Un appel aux assistantes sociales de secteur / Confinement : des milliers de français dans la précarité / Aides à domicile : à quand des primes COVID ?

Un appel en direction des assistantes sociales de secteur : A vous d’agir maintenant !

« A vous d’être la voix de la disssidence » Thérèse Gallot-Tenneroni, aujourd’hui en retraite, a été assistante sociale en polyvalence de secteur puis encadrante.  Elle explique, sur le site de Lien Social, que face aux responsables qui semblent découvrir l’exclusion, les assistantes de service social ont une connaissance approfondie du terrain qui leur permet d’apporter leur propre expertise. S’appuyant tant sur la définition que l’ONU en 1962 a donnée du travail social que sur l’exemple des « pionnières » ou encore sur les travaux de la conférence internationale du travail social réunie à Séoul en juin 2016, elle exhorte les professionnel(le)s à être « voix de la dissidence ».

Les assistantes sociales ne doivent pas se limiter à accompagner les plus fragiles, continue-t-elle : « il vous faut dire, il vous faut faire remonter ce que voyez, ce que vous entendez, ce que vous constatez de là où vous êtes, du fait de votre mission, de votre fonction, de votre rôle qui vous met en contact avec les personnes en difficulté et ce, sur tout le territoire »

 Thérèse Gallot-Tenneroni ne fait pas qu’exhorter. Elle propose des outils.

  •  Un exercice de pensée : « analyser simultanément les causes immédiates et plus lointaines d’une part ; puis d’autre part d’en analyser les effets, les conséquences ».
  •  Une démarche : du bas vers le haut, car « attendre une démarche d’en haut me semble vaine et elle porte le risque d’une démarche technocratique ».
  •  Une restitution : « convaincre vos responsables départementaux de la pertinence de votre démarche pour que ceux-ci la portent ».
  • Une recherche d’appui : l’ANAS, les centres de formation, les chercheurs, AFFUTS, le Haut Conseil du Travail Social (HCTS)

«C’est un appel grave comme le veut la situation actuelle. A vous de jouer maintenant : les cartes sont dans vos mains» conclut-elle

(lire son texte en trois temps sur le site de Lien Social : Appel 1, Appel 2 et Appel 3 )

Le confinement a fait plonger des milliers de Français dans la précarité

Les associations caritatives voient le nombre de personnes en détresse financière grimper depuis le début du confinement explique le Figaro. Elles redoublent d’efforts pour aider ces populations à se nourrir et à vivre décemment.

«Plus d’un million de personnes ont reçu l’aide du Secours populaire depuis le début du confinement», indique Sébastien Thollot, secrétaire national de l’association. Les bénévoles ont vu de nouveaux visages franchir les portes des associations précise la journaliste Marie-Liévine Michalik

« Ceux qui étaient dans la précarité ont basculé dans la pauvreté et ceux qui étaient limites sont passés dans la précarité »   précise la présidente du Secours Catholique Véronique Fayet. La première demande a été alimentaire. Les revenus ont baissé ou disparu et les cantines scolaires ont fermé.  (lire l’article du Figaro)

Certains départements ont décidé de verser des primes Covid

La mobilisation des travailleurs sociaux contre le Covid-19 sera-t-elle enfin récompensée, au-delà des établissements pour personnes âgées ou handicapées financés par l’Assurance maladie ? se demande Olivier Bonnin dans le Média Social. En attendant des mesures nationales, toujours attendues par des fédérations, deux conseils départementaux, au moins, ont pris les devants : Le Nord et l’Essonne.

Le conseil départemental du Nord souligne qu’il « regrette vivement » que le gouvernement ne verse pas de prime aux professionnels de l’aide à domicile… Pourtant il « ne peut se résoudre à l’oubli de ces personnels qui se sont engagés quotidiennement pour limiter les drames liés à la pandémie ».

le département de l’Essonne a également choisi de soutenir l’aide à domicile, un secteur « fortement impacté par la crise sanitaire »…/..  Avec des primes « d’un montant maximal de 1 000 € brut, sur des temps présentiels (hors télétravail) », prévues « pour 102 Saad et versées à l’attention de 2 550 personnes, sur la paye de juillet » (lire l’article du Média Social)

et aussi

Aude : « angoisse », « souffrance » et « risques psychosociaux » pointés à la sauvegarde de l’enfance

La parenthèse du confinement n’a pas effacé les difficultés de certaines structures et le mal être des salariés face à un management défaillant. Dans l’Aude; Salariés, CGT et CFDT dénoncent les conditions de travail et l’absence de dialogue dans une structure qui, depuis octobre 2019, est sous la responsabilité d’un directeur délégué

L’Association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence de l’Aude (ADSEA 11) est empêtré dans un gouffre financier à hauteur de 800 000 € de déficit cumulé explique le journal l’Indépendant.  Dans un mouvement de soutien face à un salarié menacé de licenciement, les travailleurs sociaux dénoncent un manque de communication, un climat « délétère » où l’on « tape sur ceux qui revendiquent que du sens soit apporté à nos missions ».

Dans le viseur, un « management descendant » où le dialogue est porté disparu, un « isolement des gens sur le terrain », et la « pauvreté de l’accompagnement technique ». Entre démission d’un chef de service, arrêts maladie à répétition ou sollicitations en série de la médecine du travail, les effets sont bien là. (lire l’article de l’Indépendant)

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Photo : Freepik master1305 @master1305

 

Sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

Cette revue de presse a été rédigée en partie  par mon collègue Tom Léducspé… Merci à lui pour ce coup de main 

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