travail, logement, informations sur les droits, mise à disposition de documents administratifs Une nouvelle adresse utile pour toutes les personnes concernées, en quête d’infos pratiques, gérée par le secrétariat d’État en charge du handicap. (Dommage toutefois que la communication politique soit aussi prégnante en première page du site – 3 photos en boucle  de la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, est-ce bien nécessaire ?
  • Saint-Denis : l’université en pointe contre les violences faites aux femmes. Pionnier du genre, un diplôme de l’université Paris 8 forme les professionnels face aux violences subies par les femmes. «Pour combattre les violences faites aux femmes, de nombreux métiers s’avèrent dramatiquement nécessaires. » Tel est le triste constat de départ d’Annick Allaigre, la présidente de Paris 8, à Saint-Denis.

Urgence santé pour les femmes précarisées.. Un nouveau président à l’ANAS.. 1000 réfugiés sur la voie de l’insertion..

  • Accès aux soins des femmes en situation de précarité : Parler de celles qu’on ne voit pas. Le Haut conseil à l’égalité entre femmes et hommes (HCEfh) a publié, vendredi 7 juillet, un rapport sur l’accès aux soins des femmes en situation de précarité. Les chiffres sont formels : les femmes constituent 70% des travailleurs pauvres et 57% des bénéficiaires du RSA (revenu social d’activité). Au niveau de leur situation familiale, elles représentent 85% des chef(fe)s de familles monoparentales – dont une sur trois vit sous le seuil de pauvreté. En clair : la majorité des personnes vivant aujourd’hui en situation de précarité sont des femmes.
  • Joran Le Gall nouveau président de l’ANAS : L’Association nationale des assistants de service social (Anas) a un nouveau président : Joran le Gall, 29 ans, actuellement salarié en psychiatrie à Paris. Rencontre avec un travailleur social féru de numérique, attentif à la pleine reconnaissance du diplôme à bac + 3… et attaché à une gouvernance collégiale.
  • Montpellier : des militants identitaires saccagent le local d’une association d’accueil des mineurs isolés : Ils ont filmé leur forfait. Des membres de la Ligue du Midi, un groupe identitaire, ont fait irruption, vendredi 30 juin, dans le local d’une association de défense des mineurs isolés installée à Montpellier (Hérault). Aux cris de « non à l’immigration », ou « assez, assez, des réfugiés », les militants ont ensuite jeté feuilles et dossiers au sol, renversé des meubles et brisé de la vaisselle, raconte le Midi libre.  » Nos collègues ont été surpris, puis sont restés tétanisés. On est un peu sidérés d’avoir été la cible de groupes politiques »…

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  • Bientôt 1 000 réfugiés sur la voie de l’insertion. Près de 180 réfugiés des régions Hauts-de-France et Île-de-France ont bénéficié d’un programme de formation débouchant sur un emploi dans des secteurs peinant à recruter. Fort de ce succès, l’État souhaite étendre le dispositif à un millier de réfugiés dans toute la France dès septembre prochain. Alors que le gouvernement entend empêcher les migrants de se fixer à Calais , 79 réfugiés de l’ex-« Jungle » viennent de terminer dans en région Hauts-de-France une formation accélérée à la langue française et aux métiers en manque de main-d’œuvre, dans une expérimentation qui s’étendra à 1000 réfugiés en septembre.

 

 

Turbulences sur la protection de l’enfance.. et aussi « le numérique bouscule les pratiques managériales »..

