La protection de l’enfance perturbée dans plus de 100 pays / Le plan « un jeune une solution » / Aider à la rentrée des adolescents

La COVID-19 perturbe les services de protection de l’enfance dans plus de 100 pays

Les services de prévention de la violence et d’intervention ont été fortement perturbés durant la pandémie de COVID-19. Les enfants se sont retrouvés exposés à un risque accru de violence, d’exploitation et d’abus, selon une enquête mondiale réalisée par l’UNICEF.

136 pays ont participé à cette enquête d’impact socio-économique portant sur la riposte à la COVID-19. 104 d’entre eux soit plus des trois quarts ont fait état d’une perturbation des services de prévention et de protection face à la violence faite aux enfants. Environ deux tiers des pays, parmi lesquels l’Afrique du Sud, la Malaisie, le Nigéria et le Pakistan, ont déclaré qu’au moins un de leurs services avait été gravement touché. C’est dans le sud et le centre de l’Asie ainsi qu’en Europe de l’Est que l’on note la plus forte proportion de pays concernés par ce type de perturbation. (

Plus de la moitié des pays ont évoqué des perturbations dans la prise en charge des cas, dans les services de signalement et dans les visites à domicile effectuées par les travailleurs sociaux et les agents de protection de l’enfance auprès des femmes et des enfants exposés aux abus. L’enquête révèle par ailleurs que les programmes de prévention de la violence, l’accès des enfants aux autorités chargées de la protection de l’enfance et les lignes nationales d’assistance ont également été ébranlés dans de nombreux pays. (lire le communiqué de l’UNICEF)

Plan jeunes, insertion des publics éloignés de l’emploi : de nouveaux décrets publiés en août pour affronter la crise

Le site en ligne la Banque des territoires Localtis présente les derniers décrets concernant le plan « un jeune une solution ». Ils viennent d’être publiés au Journal officiel, et sont issus de la loi du 30 juillet 2020 de finances rectificatives pour 2020. Les voici :

  • Aides à l’emploi d’alternant : Le décret du 24 août (n° 2020-1085) fixe l’aide accordée aux employeurs de salariés bénéficiaires d’un contrat de professionnalisation.
  • Soutien aux alternants : Pour tenir compte de la crise de l’emploi qui frappe les CFA au portefeuille en raison du système du coût-contrat, un autre décret du 24 août (n° 2020-1086) organise la prise en charge financière des coûts du cycle de formation lorsque l’apprenti n’a pas encore trouvé d’employeur, sur six mois
  • Aide à l’embauche pour les moins de 26 ans : il s’agit de stimuler l’emploi des jeunes diplômés, avec le décret du 5 août (n° 2020-982). Il institue lui une aide de 4.000 euros à l’embauche des jeunes moins de 26 ans pour les CDI ou CDD d’au moins trois mois.
  • Emploi : soutien aux champs du handicap et de l’insertion. Le gouvernement a également annoncé 300 millions euros d’aides exceptionnelles pour les structures d’insertion par l’activité économique et les entreprises adaptées. Les demandes d’aide devront être adressées d’ici le 30 septembre prochain. Par ailleurs la liste des entreprises adaptées retenues pour expérimenter le CDD tremplin – un contrat de travail de deux ans devant favoriser l’insertion de personnes handicapées – a été mise à jour dans un arrêté du 31 juillet.    (lire l’article de Localtis)

Comment gérer la rentrée scolaire avec des adolescents ?

C’est la question à laquelle tente de répondre sur le site « The Conversation » Christine Cannard Docteur en Psychologie du développement, de l’enfant et de l’adolescent, chercheuse au Laboratoire de psychologie et neurocognition, INSERM, Université Grenoble Alpes (UGA) .

Pas si simple nous dit-elle : en France, plusieurs articles de presse ont témoigné des réactions des adolescents face au confinement imposé par le gouvernement, souvent entre ennui, frustration et déprime. Au Québec, une étude a montré également deux niveaux de vécu de cette situation. Certains adolescents témoignaient d’une forte dépression ou anxiété et d’autres se disaient soulagés, heureux d’échapper à la pression scolaire et de profiter de retrouver un peu de temps pour eux ou leur famille.

Que peuvent faire les adultes ?  Dans un premier temps, face à la diversité de ce que tout un chacun a entendu, vu, lu, il est impératif de libérer la parole, en groupe classe, ou en entretiens individuels pour les plus fragiles, l’important est que chacun puisse dire ce qu’il sait de l’épidémie, ce qu’il a ressenti pendant le confinement et le déconfinement.

Dans un deuxième temps, il faut expliquer. L’adulte doit apporter une explication sur les différentes informations véhiculées avec les derniers chiffres officiels à l’appui. Il doit également apporter une explication rassurante sur les comportements humains qui sont « normaux » dans une situation de crise. (lire cet article fort intéressant sur le site The Conversation)

 

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre. Merci à elle

photo 23  freepik

 

 

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