13 réflexions au sujet de « protection de l’enfance : ces informations préoccupantes qui nous préoccupent tant… ou la « logique du parapluie » »

  1. Article intéressante abordant la protection de l’enfance de manière intelligente, car la critique est constructive. Enfin heureux de pouvoir constater que le travailleur social reconnait que certains dans leur profession sortent leur parapluie pour se protéger au détriment d’aider véritablement les familles pour surtout ne pas faire porter le moindre risque à l’institution alors même que l’enfant n’a pas véritablement besoin d’une protection institutionnel et serai beaucoup mieux chez ses parents.
    Bravo, car cela donne un peu d’espoir aux familles d’un possible débat constructif pour l’avenir des enfants et mettre fin au déni et aux échanges stériles.

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  2. Je retiens cette phrase importante :

    Ainsi lors des séparations de couples et que des désaccords demeurent sur la garde des enfants, les parents font normalement appel au juge des affaires familiales. Mais voilà, lorsque la décision du juge ne convient pas à l’un des parents Celui-ci a compris qu’en alertant la cellule de recueil des informations préoccupantes de son Département et en arguant d’un risque lié au comportement de son ex conjoint ayant la garde ou lors des visites, il a là une possibilité d’espérer obtenir gain de cause.

    Voila commence le juteux business des placements.

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  3. la plupart des IP qui aboutissent concernent les mineurs qui sont réellement en danger, et quand je dis danger je parle de négligences lourdes, de maltraitance et d’abus sexuels. Tout système a ses dysfonctionnements, je vous l’accorde, toutefois les travailleurs contribuent à l’aide aux familles qui sont pour la plupart dans un état de détresse et de souffrance innommable. Et dont la plupart sont dans un déni, le plus total. Pour parler de mon expérience personnelle, j’ai rencontré des familles dont tout le monde leur disait sans détour qu’il ne pouvaient pas élever leurs enfants dans des conditions pareilles, les familles n’ont bien sur pas consulté pour leurs enfants, jusqu’à ce qu’un de leur proche fasse une IP et qu’ils tombent de haut, et la encore, ils ne comprennent pas ce qu’il leur arrive. Je comprends tout à fait que vous soyez désabusé par votre travail, mais je pense que ce dispositif a eu pour effets bénéfiques de libérer la parole, lorsque l’on sait que deux enfants meurent tous les jours sous les coups de leur parent, et qu’il arrive que des enfants soient maltraités des années durant, et ce avec la complicité passive de l’entourage.
    Bien à vous

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  4. Ce dont vous parlez, PSY 22, doit faire l’objet d’un signalement au parquet, en cas de danger avéré pour l’enfant, comme c’est le cas des mauvais traitements, abus sexuels,… Là nous parlons d’information préoccupante, ce n’est pas la même chose. Elle est effectuée pour des raisons parfois bien plus subjectives et fruit de l’interprétation de son rédacteur… Et pourtant elle enclenche une machine dans laquelle, trop souvent, la famille n’est plus au cœur des décisions qui seront prises pour l’enfant. Alors qu’en amont le travail d’accompagnement et de soutien concret n’a pas toujours été apporté et que le souci premier à été de « signaler ». C’est de cela que parle cet article et travaillant moi même dans le cadre de la Protection de l’enfance et pendant des années en foyer de l’enfance, je partage tout à fait cette analyse. Bien sûr le système de Protection de l’enfance est utile, mais il doit aussi se remettre en question car il est aussi vecteur de nombreuses dérives…

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    1. Oui, vous avez tout à fait raison. Il s’agit bien de l’information préoccupante en amont de tout signalement judiciaire. Environ une situation sur 2 et parfois plus ne sont pas avérées comme étant justifiées.. Bien évidemment lorsque le danger est reconnu et évalué comme tel, nous sommes alors dans ce que décrit par PSY22. En fait vos contributions sont complémentaires et ne se contredisent pas…

      merci à vous

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  5. La famille est-elle en droit de se procurer copie de l’information préoccupante et auprès de qui?
    Il s’agit ici d’une IP à l’initiative du CPE d’un collège. Après intervention pour évaluation de l’AS et que lecture en ait été faite à la famille, cette dernière en fait la demande à l’administration du collège en question et essuie un refus, bien que l’AS ait elle même conseillé aux parents d’en demander une copie.

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    1. Bonjour,

      Oui, la famille peut demander au président du Conseil Départemental (ex Conseil Général) d’accéder au document qui présente l’information préoccupante. Ce n’est pas l’établissement à l’origine de l’information qui peut le communiquer. La demande doit être formulée par écrit. Le document est vérifié par le service juridique afin que seules les informations concernant le demandeur soient communiquées et non pas celles concernant d’autres personnes.

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  6. Bonjour
    Je me permets de contredire le propos ci-dessus : notre enfant de 3 ans a fait l’objet d’une information préoccupante, par une personne qui ne le connait pas, bref, et nous avons fait la demande au conseil général pour obtenir une copie de cette IP. On nous l’a refusée, personne n’est autorisé à avoir copie de ce document.
    Bonne journée !

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    1. Bonjour,
      Un motif légitime peut justifier que vous n’ayez pas connaissance du contenu de l’information préoccupante. Notamment si cela peut porter préjudice à l’enfant ou au bon déroulement de l’enquête sociale (par exemple si l’information provient d’un membre de la famille connu de l’enfant ou que cela impacte le processus d’évaluation). En tout cas, il vous est possible une fois l’évaluation de votre situation réalisée, si celle ci, comme beaucoup d’entre elles, se traduit par un « sans suite », de porter plainte pour dénonciation calomnieuse afin de comprendre ce qui vous a été reproché (si c’est effectivement le cas). Une information préoccupante peut aussi avoir pour origine d’autres éléments que ceux mettant en cause un parent. Par exemple une évaluation peut être enclenchée alors que l’origine du désordre ou des troubles « dénoncés » ont une cause extérieure à la famille (école, famille élargie, environnement… ) Cela s’est déjà vu à de multiples reprises. En tout cas si vous vous estimez lésée dans vos droits vous pouvez consulter un avocat qui pourra vous éclairer et pourra demander à consulter le dossier. La finalité des services sociaux reste l’aide et la protection. Pas autre chose. Même si vous vivez quelque chose qui peut être perçu à mon sens comme assez violent. Ne connaissant rien de la situation je ne peux aller au delà mais seulement vous rappeler que vous avez certes des devoirs mais aussi des droits qui peuvent être entendus. C’est pourquoi un conseil d’avocat spécialiste du droit des familles me parait utile dans votre situation. En règle générale la première consultation est gratuite.

      Bien cordialement

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  7. Non, je confirme que le conseil général s’oppose à la transmission du texte sans motif particulier puisque j’ai été moi même objet d’une ip pour mon fils qui pesait alors moins de 2 kilos, j’ai le record.
    Par suite, j’ai demandé mon dossier médical à l’hôpital qui a généré ce soupçon de mauvais traitements futurs probables. ils sont très psychologues, mais pas très sérieux et ils m’ont transmis le texte de l’ip…
    Trop fort…

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