RSA : les limites du « bénévolat » sous contrat.. La galère pour les tutelles et curatelles.. Un amendement stupéfiant à l’assemblée..

  • Les limites du bénévolat sous contrat : Retoquée par le tribunal administratif sous sa forme initiale, l’idée de lier le Revenu de solidarité active (RSA) à la réalisation d’heures de bénévolat a été approuvée à l’unanimité des élus départementaux du Haut Rhin, moins la socialiste Marie-France Vallat. Pour assurer le cadre juridique, la mesure sera finalement intégrée dans les contrats d’engagements réciproques (CER) « librement consentis par les bénéficiaires ». L’opposition  demande aussi ce qui se passera si les candidatures sont plus nombreuses que les offres. Elle pointe enfin le risque de concurrence vis-à-vis des entreprises d’insertion, notamment pour des travaux communaux qui relèvent des espaces verts…
  • Tutelles, curatelles: juges débordés, familles désemparées Dans une certaine indifférence, 700.000 personnes vulnérables vivent en France sous tutelle ou curatelle. Étrillé dans un récent rapport, le manque de suivi de ces mesures, faute de moyens, laisse un goût amer aux familles comme aux juges. Dossiers qui s’empilent sur les bureaux des juges et des greffiers, familles tutrices ou curatrices qui ont l’impression d’être «abandonnées»… Le constat est sans appel pour ceux qui veillent sur les intérêts d’un proche âgé ou handicapé, alors même qu’une réforme était censée simplifier les mesures.
  • Un amendement stupéfiant à l’Assemblée : Un amendement a été voté lors de l’examen de la loi égalité et citoyenneté. Dans le but – louable – de lutter contre les trafiquants de drogue. Il autorise le bailleur qui en fait la demande à résilier le contrat de location « lorsque le locataire ou l’un des occupants du logement a fait l’objet d’une condamnation » pour trafic, vente, achat ou usage de drogue, en vertu des articles 222-34 à 222-39 du Code pénal. Bref, cette expulsion concerne non seulement l’auteur du délit, mais aussi sa famille qui a le malheur de vivre avec, ou ceux qui l’hébergent ! « C’est-à-dire les parents et les enfants qui n’ont pas été condamnés et n’ont donc pas à voir avec le trafic ou la consommation, mais qui subiront de plein fouet la sanction de l’expulsion », alerte l’association Droit au logement (DAL), qui y voit une entorse aux principes fondamentaux du droit.

et aussi

  • Les travailleurs sociaux « à la recherche du second souffle », c’est le thème d’un colloque qui s’est tenu jeudi dernier au Palais universitaire de Strasbourg, en présence de Brigitte Bourguignon,  présidente du Haut Conseil du travail social. Le programme lui-même a été construit sur la base de rencontres, tout au long de l’année, avec des travailleurs sociaux de divers établissements de l’association Caroline Binder en Alsace, du Territoire de Belfort, de la Fondation Saint-Jean et de l’Institut protestant de Saverdun, en Ariège.
  • Des assistants sociaux prêts à entrer dans l’Histoire : Un appel vient d’être lancé pour réaliser un « dictionnaire biographique du service social ». Pour y évoquer les grandes figures de la profession, tous les souvenirs et documents sont les bienvenus. Il est vrai que les historiens, pour leur part, s’intéressent encore peu aux services sociaux.

 

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