Suppression des Départements : où mettriez vous le social ?

Nous ne savons pas si le projet de réforme territoriale ira à son terme et si les Départements un jour disparaîtront. Mais on ne peut que rester sans voix face à un oubli de taille en ce qui concerne un domaine d’intervention que l’on voit mal réorganisé au sein des régions ou encore au sein des communautés d’agglomération : L’action sociale et le travail social Départemental ? Mais où vont-ils aller ? 

S’il est relativement simple de gérer un transfert de compétence pour les routes, les collèges, ou encore le tourisme et le développement économique, c’est une autre paire de manche quand il s’agit de transférer la gestion du RSA ou encore la protection de d’enfance… Ces 2 secteurs d’intervention des travailleurs sociaux n’intéressent personne : Pensez donc, ça coûte cher et c’est plein de risques. Aucun élu n’a envie de se « coltiner » la misère ou la violence du quotidien des enfants ou des femmes victimes de maltraitances. Les personnes âgées à la rigueur, oui, là il y a un champ « porteur » bien que  le financement de l’APA et la solvabilisation de nos anciens n’est pas sans poser de problèmes avec la démographie qui nous annonce un « crash » budgétaire dans les années qui viennent.

L’association nationale des directeurs d’action sociale et de santé (ANDASS) a étudié différents scénarios.

Les directeurs n’ont d’abord pas retenu la création d’agences régionales du social à l’images des ARS pour la santé. Ce système fonctionne pour la gestion d’établissements qui gèrent des prestations de soins (hôpitaux, cliniques, maisons de retraites …) mais le problèmes est qu’il faudrait pour le travail social créer des établissements qui n’existent pas (Imaginez un centre de « protection de l’enfance » ou de l’insertion : nous irions vers un émiettement des missions par population

Un autre scénario consisterait à confier tout ce qui relève de la famille aux Caisses d’Allocation Familiales. Le reste allant dans les centres communaux d’action sociale (CCAS) : Cette solution serait viable : l’approche serait un partage des publics. Mais cette solution ne semble pas satisfaire l’ANDASS. Au final, la préférence de l’association va dans une toute autre direction : des politiques sociales « organisées pour être adaptées aux bassins de vie ». Mais là se pose la question des déséquilibres de territoires notamment entre des zones urbaines telles les agglomérations et les zones rurales assez dépeuplées et dotées de peu de moyens.

Vous l’avez compris une forme de partage « à la découpe » des différents domaines de l’action sociale parait bien difficile à mettre en oeuvre sans risque de créer de nouvelles usines à gaz, ou pire des entités spécialisées dans des domaines sans vision globale des réalités vécues par a population. Une organisation par « bassin de vie » permettrait sans doute de garder une pratique globale du travail mais encore faudra t il créer de toutes pièces des administrations qui s’articulent les unes avec les autres. Ce qui reviendrait à créer de nouveaux échelons territoriaux. et il faudra bien qu’un système démocratique fonctionne pour articuler des politiques locales. Si nous sommes sur des territoires trop petit, nous aurons à faire avec de multiples « Tartarins de Tarascon » ces personnage très importants qui font la loi dans leur microcosmes locaux.

Au final, faut il vraiment toucher aux Départements ? Cela n’est pas évident….

photo : Stuart Farrell « In question »  Prise le 27 mai 2013 Certains droits réservés

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