Plan pauvreté : quel bilan ? / Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent / L’interdiction des distributions alimentaires

Plan pauvreté : quel bilan, deux ans plus tard ?

Il y a deux ans pile, l’exécutif lançait son plan à 8 milliards d’euros sur 4 ans, pour mettre fin au « scandale de la pauvreté ». Alors que la crise sanitaire et sociale est passée par là, quelles avancées et quels coups d’arrêt dans sa mise en oeuvre ?  Claire Chaudière journaliste à France Inter fait le point sur ce qui a avancé et ce qui est à l’arrêt.

Les avancées : ce sont les petits déjeuners dans les cantines pour 100.000 élèves. Le « bonus mixité » pour encourager les crèches à accueillir des enfants de familles défavorisées  et (en étant optimiste) l’obligation de formation jusqu’à 18 ans, pour les décrocheurs scolaires sortis des radars – cela doit débuter en ce mois de septembre avec les missions locales

Toujours en construction le « service public de l’insertion » mais ça n’avance pas vite du tout

à l’arrêt : le Revenu Universel d’Activité, avec ce projet de fusion de plusieurs minima sociaux. C’est à se demander s’il ne va pas être abandonné. Cela s’explique aussi par le fait qu’il n’y a plus de portage politique du plan pauvreté.

…Et que deviennent des 6 axes du plan de formation des travailleurs sociaux ?

(lire l’article de France Inter)

Les Français les plus riches s’enrichissent, les plus pauvres s’appauvrissent

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le très sérieux Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Dans sa dernière enquête sur les revenus des Français le verdict est sans appel : les inégalités de revenus se sont accrues en 2018. Cet appauvrissement est dû principalement à la baisse des allocations logement.

Le Journal Ouest France tourne le couteau dans la plaie en précisant que la hausse des inégalités est une tendance récente car, comme le relevait l’Insee dans son « Portrait social » de novembre 2019, les inégalités de niveau de vie ont fortement diminué de 1975 jusqu’au début des années 2000.

Dans un registre plus percutant que celui de l’Insee, Ouest France indique que l’ONG Oxfam révélait, dans un rapport rendu en janvier dernier, que la France compte aujourd’hui 41 milliardaires, soit 4 fois plus qu’avant la crise de 2008. Et que 7 d’entre eux possèdent plus que les 30 % des Français les plus pauvres. Oxfam révélait également que l’allègement de l’ISF et la mise en place de la flat tax coûtent 4 milliards par an aux recettes de l’État. (lire l’article de Ouest France)

Il est urgent que la distribution alimentaire par les associations soit à nouveau permise à Calais

Un communiqué de 6 associations (Amnesty, la Cimade, Médecins du monde, le Secours catholique, Médecins sans frontière et la Fédération des acteurs de la solidarité – FAS ) rappelle urgemment qu’il faut que  « les autorités françaises reviennent sur leur décision d’interdire la distribution de nourriture par les associations humanitaires à Calais alors que le ministère de l’Intérieur a interdit depuis le 11 septembre toute distribution gratuite de boissons et denrées alimentaires.

« Dans le contexte actuel de crise sanitaire, les personnes et associations qui viennent en aide aux exilés ont un rôle essentiel. La décision du Ministre de l’Intérieur est une nouvelle démonstration du harcèlement dont font l’objet les défenseurs des droits des migrants dans la région. »

Chaque président ou directeur d’association ajoute son point de vue dans ce communiqué que vous pouvez lire sur le site de la FAS (ex FNARS)

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Photo : freepik  master1305  @master1305

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre. (Merci à elle !)

 

 

 

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