  • Des marcheurs aux Assises : turbulences sur la protection de l’enfanceA l’occasion des Assises nationales de la protection de l’enfance, des travailleurs sociaux du Maine-et-Loire ont été rejoints par des confrères d’Ile-de-France pour manifester contre la « casse » du secteur. Le contexte angevin, certes, est particulier ; mais il fait écho à un manque de moyens dans d’autres départements… Un peu plus tard, réunis en assemblée générale à la Bourse du travail (place de la République), les manifestants votaient une mobilisation nationale pour la protection de l’enfance pour ce 21 septembre. TSA nous fait le récit d’une longue marche, achevée au pas de course. Reportage signé Olivier Bonnin (article et photos) et Linda Daovannary (vidéo).
  • Dix ans après la réforme, les professionnels jugent sévèrement leur action : Dix ans après la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance, les professionnels estiment que, sur des objectifs clé de cette loi, tels que la prévention et la cohérence du parcours de l’enfant, le dispositif a stagné voire régressé. En dépit de progrès observés sur le repérage et l’évaluation des situations préoccupantes, leur bilan est sévère. (Localtis)
  • Toujours sur ce sujet, ne manquez pas  plus le beau reportage photo de Libération. Il est intitulé « des éducateurs mobilisés contre la dégradation de la protection de l’enfance ». (Photos réalisées par Martin Colombet et Hans Lucas)

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  • Travail social : le numérique bouscule les pratiques managériales. Les nouvelles technologies sont entrés de plain-pied dans les structures sociales. Après avoir planché sur le sujet épineux de la fracture numérique, les adhérents de l’Association nationale des cadres communaux de l’action sociale (Anccas) se sont penchés sur la thématique du management à l’ère 3.0 lors de leurs 40e rencontres, qui se sont déroulées à Cabourg du 28 au 30 juin 2017. « Auparavant, les cadres de l’action sociale accumulaient les dossiers dans leurs armoires. Aujourd’hui, la génération Y switche entre différentes applications mobiles et surfe sur internet. Elle n’utilise plus du tout de papier. Le management s’est dématérialisé ».. (La Gazette des Communes).

Travail Social, Droits de l’Homme et Citoyenneté

Le concept de citoyenneté est de plus en plus utilisé dans le vocabulaire des travailleurs sociaux, notamment par ceux qui interviennent dans le cadre de la mise en œuvre d’actions collectives de type « développement social local ».  J’ai rédigé cet article pour la revue Française de Service social (n° 231 intitulé « Quelles pratiques professionnelles du travail social en 2008 dans le respect des principes universels des Droits de l’homme ? ») . Lire la suite

L’enfance plutôt que la finance : manifestation aujourd’hui à Paris pendant les assises de la protection de l’enfance…

  • « L’enfance, plutôt que la finance »: « les gestionnaires ont pris les rênes de notre secteur, il faut faire un max de bruit ». La marche des travailleurs sociaux pour la protection de l’enfance au départ d’Angers est arrivée  à Paris. Une autre manifestation est prévue aujourd’hui. Le reportage sur Arte TV donne la parole à Julien Gerland (photo), debout devant le cercueil qui représente les associations du Maine et Loire qui n’ont pas été retenues dans l’appel à projet du Conseil Départemental. Ce cercueil doit être brûlé aujourd’hui à Paris au cours de la manifestation de soutien aux associations « On ne veut pas d’une protection de l’enfance low cost » : Menacés par la refonte de leur activité, des salariés d’associations du Maine-et-Loire dénoncent ainsi le désengagement de certaines collectivités et la tentation du privé.

  • Assises de la protection de l’enfance: les inquiétudes des professionnels dix ans après la loi de 2007Manque de moyens et de coordination entre partenaires, insuffisances au niveau de la prévention: les acteurs de la protection de l’enfance expriment leurs inquiétudes dans une enquête présentée lors des 10e assises nationales de la protection de l’enfance à Paris. Les départements ont consacré 7,3 milliards d’euros à la protection de l’enfance en 2016. Pourtant, près de 90% des personnes interrogées par l’Odas déplorent un manque de moyens financiers pour mener à bien leur mission.

  • Accueil des migrants : Emmaüs adresse un défi à Emmanuel Macron. Alors que la pression s’accentue sur le gouvernement quant à l’accueil des migrants sur le sol français, Thierry Kühn, le président d’Emmaüs France, appelle à un changement radical de politique. Dans les semaines et les mois à venir, les arrivées de migrants venus de la Méditerranée via l’Italie, vont s’accélérer. Et déjà, la situation est explosive. A Paris, le centre humanitaire est plein ; des centaines d’hommes dorment sur le trottoir. A Calais, migrants et bénévoles sont harcelés par la police, tandis qu’un chauffeur routier a été tué l’autre nuit en percutant un barrage sauvage installé sur l’autoroute par des Afghans et des Erythréens (dont des mineurs).

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  • Nice : 18 mois de prison pour un policier qui faisait payer des migrants pour passer la frontière : Le policier, employé du PC radio, faisait payer les migrants entre 125 et 250 euros pour passer la frontière franco-italienne. Les faits lui auraient rapporté 3.000 euros. L’affaire avait été qualifiée lundi matin de « gravissime » par le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre. « C’est quelqu’un qui a de bons états de service », avait assuré avant le début de l’audience son avocat Me Jean-Yves Garrino, mais qui s’était retrouvé aux prises avec le surendettement suite à des problèmes personnels.

Les grandes étapes du développement de l’enfant.. 220 femmes tuées par leur conjoint.. Polémique sur le « lien social tarifé » par la Poste..

 

Simone Veil ancienne ministre des affaires sociales…

Simone Veil nous a quitté hier. Cette grande dame a marqué plusieurs de nos collègues, j’en veux pour preuve le témoignage de Christian Chassériaud et celui de Yves Faucoup qui ont fait part sur les réseaux sociaux de leur souvenirs de rencontre avec celle qui fut ministre des affaires sociales. Lire la suite

VAR : l’ASE sous tension… Angers : une marche vers Paris..Tout sur la « carte bleue » des migrants

  • Var : Une suspicion d’abus sexuel sur une fillette de 12 ans enflamme l’aide sociale à l’enfance. Le détonateur : un cas d’abus sexuel présumé dans le centre départemental de l’enfance. C’est une histoire bien particulière qui a mis le feu aux poudres. Si l’on en croit le bureau du procureur de la République, le Département a dénoncé il y a trois semaines, au parquet de Toulon, un cas d’attouchement sexuel sur une fillette de 12 ans par un employé. La scène se serait déroulée au Centre départemental pour l’enfance (CDE) du Pradet. Le parquet a ordonné une enquête préliminaire confiée à la brigade des mineurs. Des fonctionnaires de la délégation générale aux solidarités du Var ont dénoncé leur manque de moyens.
  • Enfants placés. Contre le Département, ils marchent vers Paris : Une centaine de salariés d’associations liées à la protection de l’enfance sont partis d’Angers pour rejoindre Paris en plusieurs étapes. Cette marche se déroule jusqu’au 4 juillet. Une dizaine des leurs va, en continu, se rendre à pied à Paris en sept étapes, soutenue par d’autres manifestants. Ensemble, ils comptent participer aux Assises nationales de la protection de l’enfance qui se tiendront le 4 juillet prochain.
  • Carte bleue  distribuée aux migrants par l’État : démêler le vrai du faux. (et le faire savoir auprès des personnes que vous rencontrez). Cela fait plusieurs mois que de fausses informations circulent sur les allocations dont peuvent bénéficier les demandeurs d’asile en posant le pied sur le sol français. Sur les réseaux sociaux, la photo d’une carte de crédit portant la mention « allocation pour demandeur d’asile » a été largement partagée. Vous êtes sollicité(e) pour rétablir la vérité et éviter qu’ainsi les personnes racistes ne développent de faux arguments.

