Aisne : les 35 heures obligatoires des allocataires RSA / Les jeunes de 18 à 24 ans auront-ils le RUA ? / Isère : les travailleurs sociaux veulent des moyens

Le conseil départemental de l’Aisne vote pour que les bénéficiaires du RSA consacrent 35h/semaine à leur réinsertion

« Les bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) vont devoir consacrer 35 heures hebdomadaires à leur projet de réinsertion. La proposition avait été effectuée par Nicolas Fricoteaux, le président UDI du Conseil départemental de l’Aisne, le 21 février dernier lors de sa rencontre avec le président de la République Emmanuel Macron à l’Elysée, dans le cadre du grand débat national. Quatre mois plus tard, la voilà donc votée par le conseil départemental de l’Aisne ».  Ce plan baptisé « Aisne Actif Plus » mobilisera en 2019 3 millions d’euros et 35 actions concrètes (d’insertion sociale) de plus explique France 3. Le PCF s’agace et rappelle que l’Aisne compte 56.000 personnes sans emploi et qu’il y a actuellement 2346 offres d’emploi disponibles sur le site Pôle Emploi de ce Département. Les Départements voisins tels l’Oise dépensent plus pour l’insertion des allocataires et n’en font pas état. L’Aisne souhaite agir dans 2 directions : « Accompagner plus longtemps les jeunes confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance » et « Développer une stratégie d’insertion efficace, durable, garante d’une meilleure intégration dans notre société ». Si l’intention est louable, les moyens pour y parvenir et la façon d’agir et de communiquer restent à interroger. (lire l’article de France 3)

Revenu Universel d’Activité (RUA) : les scénarios d’extension aux jeunes de 18 à 24 ans

Selon le journal « Les échos » Le gouvernement étudie la possibilité d’étendre le futur Revenu Universel d’Activité  (ex RSA) aux 18-24 ans. Le rapport Lenglart prévoit la possibilité pour les jeunes de toucher en propre le revenu universel d’activité ou bien un «supplément» pouvant intégrer les bourses étudiantes. Cette ouverture aux 4,75 millions de jeunes qui n’ont pas droit au RSA aujourd’hui, si elle se produit, risque d’être très coûteuse à moins d’être soigneusement encadrée. Près de 1,3 million de jeunes adultes ont un niveau de vie suffisamment bas pour prétendre au RSA, dont 800.000 étudiants. Le deuxième rapport de Fabrice Lenglart, rendu en juin à Matignon mais non rendu public, fournit plusieurs scénarios pour circonscrire ce risque. Si ce « RUA jeunes » est mis en oeuvre, il y a de fortes probabilités que le dispositif soit très limité avec des restrictions importantes comme cela est le cas pour le « RSA jeunes » ou encore les mesures de protection « jeunes majeurs » de plus de 18 ans. (lire l’article des Echos)

En Isère, les travailleurs sociaux réclament plus de moyens au département

Des éducateurs, des assistants sociaux, des éducateurs spécialisés, des infirmières puéricultrices… Une centaine de travailleurs sociaux a envahi l’hôtel du Département lors de la séance du conseil départemental  vendredi dernier. Des associations étaient là également. Ils venaient des quatre coins de l’Isère pour réclamer plus de moyens et dénoncer des conditions de travail qui se dégradent. « Il est vraiment temps que le Département réagisse, on est trop mal et on n’arrive plus à protéger les enfants. Des enfants qui nous révèlent des faits incestueux, qu’on a pas la capacité d’aller voir pour les soutenir… On a pas le temps de faire des visites médiatisées… On laisse des gamins de trois ans ne pas voir leurs parents pendant des semaines parce qu’on a pas les capacités, parce qu’on a plus le temps ! » Pour Jean-Pierre Barbier, président du Département,« C’est surprenant, car aujourd’hui on va voter une amélioration du régime indemnitaire pour l’ensemble des agents du Département. Or les revendications ne portent pas sur les revenus mais (comme pour les urgences) sur les moyens humains nécessaires pour mener à bien les missions de protection et d’aide. (lire l’article de France 3)

et aussi

Décryptage du rapport de la Mission sur les morts violentes d’enfants au sein des familles

Une analyse de Laurent Puech et de Guy Le Calonnec : « Un enfant est tué par l’un de ses parents tous les cinq jours ! » Cette information, largement diffusée depuis la parution du rapport de la Mission sur les morts violentes d’enfants au sein des familles est plus que préoccupante. Ce rapport se devait d’être évalué par des travailleurs sociaux. Les auteurs sont allés vérifier les chiffres et comme ils le disent eux même « ce n’est malheureusement pas une fausse information mais bien une triste réalité ». Mais au delà cette réalité, c’est la façon de l’analyser qui est à interroger : « C’est la partie la plus faible du rapport : biais rétrospectif massivement à l’oeuvre, mise en forme des présentations de situations semblant responsabiliser un professionnel parfois jusqu’à l’absurde, omission des contextes de travail pour aller vers des responsabilités seulement personnelles… » Bref il faut à tout prix trouver un responsable à défaut d’un coupable (lire l’article et télécharger ici l’analyse du rapport et de chacune de ses propositions)

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre. 

Photo : Pixabay 

 

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