Un manuel de l’intervention collective / La pandémie fragilise les enfants pauvres / RSA et épargne : c’est possible !

Un manuel de l’intervention collective pour les travailleurs sociaux

Cyprien Avenel et Cristelle Martin ont coordonné un ouvrage qui intéressera tous les professionnels et étudiant(e)s qui souhaitent mettre en pratique des actions collectives en travail social. Il vient de paraitre à la Documentation Française et peut se trouver en librairie sans aucun souci. Il s’intitule « Manuel de l’intervention collective pour les travailleurs sociaux : des principes à l’action en faveur du développement social »

« Il parvient à clarifier et à rendre concret le rôle que peuvent jouer les travailleurs sociaux comme acteurs du territoire, mobilisant la citoyenneté active et les partenariats innovants afin de faciliter l’accès aux droits fondamentaux des personnes exclues ou vulnérables et de favoriser leur autonomie dans la société » écrit dans sa préface Brigitte Bourguignon ancienne présidente du Haut Conseil du Travail Social. (HCTS)

En effet, ce livre décline entre autre de multiples fiches pratiques qui avaient été élaborées lors que la précédente mandature du HCTS dans le cadre d’un groupe de travail ad’hoc. C’est une œuvre collective pilotée en son temps par Cyprien Avenel sociologue à la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) et par Cristelle Martin du Département des Charentes.

Cet ouvrage permet de mieux comprendre l’importance de l’agir collectif et propose là un outil simple et accessible qui remet à l’honneur un mode d’intervention historiquement essentiel, mais  mis de côté et parfois oublié pour des raisons qui s’expliquent bien. Je suis ravi que cet ouvrage ait pu paraitre. Un guide utile. Je ne peux que vous conseiller de vous le procurer. On en reparlera… ( Le manuel de l’intervention collective pour les travailleurs sociaux)


Comment la pandémie fragilise les « enfants pauvres »

Vanessa Stettinger et  Marie Danet  toutes deux maîtresses de conférences à l’Université de Lille (l’une en psychologie, l’autre en sociologie) signent toutes deux un article intéressant paru sur le site The Conversation. Elles rappellent d’abord qu’en France « la pauvreté des enfants est définie, encore aujourd’hui, à partir de celle des parents. La mesure la plus utilisée est celle de la « pauvreté monétaire »  alors qu’il y en a bien d’autres.

Elles rappellent aussi que l’indicateur de pauvreté en condition de vie se construit à partir du ménage, et non à partir des enfants, et il ne tient pas compte des besoins spécifiques aux enfants. Certains critères propres à la pauvreté des enfants sont ainsi sous estimés. Ainsi par exemple « les enfants confrontés à la faim de façon chronique sont ainsi plus vulnérables au développement de problèmes de comportements (anxiété, agressivité, impulsivité, inattention), avec des répercussions sur les apprentissages et la réussite scolaire ».

Les deux auteures  expliquent (entre autres) que les effets de la pandémie  a favorisé une augmentation des violences intrafamiliales, exposant ainsi les enfants à des situations à risque pour leur bien-être physique, psychique ainsi que leur développement à long terme. Nous avons pu voir aussi comment ces enfants ont été nombreux à avoir des difficultés concernant le suivi scolaire à distance avec le manque d’équipement informatique ou l’absence des personnes aptes à les aider dans le suivi scolaire, avec le risque de creuser les inégalités…. (Lire l’article de  The Conversation)


Manche : radiés du RSA parce que jugés « trop riches », la justice leur donne raison

Voilà une info qui risque d’alimenter les trolls des réseaux sociaux !  Le tribunal administratif de Caen a donné gain de cause à 4 allocataires du RSA de la Manche, qui avaient été radiés en raison d’une épargne trop importante selon ce Département. Les élus avaient fixé un seuil d’épargne  à ne pas dépasser de 23.000 euros.

Cette décision départementale d’imposer un seuil vient selon les juges à fixer « des conditions, des critères ou des montants plus restrictifs » que ceux des textes relatifs au RSA, et notamment du code de l’action sociale et des familles. Le tribunal a vu dans cette pratique une « méconnaissance » de plusieurs articles de ce code, « qui ne prévoient la prise en compte ni de la valeur des capitaux détenus par l’intéressé, ni d’un seuil de capitaux » à partir duquel le droit au RSA ne serait plus possible.

La rédaction de la presse de manche a joint l’avocat qui défend les personnes qui avaient engagé ce recours : une quinzaine d’autres dossiers de ce genre, vont être jugés dans le courant de l’année. Cette décision qui fait jurisprudence pourrait intéresser plus d’un demandeur (lire l’article de la Presse de la Manche)


Les pratiques émergentes des professionnels du travail social dans le contexte de la crise sanitaire

Désolé, c’est complet ! Le Défenseur des droits, en partenariat avec Le Média Social, animera le jeudi 15 avril, de 9h30 à 12h30, une webconférence sur le thème « Les pratiques émergentes des professionnels du travail social dans le contexte de la crise sanitaire ». Un focus particulier est posé en direction des jeunes. C’est une initiative de Claire Hédon et son équipe de permanents qui ont invité Emmanuel Jovelin, Titulaire de la Chaire du travail social et de l’intervention sociale au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et  Marie-Paule Cols, Personne qualifiée Haut Conseil en Travail Social (HCTS), Coordinatrice du rapport interministériel piloté par le HCTS « Le travail social au défi de la crise sanitaire ».

Une deuxième table ronde verra les participations de Daniel Agacinski, Délégué à la médiation, Alice Tallon, Chargée de mission Jeunes-Justice, à la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), Maria Luisa Macieira, Porte-parole de Cause Majeur !, coordinatrice de la politique d’accompagnement des jeunes à SOS Villages d’Enfants, Séverine de Montredon, animatrice de la communauté de l’innovation publique territoriale d’un Centre communal d’action sociale et Yannis Panassié, Directeur adjoint de la Mission locale de la Ciotat. Enfin un 3ᵉ temps d’échange présentera le  Guide pratique à l’usage des intervenants de l’action sociale, publié par le Défenseur des droits en avril 2020 en collaboration avec l’UNAFORIS (Chloé Altwegg-Boussac).

La web conférence affiche complet alors qu’elle était limité à 500 participants.


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Photo : Brigitte Bourguignon, Cristelle Martin et Cyprien Avenel lors de la présentation des travaux du groupe « développement social » en juin 2019

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