Photo : extrait d’une vidéo de TV10 Angers

Tous sous pression : assistantes sociales d’urgence en centre hospitalier, salarié(e)s des CAF, éducatrices spécialisées à l’ASE…

  • Assistantes sociales d’urgences : « Ici il faut accepter les frustrations ». Dans les urgences hospitalières, comment travaillent les assistants de service social ? Le Guide familial a suivi pour une journée les professionnelles de l’hôpital Salengro, à Lille. Reportage dans un service social en blouse blanche, qui soigne son adaptabilité, autant que sa réactivité. Aucun brancard n’encombre encore le couloir, devant le bureau du service social des urgences. La matinée semble calme, ce 12 juin au Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Lille. « La semaine dernière il y en avait jusqu’à trois rangées ! » (Olivier Bonnin)

  • Les salariés des CAF aux avant-postes de la crise sociale : Ces dernières années, les caisses d’allocations familiales (Caf) sont devenues de véritables poudrières où se côtoient détresse humaine et rigidité administrative. « Conseillers et travailleurs sociaux sont en première ligne. Reportage en Seine-Saint-Denis. Il est à peine midi à la Caf de Bobigny et déjà la file d’attente est interminable. Certains usagers patientent depuis plusieurs heures, quand ceux qui arrivent se demandent si cela vaut la peine de rester. Car, bientôt, les grilles fermeront pour permettre à tous ceux qui attendent de passer avant la fermeture de l’administration, à 17 heures ». (CFDT)

  • Enfance en danger : excédées, à bout, les éducatrices spécialisées dénoncent leurs conditions de travail Leur métier est la protection de l’enfance, l’accueil des enfants maltraités chez eux et retirés de leur famille. Mais aujourd’hui, les éducatrices de la Cité de l’enfance, installée dans un vaste parc au Plessis-Robinson, tirent la sonnette d’alarme. «Nous sommes actuellement dans une situation de non-assistance à personnes en danger, avec des enfants et des adultes subissant quotidiennement des agressions de toutes sortes », dénonce le collectif ASE 92. (le Parisien).

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Benjamin Grivaux et les « salauds de pauvres ».. Quand les multinationales défendent les réfugiés.. Handicap : l’État condamné..

  • Il devrait logiquement prendre la défense des pauvres. « Le nouveau secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Benjamin Griveaux, devrait, s’il est fidèle à ses écrits, prendre la défense des « assistés » tant décriés par la droite extrême et l’extrême droite : en effet, il est l’auteur d’un livre qui prend leur défense et qui est intitulé  «Salauds de pauvres». Benjamin Griveaux rappelle simplement que les dépenses de prestations sociales (versées aux personnes qui ont contribué par des cotisations) représentent 30% du PIB, et celles des aides sociales (sans contribution, dépenses d’assistance) 1 % du PIB. Et parmi ces dernières, on ne compte pas seulement le RSA, mais aussi l’allocation personnalisée d’autonomie versée aux personnes âgées dépendantes ». (Yves Faucoup)
  • Des multinationales s’engagent pour les réfugiés: social-washing ou conviction ? Airbnb, Starbucks, Google. Mais aussi Total, Sodexo ou BNP Paribas… Les entreprises françaises comme étrangères multiplient les actions sociales en faveur des réfugiés. En toute sincérité ou avec quelques arrière-pensées? « C’est vrai qu’au début, j’avais peur de la récupération, mais c’est comme pour tous les sujets avec des enjeux de RSE [responsabilité sociale des entreprises]. Il peut y avoir un risque de social-washing, mais au final, ce qui compte, c’est le résultat », confie la directrice de Singa, une entreprise sociale qui aide les réfugiés à s’intégrer.
  • L’État une nouvelle fois condamné pour ne pas avoir « pris en charge » un enfant handicapé. Pas d’auxiliaire de vie scolaire et pas de Sessad : L’État doit indemniser une jeune fille et ses parents parce qu’il n’a pas respecté les décisions de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Cette condamnation, rendue par le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, n’est pas une première… Et sans doute pas une dernière, vu les dizaines de milliers de personnes sans solution.

