A sujet des informations de cette semaine… Quand un service public mobile accueille la détresse des administrés

Vous avez été très nombreux à lire et partager les informations de cette semaine avec 13.645 visites en 4 jours pour le seul article traitant de la souffrance des éducateurs et éducatrices de la protection de l’enfance. C’est un peu exceptionnel avec aussi  3886 visites  pour l’article  » Protection de l’enfance : en guise de réponse à l’article de la Croix » qui a aussi beaucoup été partagée. Ces 2 articles issus de témoignages de plusieurs collègues sont largement commentés sur Facebook notamment. Il semble que ce qui est décrit dépasse largement le champ du travail social. D’autres professions (souvent dans les services publics) rencontrent les mêmes souffrances, ce qui est assez inquiétant. Le blog a reçu 25.203 visites cette semaine, ce qui me parait beaucoup. Merci de vos partages.

Je n’ai pas eu le temps de vous parler cette semaine de ce reportage que j’ai trouvé voyeuriste et qui m’interroge beaucoup : Il a été diffusé lors du journal de 20heures de France 2. Il nous montre un homme qui pleure car il ne sait plus comment faire depuis la mise en place de l’e-administration : « Auprès d’internet, j’ai rien du tout, je fais par téléphone, quand… quand j’arrive à avoir quelqu’un et c’est compliqué » aussitôt la conseillère en rajoute une couche « ils sont perdus, ils ne savent pas où aller, ils ne savent pas qui demander. Ils viennent et on essaye de faire au mieux pour répondre aux questions ».

Plus loin une femme précise : « on est bien gentil de nous dire que vous pouvez tout faire sur internet, mais essayez de transmettre 15 feuillets sur internet en étant dans une petite commune où vous n’avez pas du gros débit, vous n’arrivez pas à envoyer une multitude de documents… » alors on fait comment a-t-on envie de demander. Ce bureau mobile me parait vraiment une réponse adaptée car il répond à un réel besoin.

Je suis un peu désolé de constater cette détresse filmée et la réponse de cette professionnelle qui nous montre qu’ « il y a eux et nous », eux les exclus du numérique et nous les inclus à l’aise dans la maitrise des outils et de la législations sociale. Cette compassion me dérange, elle me gène. Ce n’est pas comme cela que je vois une intervention sociale. Je me demande si un travailleur social diplômé aurait accepté que cette scène soit filmée de la sorte. A moins que la professionnelle ait été « piégée » ne sachant pas ce qui allait advenir.

En tout cas ce reportage est révélateur d’un réel problème et ce bus de service public mobile me parait une réponse adaptée à cette réalité d’isolement du monde rural.

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