La morale est-elle dépassée ?

On entend souvent un refrain récurrent se plaignant de la perte généralisée des valeurs. A tort.

Des chercheurs de plusieurs universités de Suisse et des Etats-Unis ont mené une bien étonnante expérimentation : disperser 17.000 portefeuilles dans 335 villes de 40 pays différents, contenant une carte permettant d’identifier le propriétaire, afin d’évaluer le comportement des personnes qui les trouvaient.

Les résultats surprendront les plus nostalgiques d’une morale soi-disant en perdition. Plus les portefeuilles contenaient une somme importante d’espèces, plus ils furent rapportés : dans la proportion de 40 % quand ils étaient dépourvus d’argent, de 51 % quand il y avait l’équivalent de 11 € en monnaie locale et de 72 % quand cette somme se montait à 83 € !

Une honnêteté qui perdure

Cette démonstration va à l’encontre de tous ces discours qui jugent notre société de plus en plus pervertie. On nous rabat les oreilles sur l’enfant-roi, sur l’individualisme envahissant, sur la montée inexorable des égoïsmes qui seraient sources de tous nos maux. Certes, l’articulation entre le sujet et sa communauté d’appartenance, longtemps favorable à la seconde s’est largement rééquilibrée au bénéfice du premier. Tout un chacun revendique d’exister pour lui-même, refusant de se laisser dicter sa conduite par une vision étriquée et
puritaine du bien et du mal. Mais, manifestement, pas au détriment du sentiment de probité, qui résiste à toutes les mutations sociétales.

Cet article fait partie de la série « un été avec Jacques Trémintin » que je vous propose en juillet et en aout avec l’aimable autorisation de son auteur que je remercie (Article paru dans le n°205 du Journal de L’Animation (janvier 2020) A retrouver sur www.tremintin.com)

 

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