 

Photo : Benjamin Griveaux sur France Infos

Mylène, auxiliaire de vie « veille au grain »… Adolescente et enceinte : la double peine.. Sortir de « l’enfer du djihad »…

  • Chaleur : les personnes âgées en danger : Alors qu’une forte vague de chaleur s’abat sur le pays cette semaine, il faut attentivement surveiller la santé des personnes âgées. Pour cela, les auxiliaires de vie veillent au grain. Il n’est pas encore 11 heures ce matin, mais la température avoisine déjà les 30°C à l’ombre, et presque autant chez Blanche, une vieille dame. Son auxiliaire de vie vient la voir le plus souvent possible afin de veiller à ce qu’elle ne souffre pas trop de la chaleur…(reportage vidéo France 3)
  • Adolescente et enceinte: la double peine. Le drame de cette lycéenne de 15 ans qui a accouché en secret et abandonné le corps de son bébé dans un égout a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. Beaucoup de haine et peu de compassion. Comment aider ces jeunes filles confrontées à une grossesse précoce ? Entretien avec Anne-Claire Jambon, chef du pôle Femme-Mère-Enfant au CH Dron à Tourcoing où une équipe dédiée accompagne ces adolescentes esseulées. Décryptage. (Nord Eclair)
  • Chantilly : « quand on a vécu l’enfer du djihad, on ne peut que fuir » : Deux ans après leur arrivée à Nogent, Basem, Krissilda et leur fille Angelina s’installent dans la cité pour enfin ouvrir la première page de leur « seconde vie ». L’Oise, terre d’accueil des réfugiés syriens. En 2016, 155 Syriens ont fait une demande d’asile pour être hébergés dans les trois départements de l’ex-Picardie. L’Oise étant le plus grand département de l’ancienne région, le département compte une soixantaine de réfugiés syriens. Que ce soit des personnes issues du camp de migrants de Calais. Mais aussi des familles venues directement de Syrie. (Le Parisien)

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  • Société numérique : « Les collectivités doivent moins organiser que stimuler et réguler les nouveaux services». Voici un article qui me semble bien indiquer que l’ubérisation  des services en tout genre est en marche. « Les technologies numériques ne font pas que dématérialiser ou automatiser des services publics. Ainsi, le cabinet Roland Berger estimait, dans une étude récente, que 3 à 8% des postes d’agents de la fonction publique d’Etat (40.000 à 110.000 postes) pourraient être affectés à court terme par l’automatisation, c’est-à-dire par la numérisation. Sont principalement concernés les personnels administratifs et techniques, les secrétaires administratifs, les contrôleurs et techniciens ainsi que les ouvriers de catégorie C. Des profils que l’on retrouve à l’identique dans les collectivités territoriales ». (La Gazette)

 

photo : Issue du reportage vidéo de France 3 qui montre le travail de Mylène Larouzière, auxiliaire de vie.

La clinique en service social.. La protection de l’enfance demande protection.. Des travailleurs sociaux « à bout de souffle »..

  • « La clinique en service social : l’évolution de notre cœur de métier ». L’ANAS publie avec ce numéro de la Revue Française de Service Social une série d’articles qui traite de l’accompagnement social individuel conduit par les assistants sociaux. L’aide à la personne est en effet au cœur de nos interventions. Le sommaire et 6 pages d’articles sont à télécharger ici. Vous trouverez dans ce numéro des apports théoriques mais aussi des expériences en cours qui montrent l’évolution actuelle de la pratique professionnelle.
  • La protection de l’enfance demande protection : « Vous êtes là pour nous protéger, mais vous ne pouvez même pas vous protéger vous-mêmes » . Formulé par une jeune du foyer d’accueil d’urgence départemental des Hauts-de-Seine, ce constat résume l’impuissance du personnel de l’établissement. Une partie de l’équipe a constitué le collectif ASE92 pour lancer une pétition le 29 mai dernier et pousser les autorités de tutelles à prendre les décisions qui s’imposent. Elle décrit depuis un an une situation qui se dégrade, la violence qui monte et les arrêts maladie qui se succèdent sans systématiquement provoquer des remplacements. Lien Social vous oriente aussi vers une pétition à lire et à signer

  • Seine-Saint-Denis. Les salariés du pôle solidarité à bout de souffleConfrontés à de nombreux postes vacants et à un « management méprisant », les agents du conseil départemental s’inquiètent de la dégradation de leurs conditions de travail et d’accueil du public dans l’un des départements les plus pauvres de France. À l’Aide sociale à l’enfance (ASE), par exemple, ce ne sont que des gestions de situations dans l’urgence. Les professionnels n’en peuvent plus et s’inquiètent des effets psychologiques sur les enfants qui leur sont confiés. il est aussi question dans cet article d’une possible fermeture de dix-huit PMI du Département.

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« Seuls les morts ne demandent pas l’asile »: à Paris, Marseille, Calais, Reims.. Des centaines de migrants sont dans le délaissement le plus total.

Le Défenseur des droits dénonce une nouvelle fois les conditions de vie inhumaines que subissent les exilés à Calais. Tous les points d’eau ayant été supprimés, les migrants ne peuvent pas se laver, ni même boire. Se laver et boire de l’eau est leur principale demande. Des atteintes aux droits fondamentaux d’une exceptionnelle et inédite gravité ont été constatées. La volonté de ne plus voir de migrants conduit à ce que plus aucun abri ne soit toléré : les personnes – entre 500 et 600 selon plusieurs informations croisées – dont des mineurs, dorment à même le sol, quelles que soient les conditions climatiques, parfois avec un sac de couchage donné par les associations. Ils disent être traqués jour et nuit dans plusieurs sous-bois de la ville. Les migrants ne peuvent dès lors plus dormir, ni même se poser ou se reposer et restent constamment sur le qui-vive. Ils sont visiblement dans un état d’épuisement physique et mental. Lire la suite

La grosse fatigue du travailleur social.. Vous connaissez ?

A la veille de l’été, voici un sujet qui ne peut laisser indifférent. La fatigue au travail ou la fatigue  provoquée par une forme d’hyperactivité est une réalité qui concerne beaucoup de travailleurs sociaux. Les symptômes sont connus des médecins mais nombreux sont aussi ceux qui pensent que la fatigue (de leur collègue) est la petite sœur de la paresse.  Finalement être « fatigué » est plutôt mal vu au travail.  Mais quelles en sont les caractéristiques en travail social et sans doute dans d’autres domaines ? Lire la suite

« Même la poste se paie sur le social ».. Manif à Angers pour les associations de protection de l’enfance.. Un toit pour apprendre..

  • Même la Poste se paye sur le social… : Tout se paye ma p’tite dame, même l’attention du facteur, à en croire la nouvelle offre de service du groupe La Poste : «Veiller sur mes parents». Derrière cet intitulé bienveillant, un produit destiné à rompre l’isolement des personnes âgées. Moyennant un abonnement de 39,90 euros par mois, avec une promotion de lancement à moitié prix, le facteur prendra dix minutes de son temps pour discuter avec une personne âgée une fois par semaine. Face à cette proposition commerciale, l’association spécialisée dans l’accompagnement des personnes âgées isolées « les petits frères des Pauvres » dénonce la marchandisation d’une souffrance sociale.
  • Protection de l’enfance. À Angers, 1 800 salariés défilent dans la rue : Objet du litige qui les oppose au Conseil Départemental : les conséquences de l’appel à projets mis en place par le Département, et « la crainte de voir une politique d’austérité démanteler le réseau des associations », affirment les organisateurs. «Votre affaire est nationale, elle va s’imposer partout en France», s’inquiète un salarié de la Vienne s’adressant aux Angevins. Il était accompagné d’une trentaine de ses collègues, qui voit d’un mauvais œil l’arrivée d’opérateurs « low cost » au sein de leur département.
  • Un toit pour apprendre :  De nombreuses familles sont mal-logées. Leurs enfants voient ainsi leur scolarité perturbée : pas facile d’apprendre quand on est dans un hôtel borgne ou à la rue. A Toulouse, ce matin, une action s’est déroulée devant le Collège Fermat à l’entrée des collégiens, et un petit-déjeuner a été servi aux manifestants, pour dénoncer la situation de familles condamnées aux squats ou menacées d’expulsion. 

