Des MECS en intérim ! / Ségur social : le message de Salvatore Stella / CAF : toujours des retards / Retours de manifs…

Protection de l’enfance : des maisons d’enfants gérées entièrement par des société d’intérim

Un article de Mariette Kammerer dans la Gazette Santé Social nous apprend que 2 départements, le Calvados et la Mayenne ont confié depuis plusieurs mois à une société d’intérim la gestion d’un foyer pour enfants. Du provisoire qui dure. Ce tournant libéral pour le moins surprenant et inquiétant est une réponse trouvée face aux difficultés de recrutement. Les syndicats sont inquiets et ne comprennent pas pourquoi les associations traditionnelles du secteur n’ont pas été retenues. D’autant que vue « l’urgence, la complexité des situations confiées, et de la prime de précarité versée aux intérimaire, le prix de journée accordé à l’entreprise prestataire est dans ces deux départements « plus élevé » que celui versé aux associations ».

L’intérim en protection de l’enfance est devenu une tendance lourde, écrit la journaliste. Alors que le recours ponctuel à des intérimaires est fréquent pour des remplacements ponctuels de personnels. Mais cette fois-ci c’est la totalité de la structure qui est concernée. L’entreprise d’intérim, Domino Assist’M est une structure privée spécialisée dans le montage de projets urgents, mais aussi du recrutement de salariés intérimaires dans le domaine du médico-social.

La Mecs ouverte en juin 2021 en Mayenne concerne 12 enfants de 6 à 12 ans. Ce sont, comme certains disent désormais couramment, « des cas complexes »  qui mettent en difficulté les assistants familiaux selon les propos du Président du Conseil Départemental de Mayenne. Dans le Calvados, il est mis en avant « l’explosion des informations préoccupantes » suite au confinement de 2020. (Cela a été quand même le cas un peu partout dans le pays).

Mariette Kammerer a aussi interrogé Philippe Véga, responsable de service dans un foyer de l’enfance de Loire-Atlantique et membre du Gepso.  Il s’inquiète du « cercle vicieux » induit par l’intérim. « Quand un intérimaire est payé le double d’un éducateur permanent, alors qu’il ne connaît pas le projet de service et dérègle la dynamique de l’équipe, cela crée une rupture d’égalité salariale et plombe encore davantage l’attractivité du secteur », estime-t-il. Ne manquez pas cet article qui apporte d’autres précisions. (lire l’article de la Gazette Santé Social)

 


Un message de Salvatore Stella aux politiques, aux décideurs et les différents acteurs de la mise en place du Ségur

Je me permets de relayer le propos du président du Carrefour National de l’Action Éducative en Milieu Ouvert (CNAEMO). Publié sur Facebook, Salvatore Stella résume bien l’état d’esprit du moment.  Que nous dit-il ?

« Le Ségur et les 183€ promis dans le secteur social et médico-social patinent depuis plusieurs semaines… entre les oubliés (services généraux, administratifs et directions) et les éducatifs qui devraient l’avoir, mais en situation de blocage également faute d’accord dans le cadre de la branche… Des manifestations se font jour à nouveau dans le secteur sur l’ensemble du territoire national.

Il est grand temps que l’ensemble des décideurs, financeurs ou acteurs prennent leurs responsabilités (Gouvernement, État, Départements, Syndicats…) car le secteur social et médico-social est au bord de l’asphyxie ! L’horloge tourne… Des associations et des salariés sont en souffrances ou en difficultés. Il en va de la qualité des suivis et prises en charge des personnes vulnérables accompagnées !

Les promesses du 18 Février faites dans le cadre de la conférence des métiers doivent maintenant se concrétiser sans délais ! En tant que Président représentant et portant la parole d’un mouvement national dans le champ de la protection de l’enfance, le CNAEMO préconise l’unité et la responsabilité de tous :
– pour une concrétisation rapide du Ségur et la mise en place des 183 €.
– pour l’élargissement à tous les professionnels des secteurs concernés sans aucune discrimination !

Que dire de plus ?  (aller sur le compte officiel du CNAEMO)

 


À la Caf, les retards perdurent dans le traitement des dossiers

Une situation qui devient endémique ? Un article de l’AFP publié par Ouest France montre ce que subissent les allocataires de la CAF en attente de prestations qui leur sont dues.  Comme d’habitude, le directeur général assure que la situation est en voie d’amélioration. Plusieurs exemples permettent de comprendre la réalité : « Nolwenn, 24 ans, ne touche pas ses APL depuis un déménagement : « Depuis sept mois, j’essaie d’appeler : parfois on me dit que mon dossier n’est pas visible lorsque les agents se connectent pour vérifier, d’autres fois, on me dit qu’ils le voient, mais qu’il faut attendre. »

De nombreux allocataires font état de retards en particulier lors d’un déménagement ou changement de situation familiale. « Les retards varient d’une caisse à l’autre. Ils sont dus généralement à des anomalies informatiques qui perdurent depuis la réforme des APL. Cela n’empêche pas la CAF de multiplier les contrôles. Et comme un heureux hasard, là, il n’y a pas de retard.

Le journaliste de l’AFP a aussi interrogé Frédéric Neau qui est secrétaire adjoint de la section fédérale FO des organismes sociaux. Celui-ci explique qu’ « il est prévu 2 100 suppressions de CDI sur la période 2018-2022 pour un total de 36 000 agents ». Ceci explique peut-être aussi cela non ? (lire l’article de l’AFP publié par Ouest France)

 


Ne manquez pas non plus

Sans oublier la revue de presse des mobilisations des travailleurs sociaux mardi dernier

Les autres Infos sur la mobilisation des travailleurs sociaux avec GoogleNews

Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser.

photo créée par 8photo – fr.freepik.com

Partager

Articles liés :

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :