Question écrite sur l’architecture des diplômes du travail social

La sénatrice de Loire Atlantique Michelle Meunier a posé une question écrite au gouvernement sur les projet de refonte des diplômes en travail social. Voici le texte de son interpellation en direction de Madame  Ségolène Neuville. Cette question fait suite à sa rencontre avec le Collectif Etusocial Nantes, qui lui a fait part de ses inquiétudes et des attentes des étudiant-e-s et des professionnel-les du secteur.

 » Mme Michelle Meunier attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion au sujet du rapport voté le 15 décembre 2014 par la commission professionnelle consultative du travail social et de l’intervention sociale (CPC) intitulé « Métiers et complémentarités – architecture des diplômes du travail social ».

Instance de consultation créée en 2002 et placée auprès du ministère des affaires sociales, la CPC a notamment pour rôle de formuler des avis et des propositions sur la création, l’actualisation ou la suppression des diplômes professionnels mentionnés au code de l’action sociale et des familles. Le 20 décembre 2013, cette instance a souhaité lancer une réflexion sur le cadre éventuel d’une nouvelle architecture des diplômes de travail social.

Cette réflexion a été confirmée par une lettre de mission adressée en juillet 2014 à l’animateur des travaux en question, lui demandant, ainsi, de contribuer à la construction d’un plan d’action qui suivra les « états généraux du travail social ». Voté par la CPC le 15 décembre 2014, ce rapport a suscité l’inquiétude de nombreux travailleurs sociaux, qu’il s’agisse d’étudiants en formation, de professionnels ou de formateurs.

À l’initiative d’organisations professionnelles, une mobilisation nationale a d’ailleurs eu lieu le 12 décembre 2014. Les interrogations portent sur les deux axes suivants. Un socle commun aux différentes formations en travail social (assistants sociaux, éducateurs de jeunes enfants et éducateurs spécialisés notamment) existe déjà depuis la mise en application de la réforme du système européen de transfert de crédits (ECTS). Aller plus loin dans ce sens, risquerait de mettre à mal la pluridisciplinarité nécessaire du secteur du travail social et l’identité de chaque métier.

En outre, la réduction – à deux ans au lieu de trois – du temps de formation réduira de fait la durée des stages pourtant indispensables à ces formations en alternance, dont l’utilité et la plus-value sont unanimement reconnues. La réduction du temps de formation risque également d’entraîner une « déqualification » des métiers alors que les situations rencontrées sur le terrain par les professionnels sont de plus en plus complexes. La volonté des étudiants et professionnels mobilisés serait plutôt de reconnaître à « bac + 3 » (et non « bac + 2 » comme c’est actuellement le cas) les diplômes de travailleurs sociaux dont les formations sont d’une durée effective de 3 ans.

Dès lors, elle lui demande quelles sont les suites qu’elle souhaite donner à ce rapport et quelles sont les perspectives de réformes envisagées par le Gouvernement.

Elle souhaiterait également l’interroger sur la manière dont elle entend associer au mieux les associations et organisations représentatives des professionnels et étudiants mobilisés afin de répondre à leurs inquiétudes et d’échanger avec eux sur les éventuelles évolutions de l’architecture des diplômes du travail social ».

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