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  • Airbnb veut faciliter l’accueil de réfugiés : En proposant aux particuliers d’offrir des hébergements gratuits par avance aux réfugiés, Airbnb espère permettre l’accueil de 100.000 personnes en cinq ans.  Le site de location touristique chez les particuliers vient de lancer Open Homes. Les personnes qui souhaitent héberger temporairement (et gratuitement, contrairement au fonctionnement habituel du site) des réfugiés peuvent s’inscrire, en précisant leurs capacités d’accueil (nombre de personnes, profils auxquels le logement correspondrait le mieux), les périodes disponibles (fréquence, durée d’hébergement) etc.  

Ils ont décidé de ne plus travailler.. Un mineur fait condamner le Conseil Départemental (Marseille).. Un « Handigite » pour les vacances..

  • Ils ont décidé de ne plus travailler : « Jeunes, éduqués et lucides, ils ont choisi de braver une norme sociale fondamentale : ils ne bossent pas et ils l’assument. Même s’il faut manger des pâtes et compter ses amis »… Et vivre avec le RSA ce qui fait réagir les lecteurs de cet article publié par le magazine les Inrocks. Cet article invite à réfléchir sur ce que devient notre société du travail et de consommation…
  • Marseille : un mineur à la rue fait condamner le Conseil Départemental. Mohammed Khan, jeune Bangladais de 17 ans, assure dormir depuis plus d’un mois devant la gare Saint-Charles, comme nombre d’autres jeunes étrangers isolés. Or, en tant que mineur non accompagné, il aurait dû être mis à l’abri par les services de l’Aide sociale à l’enfance, une prérogative du Conseil départemental. Le juge du TA a exigé que Mohammed Khan soit hébergé par le Département « dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ».
  • Les toutes premières vacances d’une famille dans un « handigîte »  Avant de se rencontrer, Franck et Gwenaelle ont eu chacun de leur côté un enfant né avec une maladie génétique, le syndrome de Williams-Beuren, qui provoque une légère déficience mentale. Ils se sont lancés dans le projet « handigîtes » pour offrir un séjour clé en main à des familles ayant des enfants en situation de handicap mental.

  • Protection de l’enfance : « Il faut poursuivre la dynamique interministérielle »Le Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE) vient d’écrire au Premier ministre pour recevoir des assurances sur la poursuite de son travail engagé voici 6 mois. Le CNPE plaide pour un vrai engagement interministériel et sera vigilant sur le suivi de certains engagements. Les explications de Michèle Créoff, vice-présidente du CNPE. (TSA)

et aussi

  • Emmaüs se lance dans le e-commerce solidaire : Le mouvement a 350 points de vente en France et, désormais, une boutique en ligne « avec ses valeurs ». Emmaüs France a créé le « Label Emmaüs » et n’hésite pas à se comparer aux géants du web comme Price Minister, Amazon ou E-Bay lorsqu’ils parlent de leur offre mais avec un petit plus, Label Emmaüs est solidaire puisque le service fait partie du mouvement.

 

Photo : gratisography

Numérique et travail social en 4 questions…

J’ai récemment été interrogé par la Gazette des Communes sur les impacts du numérique pour les travailleurs sociaux. Ce fut un long échange avec la journaliste ( plus de 2 heures au téléphone). Au final, elle a sélectionné 4 questions 1. Quels sont aujourd’hui les usages numériques des travailleurs sociaux ? 2. Quelle place occupe l’outil informatique dans les relations avec les usagers ? 3. Les travailleurs sociaux peuvent-ils malgré tout tirer profit de la digitalisation ?4. Les informations des usagers sont de plus en plus numérisées. Est-ce un danger ?  voici les réponses que la journaliste a retenu de cet échange. Je me suis appuyé sur des témoignages récents et réactions des collègues de secteur lors d’une rencontre ANAS à Paris.  Certaines sont un peu « remontées » contre cette numérisation à marche forcée qui les met en difficultés notamment  lorsqu’il s’agit de gérer des dossiers complexes. voici ce dont j’ai pu témoigner… Lire la suite