Le « raz le bol » des travailleurs sociaux de Paris.. Le mythe de la pseudo « France des assistés ».. Attac contre les « social impacts bonds »..

  • Les travailleurs sociaux de la ville de Paris manifestent face au manque de solutions pour les précaires. Un article du Monde pour comprendre ce qui se passe (extraits): « La mobilisation est exceptionnelle pour ces 1 000 fonctionnaires peu syndiqués et peu habitués à faire grève, tant ils répugnent à pénaliser les plus précaires qu’ils sont chargés d’aider. Ces soldats du social, en première ligne sur le front de la pauvreté qui s’aggrave, étaient venus témoigner leur ras-le-bol devant la charge de travail qui s’alourdit avec un public de plus en plus nombreux et en grande difficulté sans que les effectifs suivent. …/… C’est aussi la pression du chiffre : fournir toujours plus de statistiques, justifier chaque tâche qui exaspère. …/… « On oriente une famille vers une association, il faut le dire au logiciel ; on obtient un colis alimentaire, il faut remplir les cases. Autant de temps à nourrir les logiciels qu’on ne passe pas à écouter et à comprendre ! », témoigne Deborah, assistante sociale dans le 14e arrondissement ». Le syndicat SUPAP FSU de la DASES précise : « Avec près de 90% de grévistes dans certains services et plus de 300 personnes réunies à midi devant la salle Olympes de Gouges (où se tenait la journée des intervenants sociaux), le mouvement de grève des Services Sociaux Polyvalents (SSP) et Permanences Sociales d’Accueil (PSA)du 8 décembre est une réussite ».
  • Comment démonter le mythe de la pseudo « France des assistés » ?   En 2013, la fraude aux cotisations sociales patronales – que les employeurs doivent payer à l’État – a coûté entre 20 et 25 milliards d’euros à la France. 70 fois plus que la fraude aux prestations sociales, qui s’élève à 350 millions d’euros ! L’évasion fiscale est, elle, cent fois supérieure s’il on prend en compte l’une des estimations les plus basses. Pourtant ce ne sont pas les patrons fraudeurs ni certaines grandes fortunes qui tentent de ne pas contribuer à l’impôt à la hauteur de leurs revenus qui sont le plus pointés du doigt… Mais bien souvent celles et ceux qui bénéficient de la solidarité nationale. Au mieux ce serait des assistés, au pire des paresseux, voire des fraudeurs. La vidéo ici vous apporte les arguments qui rétablissent certaines vérités.. 
  • Attac alerte sur les dangers représentés par l’extension du domaine de la finance au travail social : La signature le 24 novembre dernier, par l’Etat, des deux premiers « Social Impact Bonds » (SIB, ou CIS pour « Contrats à impact social ») mobilise l’association. Ces contrats consistent à faire financer des programmes sociaux par des investisseurs privés qui seront remboursés par l’État si les objectifs ont été remplis, après évaluation de l’action par un expert indépendant. Attac indique que ces contrats vont aboutir au pillage de la collectivité publique au bénéfice du privé lucratif. Le privé n’étant ni plus efficace, ni plus efficient que le public, comme l’ont montré des rapports de la Cour des comptes ou de la commission des lois du Sénat sur les PPP, les CIS seront à terme beaucoup plus coûteux pour la collectivité puisqu’il faudra rémunérer les intermédiaires financiers, les évaluateurs et les investisseurs…

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  • Belgique :  « Derrière le travailleur social, il y a une solitude structurelle »Anouar, le sans-abri, est mort. Derrière ce décès, il y a un travailleur social qui doit aussi vivre avec cette absence. Continuer son travail, trouver du sens, y croire… Mais cette fois, c’est trop. Du coup, les mots sortent. Dans L’Odeur, la pièce de l’auteur et metteur en scène Rémi Pons, le travailleur raconte sa volonté de tenir malgré un quotidien désespérant qui voit 500 personnes mourir dans la rue chaque année en Belgique.

 

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