Social : alerte sur le manque de bras / Une politique du vieillissement à inventer / Santé mentale : un guide pratique

Les difficultés de recrutement de travailleurs sociaux atteignent un niveau inédit.

L’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss) mobilise cette semaine son réseau pour alerter sur les difficultés de recrutement dans ses secteurs d’activité à moins d’un mois de la Conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social, initialement prévue en janvier et reportée au 18 février en raison de la crise sanitaire, nous explique Dominique Greiner dans un édito.

Le rédacteur en chef à La Croix rappelle que la crise du travail social n’est pas nouvelle. Cela fait déjà plusieurs décennies que les professionnels de ce secteur s’interrogent sur le rôle et la fonction qui leur sont assignés. Leur métier a changé et, surtout, ils constatent un décrochage entre les budgets qui leur sont alloués et les besoins de personnes en situation de précarité dont le nombre ne cesse de croître. La crise sanitaire a certainement renforcé leur malaise. (Lire l’article édito de la Croix)

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Présidentielle 2022 : une « vraie » politique du vieillissement reste à inventer

Dominique Argoud Maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris-Est Créteil sait de quoi il parle. Il est par ailleurs président du conseil scientifique de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Son article publié par le site The Conversation explique que le vieillissement de la population n’apparaît pas comme un thème central de la campagne présidentielle. Il est vrai précise-t-il que « durant le quinquennat d’Emmanuel Macron, les deux réformes envisagées, l’une visant la refonte du système des retraites, l’autre l’instauration d’une politique de soutien au grand âge, ont été toutes deux abandonnées en cours de route ce qui est à même de refroidir bien des ardeurs ».

Le débat politique est focalisé sur les dépenses de protection sociale. Tout cela coute cher. Comment faire avec peu de moyens alors que la demande explose ? Cette situation aboutit à ce paradoxe : même si le corps électoral âgé est surreprésenté, avec une participation électorale augmentant continûment jusqu’à 75-80 ans : et qu’une partie des élus sont eux-mêmes âgés, comment se fait-il que le vieillissement ne soit pas au cœur de l’agenda politique ?

L’auteur nous explique qu’il existe en France une représentation sociale négative des plus âgés.  Il reste une politique du vieillissement à inventer.  C’est un vrai défi pour l’avenir. Comment redonner une place à part entière aux personnes vieillissantes, pas seulement en tant que bénéficiaires d’aides ou pour garder les petits-enfants ? Il faut encore et toujours sensibiliser la population sur ce sujet et ne pas le limiter à un débat budgétaire. (lire l’article de  Dominique Argoud)

 


Maisons de retraite : « Il y a des maltraitances dans tous les établissements », dénonce le président de l’AD-PA

Pascal Champvert, président de l’Association des Directeurs au service des Personnes Agées (AD-PA) n’y va pas de main morte et lance un pacé dans la mare sur France Info : « Le problème de fond, c’est qu’il y a des maltraitances dans tous les établissements et dans les services à domicile. » dit-il.

« Cette maltraitance systémique, elle est connue de tous. Il y a des rapports officiels qui la dénonce. Le problème, c’est que, comme ce sont les pouvoirs publics qui en sont à l’origine. Rien ne bouge. C’est le problème de fond sur lequel peuvent se greffer des comportements totalement dysfonctionnants, soit individuels, soit collectifs. Mais le problème de fond, c’est cette habitude qu’a pris la France de ne pas bien s’occuper de ses aînés, de maltraiter ses aînés ». L’association a prévu de présenter une plateforme à tous les candidats pour leur faire des propositions concrètes pour sortir de ce qu’elle nomme la maltraitance des aînés.  (lire l’article de France Info: )

 


Santé mentale: un guide de bonnes pratiques pour les premiers gestes

Un programme de formation venu d’Australie vise à mieux prendre en charge des patients qui vont mal et à les orienter au plus tôt vers les soins adaptés. En France, le ministère de la Santé commence à le développer.

Eric Favereau du journal Libération est allé y voir de plus près. Il compare cette formation dispensée en 2 jours à celle des premiers gestes enseignés lors des leçons de secourisme pour faire face aux urgences médicales.

Les malades mentaux peuvent être mal compris, mal traités, mis parfois de côté ou attachés avec des sangles aux urgences, faute d’avoir su décrypter un minimum leur situation clinique. Créé en Australie en 2001 par une éducatrice, qui a souffert elle-même de troubles psychiques sévères, et par un professeur de médecine, c’est un programme de formation simple qui se veut sans prétention qui a été adopté par 28 pays. Il se développe aujourd’hui en France (lire l’article de Libération)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

 

 

 

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